À Oman, l'Iran et les Etats-Unis ont engagé des pourparlers indirects avec la médiation omanaise, dans un contexte marqué par des tensions régionales persistantes. Cette première rencontre depuis les frappes américaines de juin 2025 contre des sites nucléaires iraniens vise à explorer des voies de règlement concernant le programme nucléaire iranien, tout en œuvrant à la prévention de toute escalade militaire dans la région. Vendredi 6 février 2026, les délégations iranienne et américaine se sont réunies à Mascate pour des discussions indirectes supervisées par le ministre omanais des Affaires étrangères, M. Badr al-Busaidi. Le gouvernement iranien a annoncé sur X que les négociations étaient déjà passées à leur deuxième phase. Les échanges se déroulent entre M. Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne, et Steve Witkoff, émissaire américain pour le Moyen-Orient, épaulé par Jared Kushner, gendre du président américain. Ces pourparlers, les premiers depuis les frappes américaines de juin et la séquence militaire de douze jours ayant opposé Israël et l'Iran, interviennent alors que Washington a renforcé sa présence militaire dans la région après la répression des manifestations de janvier 2026 en Iran. Lire aussi : L'armée américaine dit avoir abattu un drone iranien ayant approché un porte-avions Téhéran réaffirme que les discussions doivent porter exclusivement sur son programme nucléaire et sur la levée des sanctions internationales, dans le respect de sa souveraineté nationale. La télévision d'Etat a indiqué que les négociations pourraient durer plus longtemps que prévu, tout en soulignant une atmosphère plus constructive que lors du cycle précédent. De son côté, Washington adopte une ligne de fermeté. Le président Donald Trump a réaffirmé les exigences américaines en matière de non-prolifération nucléaire, tandis que sa porte-parole, Karoline Leavitt, a indiqué que d'autres options demeuraient à l'étude, y compris sur le plan militaire. Les Etats-Unis entendent par ailleurs élargir les discussions au soutien iranien à certains groupes armés ainsi qu'à son programme de missiles, des volets que Téhéran écarte. Par ailleurs, ce matin, l'ambassade virtuelle des Etats-Unis en Iran a publié une alerte de sécurité exhortant les citoyens américains à quitter l'Iran immédiatement. La communauté internationale observe ces discussions avec une attention soutenue. La Chine, la Russie et l'Egypte ont exprimé leur soutien à une solution diplomatique, tandis que la France appelle l'Iran à davantage de flexibilité concernant ses programmes nucléaire et balistique. L'issue de ces négociations pourrait peser durablement sur l'avenir des relations entre Washington et Téhéran, ainsi que sur les équilibres de stabilité au Moyen-Orient.