Dernière avancée en date : la création de l'Agence de transformation numérique et d'innovation (ATDI), désormais dirigée par Adilson dos Santos Cousin Gomes, récemment nommé à la tête de son conseil d'administration. Cette structure aura un rôle central dans la modernisation de l'administration publique. Elle sera notamment chargée de coordonner les services numériques de l'Etat, d'assurer l'interopérabilité des plateformes, d'intégrer les centres de données et de simplifier l'acquisition de solutions technologiques. L'objectif est clair : offrir des services publics plus efficaces, accessibles et cohérents aux citoyens. Cette nomination intervient dans un contexte de forte mobilisation gouvernementale. Le ministère des Communications et de la Transformation numérique souligne que ces initiatives visent à renforcer la cybersécurité, améliorer la performance des systèmes publics et soutenir la croissance économique du pays. En parallèle, Maputo a récemment lancé plusieurs dispositifs structurants, dont une Commission nationale pour l'intelligence artificielle et une instance multisectorielle dédiée au pilotage de la transformation numérique. Le pays travaille également à l'élaboration de sa stratégie nationale dans ce domaine, amorcée en février, qui doit servir de feuille de route pour un développement plus inclusif et résilient. Les ambitions sont élevées : atteindre 80 % de pénétration mobile, couvrir 95 % du territoire et garantir une disponibilité réseau de 99 %. Le gouvernement vise aussi des débits allant jusqu'à 1 Gbps pour la 5G. Pour y parvenir, il compte sur l'expansion de la fibre optique, la modernisation des infrastructures télécoms et le recours aux technologies satellitaires. Malgré ces efforts, le Mozambique accuse encore un retard significatif. Selon les Nations unies, le pays se classe 177e sur 193 à l'indice de développement de l'e-gouvernement 2024. Du côté de la cybersécurité, l'Union internationale des télécommunications pointe également des marges de progression importantes, tandis que le taux de pénétration d'Internet reste limité à un peu plus de 20%.