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Primé, Capharnaüm cloue le bec aux critiques | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 04 - 04 - 2012

La consécration de Latefa Ahrrare meilleure interprète féminine et meilleur costume pour Capharnaüm, à l'occasion de la 2e édition du Festival de la capitale du théâtre marocain à Rabat, organisée par la Fondation de la capitale des arts marocains en partenariat avec le ministère de la Culture et le Théâtre national Mohammed V, aura définitivement cloué le bec aux mauvaises langues. Dès les premières interprétations de la pièce Capharnaüm, adaptée d'un recueil de poèmes signés Yassine Adnane, et interprétée et mise en scène par Latefa Ahrrare, la critique d'une certaine presse avait soulevé la polémique du rapport au corps de l'artiste et du respect des bonnes mœurs, en publiant une photo de l'artiste sur scène, en maillot de bain.
Le slip-soutifs reconnu costume théâtral
Capharnaüm avait alors rebondi sur les colonnes de la presse nationale, au nom de la liberté d'expression et de la liberté artistique. Mais derrière ce tollé médiatique, loin de la polémique, Capharnaüm accueillait son public, de plus en plus nombreux et conquis par Latefa, cette actrice « jusqueboutiste » , engagée et sincère. Le phénomène Capharnaüm franchit même les frontières et Ahrrare, en tournée européenne, est primée au Festival de Borokhov du monodrame à Varsovie en 2010. Mais c'est en obtenant le prix du costume du Festival de la capitale du théâtre marocain, à Rabat, que Latefa Ahrrare aura fait la preuve à ses compatriotes que ses choix de costumes étaient bien artistiques, donnaient vie à des personnages et qu'il ne s'agissait pas là d'une provocation gratuite, comme l'ont rapporté ses detracteurs. « Les gens se sont focalisés sur le slip et le soutien-gorge dénudé. Ils ont cru que c'était du nu, mais non: c'est un costume théâtral qu'ils ont sorti de son contexte. Il faut venir voir le spectacle pour comprendre que le soutien-gorge et le slip sont voulus par le personnage. D'ailleurs, mon spectacle compte plusieurs constumes: le premier est un costume d'homme, que j'enlève ensuite. Je porte aussi une burka et une robe rouge », explique la comédienne avant d'ajouter: « Le plus Grand prix que je reçois à chaque fois c'est quand les spectateurs me disent: ce n'est pas ça que nous avons lu. Merci donc également au jury qui m'a occtroyé ces prix ».
On ne se lasse pas de Capharnaüm
Latefa Ahrrare a en effet également raflé le Prix de l'interprète féminine du festival. « Mes prix ont été bien accueillis lors de la cérémonie de clôture au Théâtre national Mohammed V. Il faut dire que la grand salle du théâtre était comble le 25 mars, jour de représentation de Capharnaüm, qui a été très applaudie, ce qui a compté », rapporte l'actrice, touchée surtout par son plus grand prix: le fait que les gens repartent avec l'envie de revoir sa pièce. « Le spectacle est intimiste, donc les gens peuvent venir le voir avec beaucoup d'intimité ». La polémique du costume faisant désormais partie du passé, l'actrice engagée tient par la même occasion à mettre fin à celle de la liberté artistique: « Je joue ma pièce dans mon pays, et je la joue à chaque fois sans censure. Il n'y a pas de censure par rapport au théâtre au Maroc ».


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