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Roger Waite : « Il faut garder la tête froide »
Publié dans Le Soir Echos le 21 - 09 - 2011

Les Espagnols empêcheraient coûte que coûte la ratification de l'accord agricole entre le Maroc et l'UE. Pourquoi une telle hostilité ? Le point de vue de Roger Waite, porte-parole auprès de la Commission européenne.
Le porte-parole de la direction générale de la commission Agriculture au sein de la Commission européenne revient sur les enjeux de l'accord agricole Maroc-UE. Il estime que le Maroc a tous les atouts et reste optimiste quant à une ratification dudit accord.
Des groupes de pression en Europe, notamment des députés et la Fepex, freinent la ratification de l'accord agricole entre le Maroc et l'UE. La configuration actuelle du marché agricole européen montre que le Maroc n'y représente qu'une part minoritaire. Pourquoi une position aussi hostile ?
Il est exact que la proportion d'importations des produits du maraîchage ou des fruits ne représente – selon les cas – qu'une partie relativement modeste par rapport à la production totale de l'UE. Toutefois, pour certains produits, l'impact pourrait résulter de la concentration des importations marocaines sur certaines régions à des moments donnés ou l'impact sur la part de marché à l'exportation pour d'autres régions de l'UE. C'est pourquoi l'accord prévoit des mécanismes de sauvegarde et de concertation pour éviter d'éventuelles crises.
En ce qui concerne les réactions de certains syndicats agricoles, l'excès nuit en tout, mais ce n'est pas propre aux agriculteurs espagnols. La réaction des agriculteurs français, renversant des camions espagnols cet été, dénote une forte sensibilité de ce secteur, en crise. Il convient de garder la tête froide et de bien évaluer la situation ; c'est ce que tâche de faire la Commission dans ses discussions avec toutes les parties prenantes.
« Il s'agit d'une négociation d'égal à égal où les deux parties sont parvenues à un accord commercial équilibré. »
Sur quels arguments se sont basés les détracteurs ? Trouvez-vous ces arguments plausibles ?
Il s'agit d'un mélange d'arguments démagogiques et de craintes légitimes lorsque l'on ouvre son marché à un concurrent direct. N'oublions pas que 80 % des importations de l'UE en matière de produits agricoles concernent les fruits et légumes, rentrant en concurrence avec des régions comme Almeria, Valencia, Murcia ou les Canaries. Dès lors, il est normal que les syndicats agricoles espagnols défendent leurs intérêts et s'effrayent d'une libéralisation accrue qui pourrait menacer leur part de marché auprès des pays de l'UE.
Toutefois, l'accord n'est pas nouveau : de larges concessions tarifaires existaient depuis 2000, et les améliorations négociées par le Maroc ne font qu'entériner le flux du commerce existant.
Que représentent les exportations agricoles marocaines vers l'Europe ?
Cela dépend du produit. Par exemple, la situation des tomates marocaines sur le marché de l'UE n'est pas la même que celle des asperges marocaines. Les exportations agricoles du Maroc et de l'UE montrent un réel dynamisme chaque année avec une croissance annuelle de 10 %.
De plus, les échanges visent de plus en plus une complémentarité des produits. Toutefois, la balance agricole est défavorable à l'UE avec un déficit de 241 millions d'euros sur la moyenne 2008-2010.
Selon vous, l'accord agricole entre le Maroc et l'UE nuit-il vraiment à l'activité agricole dans certains pays de l'UE, comme l'Italie ou l'Espagne ?
D'une façon globale, l'accord permettra une ouverture aux exportateurs de l'UE sur un marché de proximité. Il permettra également, la continuité du développement du processus de diversification ainsi que la consolidation des flux de commerce existant pour le Maroc. Il s'agit dès lors d'un accord qui a ses avantages pour les deux parties. L'activité agricole est mise à concurrence de façon permanente dans un monde globalisé. L'UE est le premier importateur au monde, l'activité agricole n'échappe pas aux pressions extérieures, d'où qu'elles viennent. Pour les importations du Maroc, celles-ci sont encadrées pour les produis sensibles de l'UE dans le cadre de contingents tarifaires, le régime du prix d'entrée est maintenu, des clauses de sauvegardes existent dans l'accord et des foras de coopération existent pour éviter des perturbations graves des marchés.
Quelles ont été les conditions imposées par l'UE dans le cadre de cet accord ?
Aucune condition n'a été imposée sans discussions préalables. Il s'agit d'une négociation d'égal à égal où les deux parties sont parvenues à un accord commercial équilibré. Toutefois, en matière de mesures de sauvegarde ou de sécurité sanitaire et phytosanitaires, les parties se sont engagées pour une amélioration des dispositions existantes.
Est-ce que l'adoption par le Maroc de la loi sur la sécurité alimentaire a été bien perçue par la commission de l'Agriculture au sein du parlement européen ?
Je tiens à vous rappeler que la Commission européenne a préalablement présenté le résultat de ses quatre ans de négociations avec le Maroc aux Etats membres, en valorisant ce qui devait l'être, notamment la bonne voie engagée par le Maroc en matière de sécurité alimentaire.
Rappelons que le Conseil a approuvé à l'unanimité cet accord.
En revanche, l'examen par le Parlement européen au sein de la commission Comagri relève d'un autre exercice à la suite de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Dans ce cadre, la Commission s'efforce de transmettre le maximum d'informations aux parlementaires pour les aider dans leur tâche d'approbation de l'accord, notamment sur les dernières lois prises par le Maroc en matière de sécurité alimentaire.
Comment voyez-vous les perspectives de ratification de cet accord ?
Le Maroc est un partenaire stratégique de l'UE dans la zone Euromed, tant au niveau des échanges commerciaux que dans la dimension politique. Cet accord est une pierre à l'édifice de rapprochement des deux rives de la Méditerranée.


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