DR ‹ › Le Costa Rica a considéré, vendredi, l'autonomie du Sahara sous la souveraineté marocaine comme «la solution la plus réalisable» et «la base la plus appropriée, sérieuse, crédible et réaliste» pour le règlement du différend régional. En visite de travail dans le royaume, le ministre des Relations extérieures et du culte du Costa Rica, Arnoldo André Tinoco, a exprimé l'intention de son pays «d'agir sur la base de cette position, aux niveaux politique, diplomatique, économique et consulaire». Selon la diplomatie marocaine, cette position a été exprimée dans la déclaration conjointe, signée à Rabat, à l'issue des entretiens entre Arnoldo André Tinoco et le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita. Le Costa Rica s'est par ailleurs félicité de l'adoption de la résolution 2797 par le Conseil de sécurité des Nations unies, en octobre 2025. À ce titre, San José reconnaît «l'importance que le Royaume du Maroc accorde à la question du Sahara» et affirme suivre «de près la dynamique positive actuelle sur ce dossier sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI». Par la même occasion, les deux chefs de la diplomatie ont réitéré leur «appui à l'Envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara», ainsi qu'aux «efforts qu'il déploie en vue de faire avancer le processus politique vers une issue définitive à ce différend régional». À son élection en 2022, le président du Costa Rica Rodrigo Chaves Robles a déjà exprimé l'ambition de son pays de renforcer ses relations avec le Maroc. Ayant reçu le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, le chef d'Etat nouvellement élu à ce moment-là a mis l'accent surtout sur l'économie. Avec la position exprimée par San José sur le Sahara, cette dynamique pourrait s'étendre au domaine politique.