Cette décision intervient moins de deux mois après l'entrée en fonction du président Mamadou Doumbouya, accusé par ses détracteurs d'exercer le pouvoir de manière autoritaire. La mesure, prise par le ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, reproche à ces partis un « manquement à leurs obligations». Selon le texte officiel, elle s'accompagne également du retrait de leur contrôle sur leurs ressources et leurs biens. Le général Mamadou Doumbouya a été élu à la fin du mois de décembre pour un mandat de sept ans, lors d'un scrutin auquel les principaux leaders de l'opposition n'ont pas pu participer. Plusieurs critiques ont estimé que cette élection avait été organisée à l'avantage du pouvoir en place. Parmi les formations dissoutes figurent notamment l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), dirigée par Cellou Dalein Diallo et suspendue depuis août 2025, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), parti de l'ancien président Alpha Condé suspendu en mars 2025, ainsi que l'Union des forces républicaines (UFR) de l'opposant Sidya Touré. Ces trois dirigeants vivent actuellement en exil. Le décret précise que cette dissolution entraîne la perte immédiate de la personnalité morale et du statut juridique des partis concernés. Il leur interdit également toute activité politique ainsi que l'utilisation de leurs sigles, logos, emblèmes ou autres symboles distinctifs. Les locaux servant de sièges nationaux ou de représentations régionales seront placés sous scellés. Les biens appartenant aux partis ont par ailleurs été placés sous séquestre, et un curateur a été désigné pour superviser leur transfert, sans que le texte n'indique clairement la destination finale de ces ressources.