Le directeur général du ministère israélien de la Défense, Amir Baram, a décidé de mettre fin à tous les contrats avec la France et de privilégier les équipements de fabrication israélienne et les achats auprès de pays amis, selon la chaîne d'information israélienne Channel 12. Cette décision fait suite aux restrictions imposées par la France à la participation d'Israël aux salons de l'armement et à son soutien à une résolution de l'ONU appelant à un embargo sur les armes à destination d'Israël. Au plus fort du conflit iranien de 12 jours en juin, Israël a accusé le gouvernement français d'avoir bloqué une partie du pavillon israélien au Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget, violant ainsi les accords conclus sur la participation d'Israël et les principes d'égalité. M. Baram avait alors qualifié cette mesure d'« antisémite flagrante » et accusé la France d'« exclusion commerciale visant à empêcher les industries israéliennes performantes de concurrencer les industries françaises ». Dans un communiqué, le ministère de la Défense a alors déclaré que la décision du gouvernement français « intervient à un moment où Israël mène une guerre nécessaire et juste pour éliminer la menace nucléaire et balistique qui pèse sur le Moyen-Orient, l'Europe et le monde entier ». En 2024, un tribunal parisien a invalidé les restrictions imposées aux entreprises israéliennes par le ministère français de la Défense concernant le salon Eurosatory 2024, jugeant qu'elles violaient le principe d'égalité.