Les enquêtes de conjoncture réalisées par le Haut-Commissariat au Plan auprès des entreprises opérant dans les services marchands non financiers et le commerce de gros font état d'une évolution contrastée de l'activité au quatrième trimestre 2025, accompagnée de perspectives globalement modérées pour le début de l'année 2026. Repli de l'activité dans les services marchands Dans le secteur des services marchands non financiers, 49 % des chefs d'entreprise déclarent une baisse de l'activité au quatrième trimestre 2025, contre 34 % qui signalent une hausse. Cette évolution s'expliquerait notamment par le recul observé dans les branches des télécommunications, du transport aérien et des activités de location et location-bail. À l'inverse, certaines activités ont enregistré une progression, notamment l'hébergement et la restauration, les transports terrestres et par conduites ainsi que l'entreposage et les services auxiliaires des transports. Le taux d'utilisation des capacités de prestation du secteur se serait établi à 74 %. La majorité des entreprises interrogées jugent leurs carnets de commandes à un niveau normal (84 %). Sur le plan de l'emploi, 23 % des entreprises signalent une augmentation des effectifs, tandis que 60 % font état d'une stabilité. Les investissements réalisés en 2025 ont principalement porté sur le renouvellement d'équipements et l'extension des activités, selon 83 % des entreprises du secteur. Commerce de gros. Des ventes globalement stables Dans le commerce de gros, l'évolution des ventes sur le marché local apparaît plus stable. Au quatrième trimestre 2025, 26 % des grossistes déclarent une hausse des ventes, alors que 62 % évoquent une stabilité. La progression observée dans certaines branches, notamment le commerce de gros d'équipements de l'information et de la communication, le commerce de gros d'autres équipements industriels et les autres commerces de gros spécialisés, a été partiellement compensée par un recul dans le commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac. L'emploi est resté globalement stable selon 86 % des chefs d'entreprise, tandis que les stocks de marchandises sont jugés à un niveau normal par 88 % des grossistes. Concernant les prix de vente, 32 % des entreprises signalent une baisse, contre 66 % qui évoquent une stabilité. Des perspectives modérément positives pour début 2026 Pour le premier trimestre 2026, les chefs d'entreprise du secteur des services marchands non financiers anticipent une augmentation de l'activité globale selon 36 % d'entre eux, tandis que 14 % s'attendent à une baisse. Les perspectives favorables concernent notamment les transports terrestres et par conduites ainsi que l'entreposage et les services auxiliaires des transports. À l'inverse, un recul est anticipé dans les transports par eau, les activités de location et location-bail et les activités immobilières. La demande devrait rester stable pour 63 % des entreprises, alors que 28 % anticipent une hausse. S'agissant de l'emploi, 61 % des dirigeants prévoient une stabilité des effectifs et 22 % une augmentation. Dans le commerce de gros, les anticipations restent prudentes : 22 % des grossistes prévoient une hausse des ventes au premier trimestre 2026, tandis que 68 % tablent sur une stabilité. Les perspectives positives concernent notamment le commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac, le commerce de biens domestiques et celui des produits agricoles bruts et animaux vivants. En revanche, un recul est attendu dans le commerce d'équipements de l'information et de la communication et dans certains segments spécialisés. Les commandes devraient rester à un niveau normal selon 79 % des entreprises, tandis que l'emploi devrait demeurer stable pour 77 % des grossistes, avec 21 % d'entre eux prévoyant une hausse des effectifs.