Cette initiative portée par le ministère du Numérique et de la Digitalisation, permettra aux mairies de s'affranchir du fonctionnement classique. Ainsi, l'enregistrement des naissances, la délivrance d'autorisations relatives aux funérailles, aux manifestations sportives, éducatives ou ludiques, aux inhumations, aux sorties de caravanes, ainsi qu'aux déplacements de mineurs à l'étranger, peuvent désormais être effectuées à distance, depuis un téléphone portable ou tout point d'accès numérique. La ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a mis l'accent sur la détermination du gouvernement à faire du numérique « un outil de progrès et non d'exclusion », et à veiller ce que « la technologie reste au service du citoyen et jamais l'inverse », expliquant que cette innovation marque une avancée décisive vers une administration plus proche des citoyens, rapportent les médias locaux. « Depuis bientôt une décennie, notre pays s'est engagé dans une transformation numérique profonde, ce n'est plus à démontrer. Nous ne voulions pas suivre une tendance mondiale ni encore accueillir des innovations pour les prix internationaux. Nous voulions une transformation telle que rêvée », a-t-elle révélé. « E-commune » permettra aux habitants de Porto-Novo, Lokossa et Djougou, villes pilotes du projet, d'effectuer diverses démarches administratives en ligne. Ainsi, « les déplacements, les photocopies, les allers-retours interminables, les pertes de temps », relèvent désormais du passé. Le lancement de cette plateforme, qui sera généralisée de manière progressive aux 77 autres communes à la faveur du Programme de Renforcement de la Sécurité et de la Gouvernance (PRSCG 2), traduit la volonté de Cotonou de placer le numérique au cœur de l'administration publique et de rapprocher les divers services de ses citoyens, ajoutent les médias.