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BRA et portes closes : Des centaines de demandes d'asile en suspens depuis mars
Publié dans Libération le 29 - 12 - 2017

Le statut de réfugié n'est-il plus reconnu au Maroc ? Le Bureau des réfugiés et des apatrides (BRA), chargé de l'octroi de ce statut ayant suspendu ses services depuis mars dernier, le sort de dizaines de Syriens, d'Irakiens, de Yéménites et de Subsahariens se trouve entre parenthèses. Du côté des autorités marocaines, c'est silence radio puisque ni le BRA ni le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale n'ont jugé utile de communiquer sur le sujet.
«Le BRA héberge la commission ad hoc constituée de représentants des ministères des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, de l'Intérieur, de la Justice et des Libertés, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, de la Délégation interministérielle aux droits de l'Homme et d'un représentant de la délégation du HCR à Rabat, chargée d'auditionner les demandeurs d'asile et d'instruire leurs dossiers avant de leur octroyer le statut de réfugiés», nous a indiqué Jean-Paul Cavaliéri, représentant au Maroc du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Et de poursuivre : «Mais depuis le mois de mars, le BRA a fermé ses portes pour des questions d'ordre bureaucratique selon les autorités marocaines».
Une situation qui n'a rien de réjouissant pour les demandeurs d'asile qui ne peuvent plus se voir octroyer le statut de réfugié et, partant, la carte de séjour au Maroc. «La mise sous le boisseau du statut de réfugié rend plus précaire la situation des personnes en quête de protection internationale. En fait ces dernières ne peuvent pas louer d'appartement puisque plusieurs propriétaires exigent des documents d'identité avant toute opération de bail. Idem pour l'accès au marché de l'emploi sans parler des tracasseries causées par les contrôles policiers. Heureusement que ces demandeurs d'asile ont de documents du HCR mais ces derniers ne peuvent pas remplacer ni tenir lieu de carte de séjour délivrée par les autorités marocaines», nous a précisé notre source. En effet, la possession de la carte de réfugié délivrée par le HCR, ne garantit pas à l'intéressé d'obtenir un titre de séjour ou d'accéder au marché du travail, au logement ou aux services de base. Les réfugiés et les demandeurs d'asile possédant un document du HCR n'étaient jadis protégés que contre le refoulement.
Avec la nouvelle politique de migration et d'asile et la réouverture du BRA le 25 septembre 2013, l'obtention d'une carte de réfugié leur donnera, entre autres, la possibilité de se faire établir une carte de séjour, de travailler dans le secteur formel, d'avoir accès aux services publics ou encore de louer un logement en toute légalité.
«Le Maroc a beaucoup investi dans l'accueil et l'intégration des réfugiés. Le HCR et les autorités marocaines, à savoir le ministère chargé des MRE et des Affaires de la migration ainsi que l'ANAPEC et l'OFPPT ont déployé des efforts pour conforter l'employabilité des réfugiées mais malheureusement les résultats de ce travail sont aujourd'hui contrecarrés puisque les réfugies ne peuvent bénéficier de ces mesures faute de documents attestant de la régularité de leur situation. C'est paradoxal et préjudiciable à la fois au vu de l'énergie et de la bonne volonté déployées par les autorités marocaines et le HCR. En fait, sans carte de séjour, les réfugiés demeurent dans la précarité», nous a affirmé Jean-Paul Cavaliéri.
En attendant la réouverture du BRA, le représentant du HCR au Maroc nous a déclaré que son organisme poursuivra son travail quotidien qui consiste à conduire les entretiens avec les nouveaux demandeurs d'asile estimés entre 100 et 300 par mois et de tenir une liste de tous les demandeurs d'asile qui remplissent les critères de la convention de Genève à la disposition du BRA. «Nous allons également poursuivre notre travail d'accompagnement des réfugiés existants pour leur faciliter l'accès aux services de santé, d'éduction, de logement, d'assistance aux plus vulnérables ainsi qu'au programme d'insertion socioprofessionnel. Bref, toutes les activités se poursuivront comme d'habitude avec la collaboration des autorités marocaines», a-t-il conclu.


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