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Les étudiants médecins violemment tabassés
Publié dans Libération le 24 - 10 - 2015

Quelques jours après les menaces proférées par le communiqué du chef du gouvernement daté de mardi dernier, les forces de l'ordre sont intervenues en force jeudi contre les étudiants de médecine qui manifestaient pacifiquement dans l'enceinte de la Faculté de médecine et de pharmacie à Rabat.
Le gouvernement, rappelle-t-on, avait usé d‘un ton comminatoire en affirmant qu'il «prendra toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la protection aux étudiants désireux de reprendre leur scolarité».
«Alors que les étudiants manifestaient pacifiquement dans le cadre des programmes de protestation normale que nous pratiquons quotidiennement, ils ont été surpris par l'entrée des agents de police et des Forces auxiliaires dans l'enceinte universitaire et ils ont commencé à appréhender les étudiants qui voulaient filmer l'intervention. Et effectivement, quatre étudiants ont été arrêtés et n'ont été relâchés qu'après trois heures de détention», a relaté un communiqué de presse signé par le bureau des étudiants de médecine à Rabat. Et de préciser que «ces étudiants ont été obligés de signer l'engagement de ne pas faire de protestation et de regagner les salles de cours ».
Les autres étudiants ont été traqués et certains d'entre eux ont été encerclés dans la buvette de la Faculté de médecine et au final, ils ont dû quitter l'enceinte de la Faculté après avoir reçu l'engagement des forces de l'ordre de libérer leurs camarades, selon la même source.
Contacté par Libé, El Mesbahi Oualid, membre de la Coordination nationale des étudiants et du bureau des étudiants de médecine à Rabat a affirmé que les forces de l'ordre ont interdit vendredi matin aux étudiants de médecine d'entrer dans l'enceinte universitaire pour poursuivre leur action revendicative. Il a ajouté que le sit-in prévu hier vendredi devant le siège du ministère de la Santé à Rabat a été annulé et que la marche nationale prévue mercredi prochain (28 octobre 2015) à Rabat est maintenue.
L'intervention musclée des forces de l'ordre a été vivement critiquée par le Syndicat national des médecins du secteur libéral présidé par Dassouli Badredine.
«C'est avec une grande colère et une profonde indignation que nous apprenons, la violation et l'intervention des forces de l'ordre au sein même de la Faculté de médecine de Rabat», a martelé le Syndicat dans un communiqué rendu public hier. Et de se demander :«Quel sens prendra et quelle crédibilité aura notre pays si les pratiques qui nous rappellent les années de plomb persistent à être perpétrées dans notre pays ?».
Ledit Syndicat a considéré que «la volonté de servir son pays à travers les prestations sanitaires octroyées par les médecins ne doit en aucun cas faire l'objet d'actes d'intimidation. Nous réclamons qu'il y ait enfin l'ouverture rapide d'une véritable enquête afin de sanctionner les responsables de cette barbarie».
Pour sa part, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a continué jeudi dernier lors de la tenue du Conseil du gouvernement à débiter la même litanie en appelant les étudiants des Facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire «à regagner les salles de cours, à reprendre le cours normal de l'année universitaire et à poursuivre le dialogue engagé avec les ministres de la Santé et de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres, au sujet du service national sanitaire».
D'un ton menaçant, le chef du gouvernement a affirmé que «la poursuite des études est un droit garanti par la loi, et l'Exécutif prendra les mesures nécessaires pour protéger le droit de ceux qui le souhaitent, à accéder aux salles de cours et aux différents services », et que «ceux qui veulent poursuivre leurs cours doivent avoir la possibilité de le faire, de même que ceux qui souhaitent poursuivre la grève et mettre leur avenir de médecins en péril sont libres».
Abdelilah Benkirane a également affirmé, pince sans rire, que le gouvernement "ne souhaite que le bien des étudiants dans le cadre de l'intérêt général du pays". Un bien qui ressemble comme deux gouttes d'eau au pire des maux à en juger par la répression de leur mouvement de protestation.


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