La rencontre, organisée au stade du RCD Espanyol à Cornellà, a été marquée par des chants hostiles à caractère islamophobe. Selon plusieurs sources, une partie des supporters a entonné des slogans offensants visant l'équipe adversaire et la religion musulmane, suscitant une vive indignation dans les milieux sportifs et politiques. L'affaire a rapidement pris une dimension nationale. Une enquête a été ouverte par la police catalane pour faire la lumière sur les faits et identifier les responsables. De son côté, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a fermement condamné ces agissements, les qualifiant d'« inacceptables ». Il a insisté sur le fait qu'« une minorité de supporters a porté atteinte à l'image du pays », à un moment sensible où l'Espagne se prépare à co-organiser la Coupe du monde 2030 aux côtés du Maroc et du Portugal. Sur le plan sportif, la réaction n'a pas tardé. Le jeune international maroco-espagnol Lamine Yamal, a exprimé son indignation, dénonçant « un manque de respect qui ne peut être toléré ». Une position qui lui a valu des réactions hostiles par la suite. Le week-end dernier, lors de la rencontre de Liga entre le FC Barcelone et l'Atlético de Madrid, la star du FC a été pris pour cible par des insultes racistes particulièrement virulentes. Au moment de tirer un corner, des propos offensants ont été lancés depuis les tribunes, mêlant attaques personnelles et remarques discriminatoires. Une séquence largement relayée sur les réseaux sociaux laisse notamment entendre un supporter lui crier « Retourne au Maroc », déclenchant une nouvelle vague d'indignation et ravivant le débat sur le racisme dans le football espagnol. Au-delà de cet épisode, ces incidents relance le débat sur la persistance du racisme dans les stades espagnols, malgré les dispositifs mis en place ces dernières années. Le cas de Vinícius Júnior reste emblématique : depuis son arrivée au Real Madrid en 2018, l'attaquant brésilien a été à plusieurs reprises la cible d'insultes racistes, souvent sans que cela ne débouche sur des sanctions jugées dissuasives. Dans ce contexte, la procédure engagée par la FIFA pourrait constituer un nouveau test pour les autorités sportives espagnoles, appelées à renforcer leur arsenal face à un fléau qui continue d'écorner l'image du football européen.