Administration vitale vs attaques informatiques    Venezuela: L'ONU durcit le ton face aux sanctions américaines    Un Monde Fou    Special Olympics 2019 : belle moisson pour le Maroc    500 Kg de chira saisis au large de Tanger    Inertie    Modèle de développement: L'université de Casablanca présente son mémorandum    Modèle de développement: L'université de Casablanca pointe du doigt le partage inégal des richesses    Expo: L'Afrique entre mélancolie et espoir    Tourisme culturel: Dubaï veut confirmer sa nouvelle réputation    La gastronomie marocaine à l'honneur en Ukraine    Clap de fin pour la 2e table ronde sur la question du Sahara marocain    Milieu rural. L'accès à l'eau potable quasi généralisé    L'hommage de Céline Dion aux victimes de Christchurch    Winston Peters : Les musulmans de Nouvelle-Zélande seront en sécurité    Manœuvres aéronavales dans le golfe de Guinée    Driss Lachguar : Ce qui importe pour nous, c'est que le futur Premier secrétaire serve au mieux le projet sociétal moderniste du parti    Le président de la Chambre des représentants s'entretient avec l'ambassadeur du Liban à Rabat    Euro 2020: La Croatie s'en tire à bon compte    "Football Leaks": Le hacker Rui Pinto extradé au Portugal    En attendant le verdict de la CAF, les U23 jouent leur va-tout devant la RDC    Eliminatoires CAN-2019 : Déjà qualifiés, les Lions font match nul au Malawi    Vidéo – La 10e édition de l'Afriquia Merzouga Rally est fin prête !    Combien gagne Nagui    Attijariwafa bank affiche une progression soutenue de ses résultats    La ZLECA, une avancée en matière de commerce et d'investissement transfrontalier    Beckham admet avoir utilisé son téléphone en conduisant    La césarienne cinquante fois plus mortelle pour les femmes africaines    Ces célébrités ont touché le fond : Britney Spears    Nota Bene    Aujjar : Le mariage des mineures demeure une réalité qui interpelle tout le monde    Mohamed Benabdelkader : La Charte de la déconcentration administrative, une étape décisive dans la consécration de la régionalisation avancée    Nota Bene    Michel Temer, le survivant rattrapé par le scandale Lavage Express    Janet Jackson grillée par ses fans en pleine crise d'ego    La décision radicale des enfants de Michael Jackson    Björk réédite tous ses albums en cassettes colorées    Paris: Souad Massi, l'icône algérienne « prête sa voix » aux manifestants    « Maan », nouveau mouvement politique !    Boeing enchaîne les coups durs.. Annulation d'une commande de 49 appareils    Casablanca Finance City. La région Casablanca-Settat entre dans le capital    L'industrie manufacturière en bonne forme... la construction moins bien portante    Le WAC retrouve le Horoya Conakry en quarts    Naufrage à Mossoul: Le bilan s'élève à 100 morts    Essaouia: Coup d'envoi de la 3è édition du Festival »Les Océanes »    Séisme politico- économique    Le Groupe Banque Populaire plus que jamais champion de la collecte de l'épargne    Sahara marocain-Genève II : Kohler garde espoir    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'industrie automobile s'enracine au Maroc
Publié dans Libération le 06 - 09 - 2017

Affichant une belle réussite et des résultats dépassant toutes les attentes, l'industrie automobile est en train de s'enraciner d'une manière forte au Maroc et aiguise, de plus en plus, l'appétit des investisseurs étrangers et des grands constructeurs automobiles mondiaux, en l'occurrence les groupes Renault et PSA Peugeot-Citroën.
Le Maroc, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, se positionne d'ores et déjà comme un "hub mondial" de l'industrie automobile, grâce à son offre attrayante pour les investisseurs étrangers qui comporte des avantages majeurs, dont la stabilité, la sécurité et la compétitivité pour l'emplacement de la production et la logistique pour l'export, à côté de l'existence d'une main-d'œuvre hautement qualifiée, observe la MAP.
Ce secteur industriel stratégique, qui a su réaliser des résultats qualitatifs en un temps record, en se positionnant en premier secteur exportateur du Royaume devant l'agro-industrie et les phosphates, s'attache au pari de pouvoir maintenir cette performance et de réaliser des résultats encore plus prometteurs.
C'est ce qu'affirmait d'ailleurs le ministre de l'Industrie, de l'Investissement, du Commerce et de l'Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy, lors de la 4-ème édition du Salon de la sous-traitance automobile de Tanger, en soulignant que le secteur automobile a connu un essor remarquable et s'est engagé vers davantage d'intégration locale, avec le développement de son tissu d'opérateurs nationaux et la diversification de ses métiers. Il a noté que, de 2014, année de lancement du PAI, à 2016, le chiffre d'affaires à l'export du secteur a réalisé une évolution de 50%, passant de 40 milliards de dirhams (MMDH) à 60 MMDH, avec une perspective d'exporter 100 MMDH avant 2020.
"Nous avons atteint la taille critique qui attire les équipementiers de tous les continents, y compris ceux des pays asiatiques", avait précisé le ministre, notant que le projet de création de la "Cité Mohammed VI Tanger Tech", lancé par SM le Roi Mohammed VI, est un facteur décisif pour les investisseurs asiatiques, qui auront la possibilité de produire au Maroc et d'exporter à l'international, à partir d'un véritable hub pour l'Europe et l'Afrique.
Selon lui, les objectifs tracés à l'horizon 2020 pour le secteur automobile seront largement atteints, ce qui signifie très clairement que la stratégie nationale devrait être adaptée pour aller au-delà car elle s'avère désormais obsolète.
Le Royaume a aujourd'hui une capacité de fabrication de 650.000 véhicules par an et fait partie des grands fabricants de l'automobile dans le monde, avec le nouveau objectif d'atteindre 1 million de véhicules, un taux d'intégration locale de 80% des véhicules sortant du Royaume et un chiffres d'affaires annuel de 10 milliards d'euros à l'horizon 2020, avec à la clé la création de 160.000 emplois, avait-t-il observé, ajoutant que le pays a avec Renault 2 milliards d'euros annuellement de pièces détachées en perspective à l'export, "ce qui est colossal", en plus d'un milliard d'euros avec PSA et de 600 millions de dollars avec Ford.
Ainsi, avec la restructuration du secteur en écosystèmes métiers, la mise en place de dispositifs d'appui et de financement adaptés et le lancement de l'écosystème Renault et du projet Peugeot, le Maroc s'achemine à grands pas vers la réalisation des objectifs escomptés pour ce secteur prometteur.
Et avec le nouveau projet du Groupe Renault au Maroc, l'industrie automobile enregistre une grande performance consistant à développer une plateforme mondiale d'approvisionnement, susceptible de conférer au pays une position de choix sur l'échiquier mondial et de réaffirmer son attractivité et sa capacité de drainer davantage d'investissements dans divers secteurs primordiaux.
"Le Maroc joue aujourd'hui un rôle clé dans le système industriel mondial du Groupe Renault", selon les propos du directeur général du Groupe Renault Maroc, Marc Nassif, à l'occasion de la célébration du millionième véhicule produit à l'usine Renault-Nissan de Tanger, notant que les véhicules "made in Morocco" représentent plus de 10% des véhicules vendus par le Groupe dans le monde.
Véritable moteur économique au Maroc, l'usine Renault-Nissan de Tanger, qui présente aujourd'hui une capacité de production de 340.000 véhicules, soutient le développement de la marque Dacia en exportant la majorité de sa production. Une Dacia sur 2 est produite au Maroc au sein des usines de Tanger et de la Somaca à Casablanca.
Et pour faire de cette industrie un secteur intégré qui permettra de générer environ 100 MMDH et de relever le nombre de véhicules fabriqués et exportés du Maroc à l'étranger de 400.000 à 800.000 à l'horizon 2020, le Maroc a ratifié plusieurs conventions avec plusieurs entreprises internationales pionnières dans l'industrie automobile.
Dans ce sens, le Groupe Peugeot-Citroën a choisi de mettre en place sur la zone franche de Kénitra (l'Atlantic Free Zone), une usine qui s'étend sur une superficie de plus de 64 ha et d'une valeur d'investissement estimée à 6 MMDH, un projet élaboré en vertu du protocole d'accord signé, le 19 juin 2015, entre Peugeot- Citroën et le Royaume, sous la présidence effective de SM le Roi Mohammed VI.
Ce complexe industriel, qui devrait être opérationnel en 2019, table sur la production de 90.000 automobiles dans une première étape, dans la perspective d'atteindre une production de plus de 200.000 véhicules et 200.000 moteurs par an, avec la création d'environ 3.500 emplois directs et 20.000 emplois indirects, outre la mise en place d'une unité de recherche et de développement, qui emploiera 1.500 ingénieurs et techniciens supérieurs.
S'engageant vers davantage d'intégration locale, d'efficience de la chaîne logistique et de développement de l'expertise nationale, l'activité automobile au Maroc est désormais enracinée durablement dans le tissu économique national et prête à affronter la concurrence en ayant une position de gagnant.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.