L'enquête du HCP fait ressortir une amélioration sensible du moral des ménages au premier trimestre 2026. L'indice gagne du terrain sur un trimestre comme sur un an, tandis que les anticipations sur le niveau de vie, l'emploi et l'épargne évoluent à des rythmes contrastés. L'Indice de confiance des ménages (ICM) s'est établi à 64,4 points au premier trimestre 2026, selon la Note de conjoncture auprès des ménages au 1er trimestre 2026, que vient de publier le Haut-commissariat au plan. Il progresse ainsi par rapport au trimestre précédent, où il atteignait 57,6 points, et se situe également au-dessus de son niveau observé un an auparavant, fixé à 46,6 points au premier trimestre 2025. Cette évolution intervient dans un contexte où plusieurs composantes suivies par l'enquête affichent des variations notables. Sont notamment mesurées la perception du niveau de vie, les anticipations relatives au chômage, la capacité d'épargne ou encore l'appréciation de la situation financière des ménages. Le niveau de vie en baisse Concernant l'évolution du niveau de vie au cours des douze derniers mois, 75,1% des ménages considèrent qu'il s'est dégradé. À l'inverse, 5,8% estiment qu'il s'est amélioré, tandis que 19,1% jugent qu'il est resté stable. Le solde d'opinion lié à cet indicateur ressort ainsi à -69,3 points, contre -76,5 points au trimestre précédent et -78,2 points à la même période de l'année passée. Pour les douze prochains mois, 45,1% des ménages anticipent une dégradation du niveau de vie, alors que 16,4% prévoient une amélioration. Une part de 38,5% s'attend, pour sa part, à une situation inchangée. Le solde correspondant s'établit à -28,7 points, après -46,3 points un trimestre plus tôt et -46,1 points un an auparavant. Le chômage attendu à la hausse S'agissant du chômage, 57,9% des ménages pensent qu'il augmentera au cours des douze prochains mois. En parallèle, 23,2% anticipent une baisse, tandis que 18,9% tablent sur une stabilité. Le solde d'opinion ressort à 34,7 points, contre 50,2 points au trimestre précédent et 73,4 points au premier trimestre 2025. L'appréciation de l'opportunité d'achat de biens durables reste, elle aussi, mesurée. 66,9% des ménages estiment que le moment n'est pas propice à l'acquisition de tels biens. À l'inverse, 15,9% considèrent que les conditions sont favorables, alors que 17,2% jugent la situation intermédiaire. Le solde relatif à cet indicateur s'établit à -51 points, contre -56,1 points le trimestre précédent et -72,4 points une année auparavant. Sur le plan financier, 59,9% des ménages déclarent que leurs revenus couvrent leurs dépenses. 37,5% affirment devoir s'endetter ou puiser dans leur épargne, tandis que 2,5% indiquent parvenir à épargner. Ces réponses traduisent les différentes situations budgétaires recensées par l'enquête au cours du trimestre. Une épargne difficile Pour les douze mois à venir, 12,1% des ménages pensent pouvoir épargner, contre 87,8% qui estiment le contraire. Le solde d'opinion associé à cette capacité d'épargne future ressort à -75,7 points, après -77,6 points au trimestre précédent et -82,3 points un an auparavant. L'évolution des prix alimentaires demeure également un indicateur fortement ressenti. 93,3% des ménages déclarent que les prix de ces produits ont augmenté au cours des douze derniers mois. Par ailleurs, 78,9% anticipent une nouvelle hausse sur les douze prochains mois. Abdelhafid Marzak / Les Inspirations ECO