Lors du National Forum on Microgrids and Minigrids for Off-Grid Electrification organisé à Accra, le ministre a indiqué que le coût élevé des projets et la perception d'un risque important freinent l'engagement des investisseurs privés, limitant ainsi la mobilisation des capitaux indispensables au déploiement des micro et mini-réseaux. Ces propos, relayés par le média local MyJoyOnline, interviennent dans un contexte où l'accès à l'électricité demeure inégal. D'après des données publiées par NewsGhana, environ 3,5 millions de personnes – principalement dans des communautés rurales, insulaires et lacustres – ne disposent toujours pas d'un accès fiable à l'électricité. Au niveau national, le taux d'accès est passé de 88,75 % en 2023 à 89,03 % en 2024, selon le National Annual Progress Report du gouvernement. Face à ces enjeux, le forum a rassemblé pouvoirs publics, régulateurs, entreprises privées et partenaires techniques et financiers afin d'examiner les ajustements réglementaires et les mécanismes de financement susceptibles d'accélérer l'électrification hors réseau. Ces derniers mois, le Ghana a multiplié les initiatives pour renforcer son cadre de développement des énergies renouvelables. En novembre 2025, Agence Ecofin a rapporté que l'Energy Commission avait convoqué à Accra plus de quarante acteurs du secteur pour examiner le cadre réglementaire, le suivi des licences et les conditions d'exercice des entreprises spécialisées. Les données discutées lors de ces travaux indiquent qu'en 2022, les énergies renouvelables représentaient environ 36 % de la production nationale d'électricité, dominée par l'hydroélectricité. Le solaire, en revanche, ne contribue qu'à hauteur de 4,77 % du mix électrique. En septembre 2023, le gouvernement a lancé son Plan national de transition énergétique couvrant la période 2022-2070, avec l'objectif d'accroître progressivement la part des énergies propres dans le système énergétique. Par ailleurs, en octobre 2025, Ghana News Agency a annoncé le démarrage d'un programme de 200 millions de dollars destiné à financer l'installation d'environ 4 000 systèmes solaires photovoltaïques en toiture, pour une capacité cumulée estimée à 137 MW. Cette initiative vise notamment à réduire la pression sur le réseau national. En parallèle, le ministère de l'Energie met en œuvre le Scaling-Up Renewable Energy Programme (SREP), axé sur l'électrification des communautés hors réseau à travers des solutions renouvelables décentralisées. L'ensemble de ces actions s'inscrit dans un cadre budgétaire renforcé par la création d'un fonds dédié aux énergies renouvelables, approuvé par le Parlement, afin de soutenir les projets solaires et les infrastructures connexes. À l'horizon 2030, les autorités ambitionnent de porter la part des renouvelables à 10 % du mix électrique national.