Intitulé « The State of the Industry Report on Mobile Money 2026 », le document indique que le continent représente près de 66 % de la valeur totale des transactions mondiales, estimées à 2091 milliards de dollars (+23% sur un an). En volume, l'Afrique domine également largement, avec environ 92 milliards de transactions réalisées en 2025, soit 74 % du total mondial (125 milliards). Le continent concentre aussi plus de la moitié des comptes de mobile money dans le monde, avec 1,2 milliard de comptes recensés (+18%), sur un total global de 2,3 milliards. Malgré cette forte dynamique, des disparités importantes subsistent entre les différentes régions africaines. Sur les 347 services de mobile money actifs dans le monde, 187 sont localisés en Afrique. L'Afrique de l'Est se positionne en tête, avec 537 millions de comptes et un volume de transactions atteignant 806 milliards de dollars. Elle est suivie par l'Afrique de l'Ouest (517 millions de comptes pour 498 milliards de dollars), puis par l'Afrique centrale (128 millions de comptes et 105 milliards de dollars). À l'inverse, le mobile money reste moins développé en Afrique du Nord et en Afrique australe, avec respectivement 30 millions et 33 millions de comptes, en raison notamment d'un niveau de bancarisation plus élevé. Le rapport souligne également une utilisation plus régulière des services : le nombre de comptes actifs mensuellement a augmenté de 19 % pour atteindre 347 millions, soit environ 28 % de l'ensemble des comptes africains. À l'échelle mondiale, les usages du mobile money continuent de se diversifier. Ils incluent désormais les paiements marchands, le règlement de factures, les transferts d'argent internationaux ainsi que les paiements de masse, tels que les salaires ou les aides sociales. Par ailleurs, les services financiers associés — épargne, assurance et crédit — connaissent un essor croissant, en particulier en Afrique subsaharienne et en Asie.