Pourquoi certains promoteurs de l'immobilier de luxe se sont retrouvés en difficulté et qu'en est-il pour Prestigia ? Sur le segment du luxe, il faut scinder les projets en deux. Tout d'abord il faut différencier les projets qui ont été lancés avant le retournement du marché en 2009 et les projets lancés après cette date. La chance qu'a eue Prestigia a été que tous ses projets ont été lancés après le retournement et que nous enregistrons des taux de commercialisation très encourageants et importants. Ensuite, le deuxième facteur à prendre en considération est la politique tarifaire. Or les projets qui ont connu des difficultés dans le haut standing sont essentiellement des projets qui avaient atteint des niveaux de prix très élevés. Les promoteurs ont alors vendu une partie du projet avant la crise. Après, ils se sont retrouvés bloqués : soit ils gardaient les prix très élevés et ils ne vendaient pas, soit ils baissaient les prix et les clients qui avaient déjà acheté avant la crise étaient mécontents. Il s'agit bien là de la pire des choses à faire. Chez Prestigia, nous avons commencé avec des prix inférieurs à 15 000 dirhams le mètre carré à rabat, par exemple. Nous sommes à 18 000 dirhams le mètre carré aujourd'hui. Egalement, à Marrakech, nous avons commencé à 18 000 dirhams le mètre carré, là nous en sommes à 21 000 dirhams. Donc malgré une hausse successive des prix, nous sommes loin des niveaux de 25 000 dirhams ou 30 000 dirhams qu'avait connu le marché juste avant le retournement. De ce fait, Prestigia ne connait pas la crise ! Depuis votre création, combien avez-vous vendu de logement et combien cela représente-t-il en termes de chiffre d'affaires ? En l'espace de trois ans, nous sommes à presque 6 000 clients sur les 27 000 logements que nous proposons dans le cadre de nos différents projets. Donc plus du quart de notre offre a déjà été vendue. Ceci représente l'équivalent de 18 milliards de dirhams. Sur ces 6 000 clients, quelle est la part de clients marocains ? La quasi-totalité. La demande locale représente environ 98 % de notre chiffre d'affaires. Vous savez, on ne le signale pas souvent, mais l'économie marocaine a connu, sur les 10 dernières années, une croissance de l'ordre de 7 %. Ce qui fait qu'aujourd'hui, vous avez une classe moyenne et une classe aisée qui se sont constituées avec un pouvoir d'achat conséquent et de réels besoins. Et c'est le cas notamment des autres secteurs. Le Maroc tire donc son épingledu jeu grâce à la demande interne. Pour revenir au cas de Prestigia, nous vendons tous les jours des logements à des Marocains pour des demandes réelles. Il s'agit de personnes qui cherchent des logements principaux. Nous avons également des offres pour des résidences secondaires et c'est également les Marocains qui les acquièrent. La demande est là, il faut juste la satisfaire. Comment satisfaire cette demande efficacement ? Il faut une offre bien adaptée à la demande nationale parce qu'aujourd'hui, il n'y a que les Marocains qui achètent. Et puis il faut une politique de prix bien réfléchie. Ceci avec un très bon rapport qualité-prix et une augmentation régulière des prix. De façon bien sûr à ce que les investissements réalisés par les clients soient des investissements rentables. Les prix de la première tranche doivent être inférieurs aux prix de la deuxième tranche et les prix de la troisième tranche doivent être supérieurs au prix de la deuxième… Et c'est là l'un de facteurs clés de succès. Prestigia dispose-t-elle d'une assiette foncière suffisante ? Le groupe dispose effectivement d'une assiette foncière importante. Nous achetons des terrains régulièrement. Sur Prestigia, nous avons une réserve qui nous permettra de développer nos 27 000 logements. Ainsi, nous avons ce qu'il nous faut pour les cinq prochaines années. Ensuite, quand nous arriverons à la fin d'un projet, nous anticiperons pour développer la réserve foncière. Mais le stock disponible nous permet de traverser plusieurs années sans inquiétude. Qu'en est-il des offres de financement de Prestigia ? Nous avons une convention avec la Banque populaire, très intéressante pour nos clients. En effet, les clients peuvent obtenir un financement à 100% de leur logement et avec un taux bonifié de 4,25 % sur une durée de 10 ans. A titre de comparaison, les taux bancaires avoisinent les 6 %. Nous sommes les seuls sur le marché à proposer de telles offres. Quelles sont vos prévisions de croissance pour l'année en cours ? L'année 2012 devrait être en croissance par rapport à 2011, qui elle-même était en croissance par rapport à 2010. Nous sommes en croissance sur les différents indicateurs, que ce soit les indicateurs de vente ou les indicateurs de production. Vous savez, Prestigia n'a que trois ans. Elle n'arrivera en phase de maturité que dans environ trois autres années. Bouskoura Golf City 200 millions DH de ventes en 2 jours ! Bouskoura Golf City, programme haut standing développé par Prestigia, a battu un nouveau record le week-end dernier. Les Domaines forestiers, nouvelle tranche de ce programme immobilier de luxe, ont été lancés le week-end dernier et le succès a été au rendez-vous. Composés d'une centaine de villas dessinées par l'architecte et l'artiste argentin Angel Taborda, Les Domaines forestiers se situent au cœur de Bouskoura Golf City. Ils se caractérisent par leur architecture atypique et par leur grande harmonie avec la nature environnante. Les espaces intérieurs sont à la fois clairement différenciés et continus avec l'extérieur pour créer un lieu de vie préservé et décloisonné. Quant aux volumes extérieurs, dont le dynamisme correspond au désir d'horizon de la maison, sont entièrement ouverts sur le jardin. Un concept qui a séduit les 700 personnes présentes samedi et dimanche derniers sur le site du programme. 40 villas ont en effet été vendues pour un chiffre d'affaires de 200 millions de dirhams. Il est à signaler que les prix de vente démarrent à partir de 3,9 millions de dirhams.