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Les pharmaciens, en lutte pour leur survie | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 02 - 01 - 2013

Les pharmaciens d'officines disent oui à la baisse des médicaments mais exigent des mesures d'accompagnement pour garantir leur viabilité économique. Entretien avec Oualid Amri, président de la fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc.
La Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc organise son congrès les 25 et 26 janvier sur le thème «Un équilibre financier pour la survie du pharmacien». Quelle évaluation faites-vous de la situation du métier du pharmacien ?
Depuis quelques années, le métier du pharmacien souffre d'une crise. Aujourd'hui, la situation ne s'est pas améliorée. La politique adoptée par le ministère de la Santé n'arrange pas les choses. Cette politique vise à baisser le prix du médicament pour le rendre plus accessible. L'ex ministre de la Santé Yasmina Baddou a procédé à une première baisse du prix du médicament qui a touché de plein fouet notre profession. Récemment, l'actuel ministre El Houssaine Louardi a effectué une deuxième baisse du prix du médicament. Le pharmacien ne peut pas supporter ce rythme notamment avec le développement du générique. On retrouve de plus en plus de médicaments génériques dont le prix est de plus en plus bas. Il faut noter que 70% des médicaments commercialisés sur le marché national sont génériques. La concurrence entre les laboratoires est très rude actuellement.
Le problème de la santé au Maroc ne se pose pas uniquement au niveau du prix du médicament. La problématique est globale et doit être résolue de manière globale. Aujourd'hui, près de 30% de la population bénéficient d'une couverture médicale. Même si on réduit le prix du médicament, cela ne résoudra pas le problème. Il faut d'abord généraliser la couverture médicale. Les professionnels ne sont pas contre la baisse du prix du médicament mais il ne faut pas que cela se fasse à leur détriment. Il faut mettre en œuvre des mesures d'accompagnement qui assurent la survie économique du pharmacien.
Quelles sont ces mesures d'accompagnement que vous réclamez ?
Le ministère de la santé doit intervenir pour sauver le secteur. Il doit prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à la concurrence déloyale de la pharmacie de la CNOPS. En d'autres termes, il faut fermer les portes de cet établissement, qui n'est pas d'utilité publique. C'est insensé !
Nous revendiquons un abattement fiscal et bien d'autres mesures pour sortir le pharmacien de la crise.
Nous demandons également un honoraire pour toute ordonnance prise en charge par le pharmacien et une rémunération en cas de substitution du médicament par un autre produit pharmaceutique. Ces honoraires devraient être pris en charge par les caisses de prévoyance. Mais c'est difficile de réaliser un tel schéma puisque près de 30% de la population bénéficient d'une couverture médicale.
Pour nous, la solution est d'abord la généralisation de l'assurance maladie pour faciliter l'accès du médicament au patient.
Je voudrai soulever un point essentiel.
Lequel ?
Nous nous demandons à qui profite réellement cette baisse du prix du médicament. Si cette baisse vise à faire profiter les démunis. Et bien, le RAMED a été mis en place pour prendre en charge ces patients démunis. Sincèrement, nous nous interrogeons sur cette approche qui ne fait que créer un malaise dans la profession du pharmacien.
L'Ordre des pharmaciens vit une crise. La profession du pharmacien est gérée durant plusieurs années par un conseil de l'Ordre par intérim. A quand les élections ?
Aujourd'hui, la profession vit une crise. Elle est délaissée. Les pharmaciens d'officines se battent pour sauver leur corps de métier. Toutes les composantes de la profession sont unies autour d'une seule priorité : assurer la viabilité de la pharmacie. C'est une véritable problématique. Nous menons des discussions avec le ministère de la Santé pour trouver des solutions. Une fois les négociations terminées, nous allons nous pencher sur les élections de l'Ordre. Notre but est d'unir les composantes de la profession et non la diviser. Actuellement, la profession est gérée par un conseil national. Il existe deux conseils régionaux : conseil du nord et celui du sud.
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