Les chefs d'entreprises sont relativement optimistes pour le 4e trimestre 2025. Selon le Haut-commisariat au plan, les services marchands non financiers devraient connaître une hausse modérée de l'activité, portée par les transports, le voyage, l'entreposage et l'ingénierie, tandis que certaines branches, comme les transports par eau, pourraient ralentir. Dans le commerce de gros, les ventes resteront globalement stables, avec une légère progression attendue sur l'alimentaire et les biens domestiques. Cette confiance mesurée s'appuie sur la performance solide du 3e trimestre, marquée par la croissance des services et la stabilité du commerce. Pour le quatrième trimestre 2025, les chefs d'entreprises du secteur des services marchands non financiers anticipent une progression modérée de l'activité. En effet, selon l'enquête trimestrielle de conjoncture du Haut-commissariat au plan (HCP), 50% des patrons prévoient une hausse, tandis que 19% tablent sur une baisse. Cette projection est étroitement liée à la croissance attendue dans certaines branches clés, notamment les «Transports terrestres et transport par conduites», les «Activités des agences de voyage, voyagistes et services de réservation», l'«Entreposage et services auxiliaires des transports», et les «Activités d'architecture et d'ingénierie, contrôle et analyses techniques». Ces segments bénéficient d'un contexte favorable, marqué par des demandes accrues en services logistiques, des projets d'infrastructure et une reprise progressive des déplacements professionnels et touristiques. À l'inverse, certaines branches comme les «Transports par eau» et les «Activités de location et location-bail» pourraient connaître un ralentissement. Les anticipations de demande suivent cette tendance, avec 38% des chefs d'entreprises prévoyant une augmentation et 23% une baisse. Pour l'emploi, 26% des patrons s'attendent à une hausse des effectifs, tandis que 57% estiment que les effectifs resteront stables. Cette projection traduit un optimisme mesuré mais réaliste, renforcé par la stabilité des commandes et une capacité d'adaptation des entreprises face aux variations conjoncturelles. En résumé, le secteur semble préparer un quatrième trimestre marqué par la consolidation et la diversification de ses activités, tout en maintenant une gestion prudente des ressources humaines et opérationnelles. Dans le secteur du commerce de gros, l'enquête du HCP sur les anticipations au quatrième trimestre 2025 révèlent une tendance stable à légèrement positive. Selon 27% des grossistes, les ventes devraient augmenter, tandis que 65% prévoient une stabilité. La hausse attendue s'explique notamment par le dynamisme des branches des «Autres commerces de gros spécialisés», du «Commerce de gros de produits alimentaires, boissons et tabacs» et du «Commerce de gros de biens domestiques». Ces secteurs profitent de la demande soutenue sur le marché local, de flux d'approvisionnement réguliers et de la diversification des produits proposés aux détaillants et aux distributeurs. En termes de commandes, 79% des grossistes anticipent un niveau normal, tandis que 18% s'attendent à un volume supérieur à la normale. L'emploi devrait, pour sa part, rester stable pour 77% des professionnels, avec 21% envisageant une augmentation des effectifs. Les stocks de marchandises restent gérés de manière optimale, garantissant un équilibre entre l'offre et la demande. Par ailleurs, les prix de vente devraient connaître une relative stabilité, reflétant la prudence des entreprises face aux fluctuations des coûts et à la compétitivité du marché. Ainsi, dans l'ensemble, le commerce de gros se prépare à un quatrième trimestre marqué par la régularité des ventes, la gestion efficace des stocks et une dynamique modérée mais positive sur le plan commercial. 3e trimestre 2025 : croissance des services marchands, stabilité du commerce de gros Cet optimisme, même s'il est prudent, est alimenté par les résultats observés au cours du 3e trimestre. Durant cette période, l'activité du secteur des services marchands non financiers a montré une reprise globale, selon 68% des patrons, tandis que 10% ont constaté un recul. Cette dynamique positive est portée par la progression des branches «Télécommunications», «Transports aériens», «Entreposage et services auxiliaires des transports» et «Transports terrestres et transport par conduites». Ces activités ont bénéficié d'une demande accrue pour les services logistiques et de transport, ainsi que d'une croissance soutenue des communications professionnelles et personnelles, stimulée par l'amélioration des infrastructures et des technologies numériques. En revanche, certaines branches comme les «Transports par eau», la «Publicité et études de marché» et les «Activités de poste et courrier» ont enregistré un repli, reflétant des fluctuations conjoncturelles et la concurrence accrue sur certains segments. Le taux d'utilisation des capacités de prestation (TUC) s'est établi à 76%, signe d'une exploitation relativement soutenue des ressources disponibles. Les carnets de commande étaient jugés normaux par 74% des patrons et supérieurs à la normale par 19%, ce qui indique une activité future stable et des perspectives de croissance modérée. L'emploi a, de son côté, progressé pour 35% des entreprises, tandis que 15% ont réduit leurs effectifs. Globalement, le secteur a consolidé sa performance au troisième trimestre, soutenu par des segments stratégiques et une demande qui reste robuste malgré les disparités sectorielles. Le commerce de gros a connu un troisième trimestre 2025 stable mais contrasté selon les segments. Les ventes sur le marché local ont augmenté pour 20% des grossistes, tandis que 72% rapportent une stabilité. La hausse a concerné principalement le «Commerce de gros de produits alimentaires, boissons et tabacs» ainsi que le «Commerce de gros de biens domestiques», soutenus par la demande constante des distributeurs et la diversification des produits. À l'inverse, le «Commerce de gros de produits agricoles bruts et d'animaux vivants» a enregistré une baisse des ventes, impacté par la saisonnalité et la volatilité des marchés. L'emploi est resté stable pour 84% des entreprises, ce qui traduit une gestion prudente des ressources humaines. Les stocks de marchandises étaient jugés normaux par 88% des grossistes, permettant de réguler l'offre et de répondre aux besoins du marché sans déséquilibre. Les prix de vente ont connu une stabilité pour 69% des entreprises, avec une hausse pour 27%, ce qui reflète la variabilité des coûts d'approvisionnement et des stratégies commerciales. Dans l'ensemble, le commerce de gros a démontré une résilience notable qui combine stabilité opérationnelle, maîtrise des stocks et maintien de la compétitivité sur un marché local exigeant. Abdelhafid Marzak / Les Inspirations ECO