Les faits reprochés à Achraf Hakimi remontent à février 2023. Une jeune femme de 24 ans accuse alors le joueur du Paris Saint-Germain de l'avoir agressée sexuellement à son domicile, après un échange sur Instagram. Elle affirme avoir subi des attouchements non consentis puis un viol. Après plusieurs mois d'instruction, la justice a décidé de franchir une étape décisive : l'affaire sera examinée devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, suite à une requisition du parquet de Nanterre. «J'attends ce procès avec calme» Première réaction publique du joueur : un message publié sur son compte X. Le latéral de l'équipe nationale, 27 ans, campe sur sa position. «Aujourd'hui, une accusation de viol suffit à justifier un procès alors même que je la conteste et que tout démontre qu'elle est fausse. C'est aussi injuste pour les innocents que pour les victimes sincères. J'attends avec calme ce procès qui permettra que la vérité éclate publiquement». Une ligne de défense constante depuis l'ouverture de l'enquête. En septembre dernier, dansune émission télé, il parlait déjà d'«un mensonge» et évoquait une tentative de «chantage», assurant n'avoir «rien fait». Défense offensive Son avocate, Fanny Colin, s'exprimant à la radio affirme que l'accusation repose « sur la seule parole d'une femme ». Elle soutient que la plaignante aurait refusé plusieurs actes d'investigation : examens médicaux, analyses ADN, exploitation de son téléphone portable ou encore identification d'un témoin clé. La défense évoque également deux expertises psychologiques qui auraient relevé, selon elle, un manque de lucidité sur les faits dénoncés et l'absence de symptômes post-traumatiques. Elle affirme en outre que des messages échangés avec une amie feraient état d'un projet de «dépouiller» le joueur. «Nous attendons ce procès déterminés et combatifs pour que justice soit rendue», a insisté l'avocate. Riposte de la plaignante En face, la position est tout aussi ferme. Rachel-Flore Pardo, l'avocate de la plaignante, a affirmé devant la presse, que l'enquête judiciaire a permis de réunir «tous les éléments nécessaires à la caractérisation du crime de viol ». Elle balaie également l'argument du chantage et estime que c'est juste une stratégie de défense de la part du joueur.