Lekjaa - Regragui On ne change pas une stratégie de communication qui fonctionne. Cela semble être, une fois encore, la ligne directrice de la FRMF, habituée à démentir systématiquement toute information évoquant le départ de son sélectionneur. Ce scénario n'est pas nouveau. La FRMF avait procédé de la même manière avec Badou Zaki avant l'arrivée de Hervé Renard, puis avec Renard lui-même avant la nomination de Vahid Halilhodžić. Là encore, les rumeurs concernant le départ du technicien bosnien avaient été fermement démenties... avant de se confirmer. Aujourd'hui, la FRMF adopte la même posture face aux informations circulant sur un possible départ de Walid Regragui. Si l'on suit cette logique, il n'est donc pas interdit d'imaginer que le cycle pourrait se répéter. Sur les réseaux sociaux, de nombreux « tweetophiles » affirment que Walid Regragui aurait exprimé son souhait de démissionner il y a une dizaine de jours. Chacun y va de ses détails, mais tous avancent le même fond de discours, assurant être informés depuis plusieurs jours. À environ 4 mois de la Coupe du monde 2026, la Fédération Royale Marocaine de Football ne peut toutefois pas se permettre de rester sans sélectionneur. Démission ou non, la nomination d'un successeur est un processus qui exige temps, analyse et réflexion. Dans ce contexte, Fouzi Lekjaa ne peut raisonnablement entériner une démission tant que ses conseillers n'ont pas identifié un profil crédible et jugé supérieur à celui de Regragui. À l'approche d'un rendez-vous aussi majeur, toute précipitation serait une erreur stratégique. Mais le temps presse, car la préparation débute dès la mi-mars. Si une démission devait intervenir, elle pourrait logiquement être actée avant la fin du mois de février, laissant au futur sélectionneur un délai suffisant pour préparer les matchs amicaux de mars. Dans le cas contraire, les Lions de l'Atlas aborderaient le Mondial sous la direction de Walid Regragui. En guise de conclusion implicite : soit la transition s'opère rapidement, soit la continuité est assumée jusqu'au bout. Dans les deux cas, la FRMF joue une course contre la montre en plus de son bras de fer juridique avec la CAF.