Dans ce cadre, les autorités kényanes ont récemment conclu un accord visant le doublement de 23,5 km de routes. Ce projet d'envergure ambitionne de désengorger un axe stratégique de la capitale, d'améliorer la mobilité quotidienne des usagers et de fluidifier un trafic fortement perturbé par des congestions récurrentes. Cette initiative s'inscrit dans le programme de développement à long terme du pays, Vision 2030, qui prévoit la construction et la réhabilitation d'environ 5.500 km de routes, dont 3.825 km de routes nationales principales et 1.675 km de routes relevant des comtés. D'après les médias locaux, le projet sera financé par un prêt de 38,7 milliards de shillings kenyans (près de 298,9 millions de dollars) et sa réalisation devrait s'étendre sur une période de 36 mois. Structuré selon un modèle EPC (ingénierie, approvisionnement et construction), le chantier prévoit l'élargissement de la route existante en une voie à quatre bandes, ainsi que l'aménagement d'échangeurs et de passerelles piétonnes dans les zones à forte densité de circulation. L'Autorité nationale des routes a souligné que ce projet s'inscrit dans une stratégie globale de modernisation des infrastructures de transport de la capitale, où les embouteillages chroniques freinent la mobilité et pèsent sur l'activité économique. Parallèlement au développement du réseau routier, Nairobi mise également sur un système de transport multimodal, incluant notamment la modernisation du réseau ferroviaire de banlieue, afin d'améliorer durablement les déplacements urbains et de réduire la pression sur les principaux axes routiers.