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Francis Ford Coppola Rencontre avec le maestro
Publié dans Le Soir Echos le 09 - 12 - 2010

Approcher Francis Ford Coppola signe sans nul doute, pour un journaliste, la grande interview de sa carrière. Moment de vie important, plus particulièrement lorsque l'on a été nourri au biberon de son époustouflante œuvre, édifice fulgurant avec la saga des «Parrain», «Apocalypse Now», «Dracula» et dont on retient le premier volet du «Parrain», en particulier la séquence de fusillade qui terrasse Marlon Brando alors qu'il sort acheter des oranges. La scène est capitale et marque le début des sanglants et futurs affrontements entre les clans. Comme il est chargé d'émotion, ce début de matinée où votre téléphone sonne : «Bonjour Fouzia, c'est Imane. Tu vas être très contente, tu vas m'aimer ! Tu interviewes Coppola aujourd'hui à 16 heures à la Mamounia». Je suis évidemment très heureuse d'apprendre la nouvelle, d'autant que j'avais manifesté ma déception de n'avoir pu interviewer Costa-Gavras quelques jours auparavant.
Il est 13 heures. La salle des ambassadeurs du Palais des Congrès est investie par plus de 800 cents personnes, venues assister au master class de Francis Coppola.
Le grand homme, jovial, attentif, drôle, répond aux questions des étudiants des différentes écoles de cinéma au Maroc (une source proche de l'organisation me confie que le cinéaste a insisté sur cet aspect, souhaitant échanger avec la jeune école cinématographique du Royaume), ainsi qu'à d'autres en s'y attardant avec la plus grande générosité. Ce monument du septième art n'hésite pas à recommander à la jeunesse que lorsqu'on débute dans le métier, il est prudent d'avoir un emploi en parallèle afin de pouvoir vivre. Il évoque également l'importance du jeu des acteurs, primordial pour la réussite d'un film car «les seuls outils de travail des acteurs sont leurs propres personnes. Ils ne disposent pas d'un instrument, d'un stylo, d'un pinceau comme certains artistes.» L'assistance apprend aussi que Francis Ford Coppola n'est pas d'origine sicilienne mais napolitaine et que ses parents, immigrés de la première vague italienne, insistaient sur leurs racines étrangères, ce qui a inconsciemment marqué le réalisateur encore enfant.
16 heures. Hôtel La Mamounia. Je suis entourée de mes confrères représentant la presse nationale et internationale. Nous parcourons rapidement le hall de l'endroit chargé de beauté et d'histoire, je pense immanquablement à Alfred Hitchcock, Charlie Chaplin ou Youssef Chahine qui ont fréquenté le mythique hôtel. Nous empruntons un escalier et sommes de plus en plus impatients d'approcher l'interviewé. A mesure que nous approchons du salon où nous attend Francis Ford Coppola, l'émotion est palpable. Une porte s'ouvre enfin, le lieu rappelle le bar Ernest Hemingway au Ritz. Le réalisateur est confortablement installé au centre d'une table imposante, affichant un large sourire, celui rappelant l'affabilité du matin même. Nous nous présentons successivement, sa poignée de main n'est pas uniquement convenue mais chaleureuse. A notre tour, assis à ses côtés, nos questions débutent.
Francis Ford Coppola, tournera son prochain film à Istanbul, avec Matt Dylan. Il ne souhaite pas déflorer sur le sujet mais nous confie que l'idée lui est venue suite à un rêve. Alors que mes homologues insistent, et que le cinéaste les trouve «gonflés d'insister», je lui dis que s'il a besoin d'une assistante, je suis candidate ! Il me demande alors de quel pays je suis originaire : je lui parle de ma première vie en France et de la seconde au Maroc, de mes origines marocaine et algérienne. Il me confie que sa grand-mère est Tunisienne et que son fils se rend très souvent en Tunisie. Nous parlons ensuite de sa fille, Sofia, géniale cinéaste. Coppola nous explique qu'elle a toujours fait preuve d'écoute, de demande et d'observation. Il qualifie son cinéma de nouveau genre minimaliste, difficile à réaliser aujourd'hui, car la simplicité n'est pas un exercice facile. Je lui demande à quel moment de l'écriture de son premier scénario il l'a senti abouti : «Je voulais tout abandonner, je ne pensais jamais y parvenir». La demi-heure accordée touche à sa fin, nous le saluons et le remercions de cet impérissable entretien, belle leçon de générosité. Je lui offre mon dossier spécial Turquie, sur la caricaturiste turque Ramize Erer. Qui sait ? Peut-être sera-t-elle sa nouvelle héroïne…


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