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Comment se porte l'économie nationale?
Publié dans L'observateur du Maroc le 26 - 03 - 2024

Selon la note de conjoncture publiée par la direction des études et des prévisions financières relevant du ministère de l'économie et des finances, un renouveau se dessine dans l'économie marocaine en ce début d'année 2024, marqué par une vigueur retrouvée de la demande intérieure. La consommation des ménages connaît une impulsion, favorisée par un ralentissement significatif de l'inflation à 0,3% en février 2024, comparé à 10,1% l'année précédente. Cette embellie est également soutenue par une légère augmentation des crédits à la consommation ( 0,5% en janvier) et par des transferts publics ciblés, visant à soulager les populations vulnérables et les professionnels du transport routier face à la montée des prix des carburants. .
Parallèlement, les investissements restent robustes, portés par d'ambitieux projets et renforcés par une hausse de 2,7% des dépenses d'équipement de l'Etat à fin février 2024. Cette dynamique est également alimentée par la bonne tenue des recettes des investissements directs étrangers et des crédits à l'équipement, avec 42 projets d'investissement approuvés fin février, promettant la création de 16 200 emplois directs et indirects dans divers secteurs.
Hausse du taux de chômage
Malgré une inflation en février nette décélération, atteignant son niveau le plus bas depuis son pic en 2023 à 1,3% pour les deux premiers mois de 2024, des défis subsistent sur le front de l'emploi. En effet, l'année 2023 s'est conclue sur une note mitigée, avec la perte de 157 000 postes, principalement dans le secteur agricole. Toutefois, certains secteurs tels que le BTP, les services et l'industrie ont enregistré des créations d'emplois. Le taux de chômage a connu une hausse à 13% en 2023, mettant en évidence les enjeux persistants en matière d'emploi, surtout parmi les jeunes et les diplômés.
Réduction du déficit budgétaire
Le Maroc affiche un début d'année 2024 sous des auspices financiers plus favorables, avec une réduction significative de son déficit budgétaire. À la fin de février 2024, le déficit a diminué de 9,5%, soit l'équivalent d'un milliard de dirhams, pour atteindre 9,6 MMDH. Cette notable est le fruit d'une augmentation des recettes ordinaires de l'ordre de 16%, totalisant ainsi 6,9 MMDH, dépassant ainsi la croissance des dépenses globales de 10,9%, atteignant 5,9 MMDH.
Les recettes ordinaires, qui frôlent les 50 MMDH, ont connu une augmentation significative, tant au niveau des recettes fiscales, avec une hausse de 9,5% pour un total de 43,9 MMDH, qu'au niveau des recettes non fiscales, doublant presque pour atteindre 5,1 MMDH. Cette croissance des recettes fiscales découle principalement d'une augmentation de 15% des recettes de l'Impôt sur les Sociétés (IS) et de 2,7% de l'Impôt sur le Revenu (IR), témoignant ainsi de la vigueur de l 'activité économique. Parallèlement, les impôts indirects ont également augmenté de 13,3%, avec une progression de 16,5% des recettes de la TVA.
Malgré une diminution de 7,8% des droits de douane due à une baisse des importations, les recettes provenant des droits d'enregistrement et de timbre ont augmenté de 11,1%, tandis que les recettes non fiscales ont enregistré une augmentation remarquable, principalement attribuable à l'amélioration d'autres recettes non fiscales.
En ce qui concerne les dépenses, les dépenses ordinaires ont augmenté de 3,2% pour atteindre 52,6 MMDH, principalement en raison d'une augmentation de 4,8% des dépenses en biens et services. Les charges d'intérêts de la dette ont légèrement augmenté, tandis que les charges de compensation ont diminué.
Ces ajustements budgétaires ont abouti à une réduction du solde ordinaire négatif de 2,6 MMDH, démontrant ainsi une gestion financière efficace. De plus, les dépenses d'investissement de l'Etat continuent de progresser, avec une augmentation de 2,7%.
Des pluies providentielles pour l'agriculture
Selon la DEPF, les pluies de février et mars ont apporté un souffle d'optimisme à l'agriculture, offrant une lueur d'espoir face aux défis persistants. Ces prélèvements, cruciales pour l'agriculture et la préservation des ressources en eau, ont entraîné une légère augmentation du taux de remplissage des barrages nationaux, passant de 23,2% à 26,7% pendant cette période. Néanmoins, ce chiffre demeure en deçà des 34,9% enregistré l'année précédente. La note précise que certaines régions comme Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès, et Beni-Mellal-Khénifra ont montré une résilience encourageante. De leur côté, les exportations dans le secteur agricole et agroalimentaire ont enregistré un léger recul, se fixant à 8,4 milliards de DH à la fin de janvier 2024, ce qui représente une diminution de 1,2% par rapport à l'année. précédente. En ce qui concerne la pêche, le volume des débarquements a chuté de 21,6% au début de 2024, ce qui a eu un impact sur la valeur commerciale des prises.
Redynamisation du secteur extractif
La DEPF souligne par ailleurs que le secteur extractif connaît une dynamique, avec une forte croissance véritable de 32,3% au quatrième trimestre 2023.
Le phosphate brut, affiche une diminution de 5,8% sur l'année, une baisse atténuée par une hausse de 36,5% au dernier trimestre. La production de dérivés du phosphate a également montré des signes de reprise, avec une augmentation de 1% en 2023, marquant une nette par rapport à la baisse de 6,7% enregistrée l'année précédente. Cette dynamique s'est confirmée en début 2024, avec des exportations de phosphates et de leurs dérivés respectivement de 67,3% et 47,9%, ce qui a généré un chiffre d'affaires à l'exportation de 6,2 milliards. de DH, en hausse de 17,5%.
Reprise de la construction et dynamisme manufacturier
La construction se redresse progressivement après une période tumultueuse, tandis que le secteur constructeur connaît une dynamique soutenue, d'après la DEPF. Une lueur d'optimisme est apparue en 2023 avec une augmentation de 4,8% des ventes de ciment, bien que ces niveaux restent en-deçà de ceux d'avant la crise. Cette tendance ascendante s'est poursuivie au début de 2024, avec une croissance de 7,5% dans les ventes de ciment au cours des deux premiers mois, portée par des performances solides en janvier et février.
En parallèle, le secteur manufacturier affiche également une vigueur notable, avec une augmentation de 8% de son indice de production au quatrième trimestre 2023. Cette progression est alimentée par des secteurs clés tels que l'industrie chimique, automobile et la fabrication de produits informatiques. . Le taux d'utilisation des capacités de production atteint un sommet record de 78,1% en janvier 2024, signalant une reprise robuste et diversifiée.
Ces signes positifs, associés aux programmes et projets mis en place pour stimuler le secteur de la construction, notamment en prévision des grands événements sportifs et des initiatives de reconstruction, présagent un avenir prometteur pour l'économie marocaine.
Tourisme en plein essor et transport en croissance
Une effervescence et une reprise dynamique caractérisent le secteur tertiaire en ce début d'année 2024. La DEPF note que le tourisme affiche des performances remarquables, surpassant largement les chiffres d'avant la crise de 2019. Les arrivées touristiques ont grimpé de 10,4 % fin janvier 2024 par rapport à l'année précédente, portées par un afflux notable de visiteurs étrangers, en provenance notamment de France, du Royaume-Uni, de Pologne, d'Allemagne, de Chine, des Pays-Bas, de Belgique et d'Arabie Saoudite. Les nuitées dans les établissements classés ont également connu une hausse de 8,4%, avec une augmentation tant des nuitées des non-résidents que des résidents.
Cependant, les recettes touristiques ont enregistré une baisse de 10,5% en variation annuelle à fin janvier 2024, malgré une hausse l'année précédente. Toutefois, elles restent en progression de 30% par rapport à la période pré-crise.
Parallèlement, le secteur du transport aérien affiche également une vitalité certaine, avec une augmentation de 19% du nombre de passagers accueillis dans les aéroports nationaux en février 2024, dépassant ainsi de 28,1% les chiffres enregistrés avant la crise.
Le trafic portuaire a également atteint des sommets en 2023, avec un volume record de 209,4 millions de tonnes, principalement dominé par l'activité de transbordement. En outre, le transport ferroviaire a enregistré une croissance significative avec 52,8 millions de passagers transportés. Les secteurs de la téléphonie mobile et de l'internet se portent bien aussi avec un taux de pénétration internet de 103,4% à fin 2023, témoignant de l'accélération de la digitalisation dans le pays.


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