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Ecosystème : le Sahara marocain menacé | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 11 - 04 - 2012

Bien qu'aride, le désert est un milieu plein de vie. Au fil des millénaires, toute une faune s'est adaptée aux conditions extrêmes du Sahara. « On définit le Sahara par sa faible pluviométrie, et non par son absence de faune et flore. Le Sahara est pluriel, avec des milieux différents, faits de dunes, de regs et de végétations différentes, où existent plusieurs espèces », nous décrit Michel Aymerich, du Groupe d'étude et de recherches des écologistes sahariens, le GERES. Association née en 2004 de la rencontre de deux amoureux de la région, Lahcen Mahraoui et Michel Aymerich, le GERES vise à contribuer à la sauvegarde de la faune et de la flore du Sahara. « Le but du GERES est d'apporter l'information et la connaissance qui peuvent aider à mieux protéger les espèces sauvages sahariennes », détaille Michel Aymerich. Le site Internet du GERES (http://www.geres-asso.org/) constitue ainsi une solide base de données concernant les espèces, photos à l'appui. Et pour ceux qui veulent voir de leurs propres yeux ce riche milieu, des expéditions naturalistes sont organisées par l'association.
Des espèces « exterminées » et « éliminées»
Et pour cause, faire connaître ce milieu est un enjeu d'importance, à l'heure où ses écosystèmes sont en train d'être détruits, avec de nombreuses espèces en voie d'extinction. « La population doit être alertée sur l'importance de la faune et de la flore de la région. Il faut arrêter l'hémorragie, sinon cette région déjà pré-saharienne et désertique risque de le devenir encore plus », insiste Lahcen Mahraoui. Autrefois espèces vivant dans le Sahara marocain, l'addax, l'oryx, l'autruche ou encore les guépards ne sont plus aujourd'hui qu'un vague souvenir. Encore présents, mais de plus en plus discrets, les gazelles dorcas, les hyènes rayées et les chats des sables sont pour leur part en voie de disparition immédiate. Mais aux termes de « disparition » ou « d'extinction », Michel Aymerich juge les termes « d'élimination » et « d'extermination » plus justes. « Toutes les espèces disparaissent à cause de la chasse. La pression n'a fait qu'augmenter à travers le siècle avec les armes à feu. La chasse directe et le braconnage ont exterminé les antilopes, adax et orix », estime-t-il.
Développement durable
La chasse pour la sorcellerie touche tous les animaux. Ci dessus des têtes de mouflon à manchettes, gazelle dorcas, et gazelle de cuvier sur la place Jemaa El Fnaa à Marrakech.
Si elles sont chassées pour leur viande, certaines espèces sont également utilisées en sorcellerie. C'est notamment le cas de la hyène, dont la cervelle recèle soi-disant de pouvoirs magiques. « La chasse pour la sorcellerie touche tous les animaux, ce n'est pas du tout mineur comme facteur », alerte Michel Aymerich. De façon plus générale, c'est la pression de l'homme sur le milieu naturel environnant qui s'est accentuée. « C'est la civilisation matérielle, avec les constructions, l'arrivée des engins et l'épuisement de l'eau, qui a causé cette dégradation », juge Lahcen Mahraoui. Avec l'expansion démographique, la surexploitation des ressources hydriques, les milieux du Sahara ont été transformés, entraînant la disparition des espèces. Et cette dégradation causée par l'homme
De plus en plus discrets, les chats des sables, les gazelles dorcas et les hyènes rayées sont en voie de disparition immédiate.
risque à présent de nuire à ce dernier. « Qu'allons-nous montrer comme produit touristique du désert si l'environnement est dégradé ? », interroge un professionnel du tourisme. « Il faut réfléchir à un développement durable, réglementer et appliquer surtout la réglementation », estime Lahcen Mahraoui. D'autant plus qu'en valorisant et en protégeant les atouts de la région, les habitants peuvent bénéficier directement des retombées économiques. Dans ce but, des expériences de réintroduction des espèces, telles que l'adax ou l'autruche, sont actuellement menées dans le Parc national de Souss-Massa. Mais la clé de voûte d'un véritable changement réside dans le développement d'une conscience environnementale des acteurs locaux. Un état d'esprit encore peu développé, et pourtant préalable à la mise en pratique nécessaire de la formule « Penser global, agir local ».

Des hippopotames au Sahara
Au fil des millénaires, le Sahara a changé.
Du temps de la préhistoire, le Sahara n'était pas le milieu aride que l'on connaît aujourd'hui. « Avant, le Sahara était une zone d'eau et de végétation. Des hippopotames et des crocodiles vivaient au Sahara il y a 20 000 ans », nous raconte Michel Aymerich. Le Sahara a ensuite connu des changements climatiques importants, qui ont conduit progressivement, vers 1000 av. J.-C., à sa transformation en milieu aride.


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