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RSE... peut mieux faire
Publié dans Les ECO le 12 - 05 - 2011

Elles sont 36 entreprises dont le logo sera désormais flanqué du Label RSE de la Confédération générale des entreprises du Maroc. Un beau score ? Si le chiffre se veut encourageant pour certains membres de la commission du patronat octroyant ce visa, d'autres, constitués notamment d'experts qui sont en contact permanent avec les réalités du terrain, sont moins enthousiastes. Mais restons dans l'optimisme et applaudissons. Une standing ovation qui, aussi tonitruante soit-elle, ne pourrait certes pas occulter une réalité. S'il y a en effet un axe ou peu d'acquis qui sont encore notés dans le domaine de la Responsabilité sociale des entreprises, ce serait bien celui de la protection de l'environnement. Le risque est de taille : ce Label ne risque-t-il pas de devenir, à terme, un signe de «tendance» plutôt que la traduction d'une véritable prise de conscience ? D'autres labels ont bien existé dans le monde, mais n'ont rien empêché à sa destruction progressive due au boom des activités économiques. Peut-on encore parler de croissance verte et d'économie responsable au Maroc ? Où en sommes-nous par rapport à cet idéal ? Plusieurs experts, dont certains sont justement accrédités par la CGEM pour l'évaluation des entreprises candidates au Label, se sont prêtés au jeu – très sérieux – des questions-réponses. Là, les avis divergent. «Il est certain que la protection de l'environnement est encore loin d'être une réalité dans les activités du tissu entrepreneurial marocain. En général, les cas les plus concluants concernent surtout des filiales de multinationales, qui apportent avec elles cette culture de développement durable au moment de leur implantation», nous confie Ahmed Bajtit, expert au Groupement Organis, Trait d'Union & Dataland. Pour ce dernier, la faille se ressent surtout à partir du fait que le tissu entrepreneurial marocain est encore à une écrasante majorité constitué de PME. «Pour le segment particulier des PME marocaines, elles sont en effet beaucoup moins sensibilisées», poursuit Bajtit. Pour d'autres spécialistes du domaine, le tableau n'est pas aussi noir qu'on le croit. Ces derniers penchent plutôt pour un accompagnement renforcé de la part de l'Etat, qui pourrait servir de tremplin incitatif et aider les petites entreprises à faire le pas vers la compétitivité green. «Les choses évoluent certes très lentement en matière de protection de l'environnement dans l'entreprise, mais on peut espérer que dans les deux ou trois prochaines années cet aspect se concrétisera davantage. Le gouvernement, à travers l'Aderee par exemple, développe des programmes de soutien et offres au profit des PME», explique, pour sa part, Abdelkader Oukassou, consultant au Groupement Diorh, Fidaroc Grant Thornton & Eagle Engineering.
De la Charte à la pratique
Il faut tout de même reconnaître les efforts déployés par le patronat depuis 2009 sur le volet de la sensibilisation. Les hommes d'affaires ont même été plus rapides que les politiques, instaurant une Charte de responsabilité sociale, dans laquelle «la protection de l'environnement» est inscrite noir sur blanc. Pour Bajtit, le privé se devait d'aller vers le concret, au moment où les gouvernants s'emmêlent encore les jambes dans des stratégies et plans à valeur théorique. «On a beaucoup de volonté, mais la pratique est toujours décevante sur le terrain. Je pense qu'il faudrait dans ce sens, de la part des gouvernants, un programme d'actions fondé sur le concret et la cohérence», lance l'expert. Pour le détail, le volet environnemental de cette Charte est un ensemble de clauses engageant les entreprises signataires à «définir un cadre d'action dédiée à la protection du milieu naturel, prévoyant notamment l'amélioration des performances environnementales», nous rappelle Said Mouline, le président de la Commission développement durable de la CGEM. Les ambitions formulées par le patronat ne s'arrêtent pas là. La Confédération veut pousser ses adhérents à «réduire les consommations des ressources naturelles (eau, énergie, matières premières) et les émissions polluantes. Pour le moment, c'est une liste de huit nouvelles entreprises qui se sont vu octroyer, pour la première fois, le Label de la CGEM. Il s'agit notamment de deux filiales du groupe Cosumar (Cosumar SA et Surac), de deux filiales du groupe Holding Menara (Carrière et transport Menara, Menara Prefa), de la Compagnie minière de Guessama (Groupe Managem), de Gemadec, du groupe CMCP, ainsi que Tragem. De plus, trois autres entreprises ont bénéficié d'un renouvellement, après une labellisation de trois ans. C'est le cas d'Eramedic, Lafarge Ciments et Logimag.
Said Mouline : Président de la Commission développement durable de la CGEM.
Nous avons été très motivants, dès le début, avec la mise en place de cette charte de l'environnement. Il faut savoir que le contexte et l'ouverture économique obligent un peu l'entreprise marocaine à se mettre à niveau, environnementalement. Les implantations d'enseignes étrangères au Maroc sont devenues monnaie courante. Il nous fallait donc commencer à nous inculquer réellement cette culture de protection de l'environnement. Les retombées ne se sont d'ailleurs pas fait attendre. Pour les PME, par exemple, la plupart de celles qui composent les 36 labellisées ont mis en place des systèmes concrets de management, pour rendre leurs activités écologiquement responsables, sans être opposées à l'obstacle du financement. Ainsi, dans le court terme, ces mêmes PME pourront vite bénéficier des fruits de ces efforts, avec des factures d'énergie réduites, pour ne prendre que cet exemple. Pour les grandes entreprises, des fonds de soutien, comme le Fodep, sont justement destinés à les aider à faire le pas vers une production «propre».


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