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Maroc-Algérie : La drogue, l'autre arme de guerre
Publié dans Le Soir Echos le 04 - 05 - 2010


(Suite de la page Une)
…Selon des sources de la région d'Errachidia, la drogue a été découverte par des militaires au Sud de la localité de Taouss à une vingtaine de kilomètres de la frontière maroco-algérienne. Aucune arrestation n'a été opérée mais, indiquent les mêmes sources, des personnes sont activement recherchées par la police dont des étrangers. En janvier, à la suite de la découverte d'environ 10 tonnes à Errachidia, six personnes avaient été arrêtées: trois Maliens, deux Marocains et un Algérien.   
Le quotidien El Khabar, s'appuyant sur des sources de la gendarmerie algérienne, estime que 1.500 tonnes de drogue circulent au Maghreb. Une quantité qualifiée de «menace» pour la sécurité en Algérie. Bien entendu, le journal a fait l'impasse sur les psychotropes qui inondent le marché marocain dont une bonne partie provient justement du territoire algérien. Même les officiels algériens dans leur refus de rouvrir les frontières maroco-algériennes, font état de l'élément drogue. Dans l'une de ses sorties médiatiques, Abdelaziz Belkhadem, ministre d'Etat, représentant personnelde Bouteflika, avait déclaré: «pas d'ouverture tant qu'il n'y pas une action commune sur la lutte antiterroriste, l'immigration clandestine et le trafic de drogue».  
Le trafic de drogue finance le terrorisme dans la région du Sahel n'est pas uniquement un argument brandi du côté marocain, il s'est internationalisé . Européens et Américains ainsi que l'ONU, via son Bureau des Nations unies sur la drogue et le crime (ONUDC), adoptent la même thèse. 
«Nous avons acquis des preuves que deux flux de drogues illicites, l'héroïne dans l'est de l'Afrique et la cocaïne dans l'ouest, se rejoignent désormais dans le Sahara», avait déclaré Antonio Maria Costa, le directeur de l'ONUDC.
«Nous avons acquis des preuves que deux flux de drogues illicites, l'héroïne dans l'est de l'Afrique et la cocaïne dans l'ouest, se rejoignent désormais dans le Sahara, empruntant de nouveaux itinéraires à travers le Tchad, le Niger et le Mali. Des répercussions dans les pays voisins, au Maghreb par exemple, sont inévitables. Les terroristes et les forces anti-gouvernementales dans le Sahel puisent des ressources dans le trafic de drogue pour financer leurs opérations, acheter des équipements et payer leurs troupes», avait affirmé Antonio Maria Costa, le directeur de l'ONUDC, lors d'un déplacement en 2009 en Algérie. 
Dans sa démarche, le Maroc tente de lier trafic de drogue, réseaux terroristes  et Polisario. Une thèse qui commence doucement à creuser son sillon, notamment en Espagne. Dernièrement, Maximo Cajal l'ancien, conseiller de Zapatero, avait publié une tribune sur les colonnes d'El Pais, dans laquelle il affirmait que «la création d'une république sahraouie constituera un foyer d'insécurité pour le Maroc mais aussi et spécialement pour l'Espagne à commencer par les îles Canaries». Et de poursuivre «si aujourd'hui, les terres qui s'étendent au-delà des confins du désert algérien et marocain et des limites poreuses de la Mauritanie et du Mali, à savoir la région du Sahel, constituent déjà un véritable foyer du terrorisme. Le pire sera d'ajouter à cette immensité, quelque 250.000 km2 de désert, qui se situent dans les entrailles du Maroc à une centaine de kilomètres des îles Canaries». De l'eau au moulin de Rabat.
Drogue en Algérie
Cannabis et pavot en vogue
Le discours des autorités, relayé ensuite en force par les médias algériens, veut que la drogue qui circule en Algérie soit d'origine marocaine. Ce n'est que la partie visible de l'iceberg. C'est une approche réductrice. Depuis 2007, l'Algérie produit son propre cannabis, notamment dans la région de l'ouest. C'est sans commune mesure avec les 60.000 hectares de surface au Maroc, selon le rapport de l'ONUDC, mais c'est un phénomène appelé à s'étendre. 
Outre le cannabis, la culture d'opium s'implante en Algérie. A titre d'exemple, le 23 mars 2008, les autorités locales avaient découvert dans la région d'Adrar (Sud) une superficie de 6 hectares de champs cultivés d'opium. La presse algérienne assure que sur les lieux, les gendarmes avaient saisi 1.625 plants et arrêté 5 personnes. C'est juste une illustration.  
La recrudescence de la culture de l'opium est un fait confirmé d'ailleurs par le rapport 2007 des services de la gendarmerie, affirmant qu'elle est pratiqué dans cinq régions:  Adrar, Béchar, Ghardaïa, Ouargla et Béjaïa avec une superficie de 41,5 hectares. En somme, l'Algérie se transforme en douce en un pays producteur de drogue.


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