La chambre criminelle de première instance de la Cour d'appel de Casablanca a présenté ce mardi à Jonathan Harroch, propriétaire du groupe de salles de sport City Club, des procès-verbaux portant sur l'analyse de vidéos et de publications comportant de lourdes accusations d'abus sexuels et de violences visant des employés. L'accusé a nié ces allégations, en attendant la convocation des témoins. Parmi les pièces présentées devant l'accusé, figure un procès-verbal de constat et d'analyse portant sur des extraits vidéo et des publications. Il s'agit de la transcription d'une vidéo extraite d'un direct sur Instagram, dans laquelle une influenceuse rapporte des faits de menaces, de non-paiement de salaires et de pratiques sexuelles visant des employées, sur la base de témoignages d'utilisateurs du réseau social. Parmi les témoignages cités figure celui d'une personne qui déclare qu'« une femme est partie avec lui et a passé la nuit avec lui, puis n'est pas revenue le lendemain, pensant être devenue 'madame', mais il l'a abandonnée ». D'autres témoignages rapportés indiquent que l'accusé exploiterait des employées et qu'en cas de refus, elles se trouvaient « sans salaire » et « renvoyées ». Le document rapporte les propos d'une personne affirmant que « des hommes et des femmes vont avec lui ». Selon le procès-verbal, il est notamment affirmé dans cette vidéo que l'intéressé « ne paie pas les salaires des employés, ainsi que ceux des agents de nettoyage et de sécurité privée ». Jonathan Harroch est accusé, toujours selon la même source, de ne pas faire de distinction entre femmes mariées, divorcées ou célibataires. « Celles qui lui plaisent sont prises en charge par un intermédiaire qui leur réserve un hôtel, après quoi le patron vient les rejoindre », y est-il indiqué. L'accusé dans cette affaire a nié les faits qui lui sont reprochés, ainsi que le contenu des procès-verbaux. Il a déclaré que les accusations portées par ces femmes sont infondées. Il a également été interrogé sur la réception d'images à caractère indécent pour lesquelles il n'a pas porté plainte. Il a expliqué recevoir plus de 800 messages par jour, incluant des photos et des informations envoyées par des utilisateurs, précisant que ces images provenaient de femmes travaillant dans la prostitution, via WhatsApp ou l'application de rencontres Tinder. Il a ajouté que son numéro de téléphone est largement accessible en raison de ses activités, puisqu'il gère des salles de sport et des restaurants. Il affirme que les femmes qui lui envoient des images « ne l'ont pas fait à sa demande » et qu'il « ne les connaît même pas ». La chambre criminelle de première instance de la Cour d'appel de Casablanca a décidé de reporter l'examen de cette affaire au 12 mai prochain, afin de convoquer les témoins et les parties civiles.