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L'esprit du festival gnaoua est né
Publié dans Le Soir Echos le 24 - 06 - 2013

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Cette édition du Festival Gnaoua et musiques du monde a tenu ses promesses. Une programmation musicale de qualité, des scènes qui ont suscité une effervescence de vibrations positives, des expositions, des concerts intimistes, des rencontres humaines avec des artistes de renommée internationale en toute spontanéité et simplicité... tout ceci dans le cadre magique de la ville aux quatre vents.
L'affluence du public a été impressionnante comme à l'accoutumée. Les fusions de cette année, notamment celle de Mahmoud Guinéa et Omar Soza, et celle de Mustapha Bakbo et Will Calhoun ont été lumineuses. Les hommages à ceux qui sont partis ont été des moments de grande émotion. Abderrahmane Paco, Cherif Regragui et Abdallah Guinéa doivent être satisfaits là où ils sont puisqu'ils savent que leur mémoire sera préservée pour la postérité. Les festivaliers ont eu droit à de la musique de grande qualité aussi bien proposée par des artistes internationaux que des artistes marocains de grand talent comme Majda Yahyaoui ou encore l'incontournable Mâallem Hamid El Kasri. Le festival a bel et bien réussi à installer un esprit, et un vrai. La diversité, les mélanges de genres, le cosmopolitisme des habitués d'Essaouira et ceux qui le découvre donne la preuve qu'on peur vivre ensemble dans la paix et le respect de la différence d'origines, de cultures et de manières d'être. Pour les Gnaouas, eux, c'est toujours leur fête. Ils sont à la fois les hôtes et l'âme de cet événement qui a su garder son identité et son ouverture sur la culture de l'autre. Par ailleurs, cette édition a connu deux annonces de taille : la création de l'association Yerma Gnaouas pour la préservation du patrimoine gnaoui et l'avancement du grand projet d'anthologie de la musique des Gnaouas, piloté par le chercheur et musicologue Ahmed Aidoune. Une manière de rendre à « César ce qui est à César » dans le sens ou sans cette musique ancestrale si riche cet événement à part n'aurait jamais eu lieu. Il est d'ailleurs question de l'inscrire au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Le point d'orgue de cette manifestation artistique a été le forum du Festival qui a choisi pour thème,
« les sociétés en mouvement et jeunesse du monde ». Il a été organisé en partenariat avec le Conseil national des droits de l'Homme. Des chercheurs, des intellectuels, des artistes, des responsables de l'Etat, des jeunes militants ont pris part au forum pour des échanges d'idées et d'opinions et d'expériences. Il y a été question de culture, mais aussi de politique, de place des jeune dans l'espace public, des différences entre les cultures et les compréhensions de l'idée de changement, à l'air de l'expansion grandissante des nouvelles technologies, du changement dans les consciences que cela implique dans un contexte régional et mondial qui connaît bien des remous.
Une révolution culturelle pour dépasser les clichés
Les échanges d'idées entre des institutionnels comme Karim Ghellab président de la chambre des représentants, des acteurs associatifs comme Mohamed Merhari, co-directeur de l'association EAC LBoulevard, des militants comme Mounir Bensalah ou encore Widad Melhaf du mouvement du 20 février, mais aussi Lilian Thuram sous sa casquette de président d'une fondation qui lutte pour l'éducation contre le racisme, et Rahma Bourkia, Mohamed Tozy, ainsi qu'un panel de représentant de l'élite intellectuelle marocaine ont pu avoir lieu grâce à cette rencontre presque informelle. Il en est ressorti la nécessité d'une véritable révolution culturelle pour dépasser les clichés, les préjugés et les barrières à la communication entre les différentes composantes de la société afin de construire ensemble un avenir plus prometteur dans une conjoncture économique politique et sociale qui n'annonce rien de bon. En définitive, cette édition du festival d'Essaouira a réussi à joindre l'utile à l'agréable en sortant l'événement de l'idée préconçue qui veut qu'il ne soit qu'une sorte de divertissement saisonnier sans valeur ajoutée ni lendemain. Ajoutez à cela l'engouement et la soif de culture et d'art que le public montre à chaque édition, on peut absolument affirmer que ce festival remplit pleinement sa fonction culturelle, divertissante, mais aussi sa mission de levier culturel économique et social pour cette petite ville magique au bord de l'océan qui arrive à donner des leçons d'ouverture, de tolérance et de liberté et d'authenticité. Pourvu que cela continue....


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