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Convulsions assassines
Publié dans L'observateur du Maroc le 23 - 04 - 2010

Le Moyen-Orient, avec ses convulsions et son conflit arabo-israélien douloureux, complexe et interminable, met souvent sous l’éteignoir cette vaste région d’Afrique du Nord. Les stratèges européens savent pourtant l’importance de cette région pour la paix et la prospérité dans le monde et surtout en Europe. La proposition d’un espace unifié, celui de la Méditerranée, est une perspective intéressante pour les uns, une nécessité historique pour les plus lucides et une simple chimère pour les autres. C’est que la région est traversée par des courants bien contradictoires. D’un côté, nul ne peut nier l’existence d’un processus de modernisation et d’intégration des valeurs universelles, bien réel, mais en concurrence avec un réflexe de repli identitaire lui aussi complexe et tortueux.
Ces sociétés développent des antagonismes multiples. D’abord, entre elles. Les nationalismes et leur entrechoc, bien que déclinants, ont laissé des traces, des atavismes, dont le plus symptomatique est le différend historique maroco-algérien. Depuis le début, l'Algérie, à travers son protégé, le polisario, veut étendre son influence à l’Atlantique et affaiblir ainsi son éternel rival du Maghreb, le Maroc. Ensuite, les liens avec l’Europe sont compliqués et souvent passionnels. L’Algérie et la France, le Maroc et l’Espagne forment des couples très particuliers, où les liens réels et les intérêts communs si évidents laissent souvent place à des résurgences du passé, sous forme de crises passionnelles, latentes ou déclarées.
Les raisons historiques sont connues : la colonisation et la guerre de libération pour l’Algérie ; quatorze siècles d’histoire commune entre le Maroc et l’Espagne. De l’Andalousie à Sebta et Melilia, ces deux nations ont des destinées croisées, mêlées, pour le meilleur et pour le pire. Pourtant, des deux rives de la Méditerranée, on sait que l’avenir est à la coopération. L’Europe compte sur la rive sud et son nécessaire développement comme un approfondissement de son propre marché. Elle sait aussi que sa sécurité, face au terrorisme et aux trafics de tous genres dépend de ce qui se passe dans cette région. En attendant une intégration régionale, même à l’heure de la mondialisation, les riverains du sud de la Méditerranée sont totalement dépendants de l’Europe pour leur développement. Cette réalité de l’interdépendance s’impose à tous et rend ridicules les fameuses crises d’urticaires. Mais au-delà, c’est au niveau des valeurs que l’on est en droit de faire preuve d’optimisme.
Dans les pays du sud, malgré les atavismes culturels, il est clair que les choix de démocratie, de tolérance et d’ouverture sont ceux de la frange la plus importante de la société. Les apparences sont trompeuses, l’intégrisme et son fils naturel, le terrorisme, sont une réaction à la modernité, pas sa négation. Ce phénomène qui s’appuie sur des faits locaux et internationaux n’est qu’une convulsion au regard de l’histoire. Les sociétés sont réellement traversées par la volonté d’accès à la modernité. C’est par le développement et la démocratisation que cette région contribuera à la paix dans le monde, pas par l’exacerbation des nationalismes. Cela n’est pas un vœu, c’est une réalité historique.
Sans la démocratie et sans le développement, ces sociétés continueront à secréter des terreaux pour le terrorisme islamiste. En Algérie, où toutes les élections sont truquées par un pouvoir qui a imposé une amnistie pour les assassins, sans pour autant éradiquer le terrorisme, le président Bouteflika veut à tout prix saper le processus onusien de règlement du conflit du Sahara, véritable frein à l’intégration de la région.
Avant n’importe quel acte d’unification, la pression en faveur de la démocratie en Algérie doit être plus conséquente. D’abord par la dénonciation sans équivoque, y compris officielle, de toute violation des droits de l’homme sur son territoire, Tindouf en l’occurrence. Ensuite par l’établissement d’un lien entre celle-ci et toute aide économique et, enfin, par un soutien affiché aux forces démocratiques algériennes. Est-ce trop demander ?


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