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Les tensions sur les liquidités s'accentuent | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 26 - 09 - 2012

Le besoin de refinancement bancaire s'est accentué davantage malgré les injections de Bank Al- Maghrib qui ont atteint des seuils inédits(près de 73 milliards de dirhams). Pour affaiblir les fluctuations autonomes de liquidité et stabiliser les taux d'intérêt interbancaires, BAM dispose de deux leviers de politique monétaire : les réserves obligatoires et le taux directeur.
Le taux interbancaire s'est apprécié de 5 points de base pour atteindre 3,13 %.
71,1 milliards de dirhams ! Tel est le seuil qu'avaient franchi les besoins de liquidités sur le marché monétaire en juillet 2012. La dernière note de la direction du Trésor et des finances extérieures souligne que les tensions exercées sur les liquidités bancaires sont dues à l'évolution des facteurs autonomes de liquidité ayant exercé un effet restrictif de 10,6 milliards de dirhams sur les trésoreries bancaires entre le mois de juillet et celui d'avant. Cet effet restrictif demeure en lien avec «la progression de 2,7 milliards de dirhams du compte du Trésor auprès de la banque centrale et de 1,6 milliards de la circulation fiduciaire et la contraction de 688 millions des avoirs extérieurs nets», peut-on lire. Ces derniers ont essuyé une perte sèche de 29,4 milliards de dirhams, soit une chute de 17,4% en glissement annuel. Ramenant ainsi le niveau de couverture des importations des biens et services non facteurs à 4 mois. Un niveau jugé «normal» eu égard au contexte effervescent de la crise. Le gouvernement s'attelle d'ailleurs à maintenir un tel niveau pour le reste de l'année. La demande des entreprises que ce soit pour les avoirs intérieurs qu'extérieurs se trouve plombée par le déficit double ou jumeau, comme les qualifient les économistes, de la balance courante et du budget. S'agissant du déficit extérieur, les prévisions tablent sur un creusement de plus de 8 % au terme de l'année en cours. Quant au déficit budgétaire, les scénarios se divisent bien que l'hypothèse d'une aggravation de plus de 7% reste de mise. Et ce, en dépit d'un taux de croissance de 3,4 % pronostiqué par le gouvernement pour cette année.
Rôle d'équilibriste
L'évolution des facteurs autonomes de liquidité est restée contournée dans des limites acceptables jusqu'à présent. En raison d'une politique monétaire restrictive mais anticipative. La banque des banques a réussi jusqu'à présent son rôle d'équilibriste en freinant l'expansion de cette spirale infernale de liquidités. Mais sans pour autant soulager les banques. Le besoin de refinancement bancaire s'est accentué davantage malgré les injections de Bank Al Maghrib qui ont atteint des seuils inédits(près de 73 milliards de dirhams). De ce fait, le taux interbancaire a augmenté de 5 points de base par rapport au mois de juin pour atteindre 3,13 %, relève la note-Face à cette situation, à quels outils va faire appel la banque centrale pour affaiblir les fluctuations autonomes de la liquidité et partant, stabiliser les taux d'intérêt interbancaires? Sur le papier, elle dispose de plusieurs cordes à son arc. Les deux instruments de politique monétaire les plus communs sont les réserves obligatoires et le taux directeur. La réunion hier du Conseil de la banque d'émission devrait trancher sur cette question et dessiner les contours de la conduite de la politique monétaire pour le reste de l'année. Par ailleurs, l'effort d'endettement s'est renforcé davantage en vue de maintenir les équilibres macroéconomiques d'une économie à bout de souffle et fortement dépendante des importations. La capacité de cette dernière à générer de la valeur ajoutéeafin de compenser le poids lourd des dépenses de fonctionnement reste en ces temps-ci très limitée. Selon le document de la direction du trésor et des finances extérieures, le stock de la dette intérieure du Trésor s'est chiffré à fin juillet 2012 à 355,9 milliards de dirhams, soit un accroissement de 8,3 % en comparaison annuelle. L'encours de la dette extérieure, pour sa part, a été estimé à 98,5 milliards, en légère baisse de 0,1 % par rapport à fin 2011. Suite à ces évolutions, le ratio de la dette publique par rapport au PIB est appelé à s'accroître davantage pour finir l'année avec un taux prévisionnel franchissant la barre des 60 %.
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