Lionel Messi marque le 900e but de sa carrière    Espagne : Luis Planas candidat à la direction de la FAO    Bourse: le Masi clôture en nette hausse de 2,6%    Crise au Moyen-Orient : les matières premières rattrapées par la crise    Investissement. BANK OF AFRICA connecte la diaspora aux opportunités au Maroc    Semaine de l'éducation financière 2026 : l'AMMC s'engage auprès des jeunes générations    Achraf Fayda : « Le tourisme interne constitue l'un des socles du tourisme national »    Financement des TPE : BAM mise sur le scoring pour débloquer un potentiel de 450 MMDH    Guerre au Moyen-Orient: Ryad et Doha ciblés par une riposte iranienne    Congo-Brazzaville. Victoire de Sassou N'Guesso dès le premier tour    Séisme d'Al Haouz : Plus de 54.000 logements déjà reconstruits    CAN 2025 : La FRMF salue la décision du jury d'appel de la CAF    Reconnaissance : Abdellatif Hammouchi honore un policier grièvement blessé en service à Khouribga    UNESCO : Medellín, en Colombie, désignée Capitale mondiale du livre 2027    FESMA 2026 : Lomé au cœur des saveurs africaines    Grand Prix JIDAR : Rabat met les fresques du festival à l'honneur    AFCON 2025: Morocco welcomes CAF appeal decision    Mauritania NGO criticizes Polisario's misuse of UN mechanisms at Human Rights Council    Ministre algérien de la Communication : «Il est temps de purger la CAF de la corruption»    Espagne : la poussée des droites fragilise la coalition Sanchez et préoccupe le Maroc et les MRE    Bank Of Africa launches Invest in Morocco Webinary to boost diaspora investment    CAF : hier acceptée, aujourd'hui critiquée, la règle qui dérange avec le Maroc    Real Betis : décision radicale pour Sofyan Amrabat !    Quand tombe l'Aïd al-Fitr ? Le ministère des Habous dévoile la date de l'observation du croissant de Chawwal    Hausse des prix des carburants : Le PJD pointe une «défaillance» du gouvernement    Jeunes marocains et Parlement : un sondage révèle un fossé avec les partis politiques    Crédit bancaire : un encours de 5,3% en janvier 2026    Présence bancaire marocaine en Europe : Jouahri confiant après l'accord avec la France    Enfant enlevé et torturé à Tindouf: des ONG saisissent le Conseil des droits de l'homme    Me El Ajouti : la décision de la CAF, une "application stricte du droit"    Secrétaire général de la FSF : «La Coupe de la CAN 2025 ne quittera pas le pays»    La Fédération sénégalaise annonce saisir le TAS contre la CAF    CAF/CAN 2025 : l'ambassade du Maroc à Dakar appelle à la retenue    Le PAM critique l'aide exceptionnelle aux transporteurs : « Chaque décision doit profiter au citoyen »    Jeunes : le Maroc organise le Forum sur l'impact des réseaux sociaux    Alboran Sea: A 4.9 magnitude earthquake felt in Morocco    Alerte météo : averses orageuses et fortes rafales de vent mercredi et jeudi    G100 : la directrice du CNRST nommée Morocco Country Chair pour le pôle Universités et Thought Leadership    Les températures attendues ce mercredi 18 mars 2026    Le temps qu'il fera ce mercredi 18 mars 2026    L'armée espagnole renforce sa présence à Ceuta pour se préparer aux «menaces» marocaines    Guerre contre l'Iran : Israël décapite l'appareil sécuritaire, l'Otan refuse de suivre Washington    Guerre au MO : l'OTAN déploie un nouveau bouclier antiaérien Patriot en Turquie    Film : Rire, couple et quiproquos au cœur d'une comédie marocaine    Deux générations du gospel nigérian réunies dans un nouveau single    KESSA dévoile ses 30 lauréats pour sa première édition    Berklee at Gnaoua and World Music Festival : Les candidatures à la 3e édition sont ouvertes    Oscars 2026 : « One Battle After Another » et «Sinners» dominent la cérémonie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'esprit du festival gnaoua est né
Publié dans Le Soir Echos le 24 - 06 - 2013

Vous êtes ici : Actualités / Culture / L'esprit du festival gnaoua est né
Cette édition du Festival Gnaoua et musiques du monde a tenu ses promesses. Une programmation musicale de qualité, des scènes qui ont suscité une effervescence de vibrations positives, des expositions, des concerts intimistes, des rencontres humaines avec des artistes de renommée internationale en toute spontanéité et simplicité... tout ceci dans le cadre magique de la ville aux quatre vents.
L'affluence du public a été impressionnante comme à l'accoutumée. Les fusions de cette année, notamment celle de Mahmoud Guinéa et Omar Soza, et celle de Mustapha Bakbo et Will Calhoun ont été lumineuses. Les hommages à ceux qui sont partis ont été des moments de grande émotion. Abderrahmane Paco, Cherif Regragui et Abdallah Guinéa doivent être satisfaits là où ils sont puisqu'ils savent que leur mémoire sera préservée pour la postérité. Les festivaliers ont eu droit à de la musique de grande qualité aussi bien proposée par des artistes internationaux que des artistes marocains de grand talent comme Majda Yahyaoui ou encore l'incontournable Mâallem Hamid El Kasri. Le festival a bel et bien réussi à installer un esprit, et un vrai. La diversité, les mélanges de genres, le cosmopolitisme des habitués d'Essaouira et ceux qui le découvre donne la preuve qu'on peur vivre ensemble dans la paix et le respect de la différence d'origines, de cultures et de manières d'être. Pour les Gnaouas, eux, c'est toujours leur fête. Ils sont à la fois les hôtes et l'âme de cet événement qui a su garder son identité et son ouverture sur la culture de l'autre. Par ailleurs, cette édition a connu deux annonces de taille : la création de l'association Yerma Gnaouas pour la préservation du patrimoine gnaoui et l'avancement du grand projet d'anthologie de la musique des Gnaouas, piloté par le chercheur et musicologue Ahmed Aidoune. Une manière de rendre à « César ce qui est à César » dans le sens ou sans cette musique ancestrale si riche cet événement à part n'aurait jamais eu lieu. Il est d'ailleurs question de l'inscrire au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Le point d'orgue de cette manifestation artistique a été le forum du Festival qui a choisi pour thème,
« les sociétés en mouvement et jeunesse du monde ». Il a été organisé en partenariat avec le Conseil national des droits de l'Homme. Des chercheurs, des intellectuels, des artistes, des responsables de l'Etat, des jeunes militants ont pris part au forum pour des échanges d'idées et d'opinions et d'expériences. Il y a été question de culture, mais aussi de politique, de place des jeune dans l'espace public, des différences entre les cultures et les compréhensions de l'idée de changement, à l'air de l'expansion grandissante des nouvelles technologies, du changement dans les consciences que cela implique dans un contexte régional et mondial qui connaît bien des remous.
Une révolution culturelle pour dépasser les clichés
Les échanges d'idées entre des institutionnels comme Karim Ghellab président de la chambre des représentants, des acteurs associatifs comme Mohamed Merhari, co-directeur de l'association EAC LBoulevard, des militants comme Mounir Bensalah ou encore Widad Melhaf du mouvement du 20 février, mais aussi Lilian Thuram sous sa casquette de président d'une fondation qui lutte pour l'éducation contre le racisme, et Rahma Bourkia, Mohamed Tozy, ainsi qu'un panel de représentant de l'élite intellectuelle marocaine ont pu avoir lieu grâce à cette rencontre presque informelle. Il en est ressorti la nécessité d'une véritable révolution culturelle pour dépasser les clichés, les préjugés et les barrières à la communication entre les différentes composantes de la société afin de construire ensemble un avenir plus prometteur dans une conjoncture économique politique et sociale qui n'annonce rien de bon. En définitive, cette édition du festival d'Essaouira a réussi à joindre l'utile à l'agréable en sortant l'événement de l'idée préconçue qui veut qu'il ne soit qu'une sorte de divertissement saisonnier sans valeur ajoutée ni lendemain. Ajoutez à cela l'engouement et la soif de culture et d'art que le public montre à chaque édition, on peut absolument affirmer que ce festival remplit pleinement sa fonction culturelle, divertissante, mais aussi sa mission de levier culturel économique et social pour cette petite ville magique au bord de l'océan qui arrive à donner des leçons d'ouverture, de tolérance et de liberté et d'authenticité. Pourvu que cela continue....


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.