Africa Investment Conference : Le Royaume-Uni post-Brexit cible des marchés clés en Afrique    Orange Maroc se prépare à la 5G    Précisions sur les conditions de détention de Maâti Mounjib    Compteur coronavirus : 925 cas testés positifs et 23 décès en 24 heures    MOROCCO MALL: Les soldes d'hiver de retour    Allal Amraoui : «L'attitude schizophrène de l'Espagne envers le Maroc interroge à plusieurs égards»    ICESCO : Technologies intelligentes et agriculture en Afrique    Hamid Bouchikhi classé parmi les théoriciens du management les plus influents    C'est parti pour la campagne de vaccination    BAM: Le dirham se déprécie de 0,67% face à l'euro    Le Crédit Agricole du Maroc à l'écoute des professionnels de la filière céréalière    Origine du Covid-19: l'OMS estime qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions    COVID-19 : La Grèce prolonge le confinement jusqu'au 1er février    CHAN2021 : le Maroc cherche un schéma offensif plus efficace    Bouznika : De nouveaux résultats concrets font avancer le dialogue inter-libyen    Coronavirus : le Maroc autorise le vaccin de Sinopharm    Vaccins Astrazeneca et SinoPharm au Maroc: ce que l'on sait    Message de condoléances et de compassion du Souverain à la famille de feu Moulay M'Hamed Iraki    Jean-Marie Heydt dévoile son livre « Mohammed VI, la vision d'un Roi : actions et ambitions »    Des experts internationaux plaident pour une approche coordonnée de la lutte contre la corruption    Vaccin AstraZeneca : les précisions de l'ambassade de l'Inde à Rabat    Quand l'Espagne nourrit l'ambiguïté envers le Maroc !    La contribution du Maroc au désarmement mise en exergue à Genève    L'inexorable décrépitude de "La Comédie " La mémoire théâtrale de Fès compte ses jours !    Bouznika abrite un nouveau round du dialogue inter-libyen    Pantins et commanditaires obnubilés par une guerre imaginaire    La RDC s ' en tire à bon compte face à la Libye    Les dirigeants algériens isolés de la dynamique de l'histoire    Fusion Danse Morocco, un nouveau rendez-vous artistique pluriculturel    Sonia Bennis expose ses récentes œuvres à Marrakech    LF 2021 : voici les principales mesures fiscales [Document]    Entraînement en mer: Deux stagiaires commandos de la Marine Royale portés disparus    Vaccins anti-Covid-19 : La fièvre des «vaxxies» va bientôt atteindre le Maroc    USA: Majoritaires au Congrès, les démocrates pressés de mettre en œuvre l'agenda de Biden    Hassan Baraka, le premier marocain à nager 1.600 mètres dans une eau à moins de 5 degrés    Maroc-Rwanda à 17h : qualification et confirmation en ligne de mire    Le Rallye Aïcha des Gazelles reporte sa 30eme édition    Défense aérienne : Le Maroc acquiert le fameux système de défense aérienne "Patriot"    Groupe C : Maroc-Rwanda / La qualification au prochain tour en ligne de mire    L'homme aux chaussettes rouges quitte DFC    Première édition de «Blabl'Art» à Casablanca    L'Inde donne son feu vert pour l'exportation du vaccin vers le Maroc    «Le secret de la lettre», nouveau roman de Mohammed Ennaji    Le Maroc plaide pour une stratégie africaine de l'éducation    Casablanca: mise en échec d'une tentative d'exportation illicite de pièces géologiques    «Mohammed VI, la vision d'un Roi : actions et ambitions»    A la découverte de l'univers fantastique de Yassine Balbzioui à Rabat    Mise au point : Les "attaques injustifiées" et les "assertions diffamatoires" de RSF ne passent pas    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Polémique des cliniques privées : l'ANCP s'entête, les associations de protection du consommateur s'indignent
Publié dans L'opinion le 18 - 11 - 2020

La prise en charge de la covid-19 par les cliniques ne cesse d'accumuler les controverses, le problème du coût de l'hospitalisation et les chèques de garantie n'ont pas encore réglés malgré la médiation du ministre de la Santé. Les cliniques privées refusent de respecter les tarifs réglementaires sous prétexte de leurs inconformité avec les coûts réels, tandis que les associations de défense des consommateurs s'indignent. Eclairage.
La question de la prise en charge de la cvodi-19 par les cliniques privées continuent d'alimenter la controverse entre les cliniques privées et l'opinion publique. Plusieurs comportements ont provoqué la l'indignation des citoyens, quand ils ont appris que certains établissements présentent des factures exorbitantes pour l'hospitalisation des patients de covid-19, en imposant des chèques de garantie avant leur prise en charge.
Les cliniques furent aussitôt recadrées par le ministre de la Santé Khalid Ait Taleb qui a qualifié cette pratique d'illégale. Quelques jours plutôt, ce dernier a tenu une réunion avec l'Agence nationale des cliniques privées (ANCP) et l'Agence nationale de l'Assurance maladie pour disséquer ce problème. Ces derniers ont convenu de la nécessité de respecter la grille tarifaire de la prise en charge fixé par l'ANAM comme cadre de référence pour le remboursement des frais de la covid-19 par l'Assurance maladie obligatoire (AMO).
Les cliniques refusent la tarification de l'ANAM
Les représentants du secteur privé ne sont pas prêts à faire des concessions sur les prix des soins liés à la Covid-19. Interpelé sur ce sujet lors de son passage à Radio 2M, Redoine Semlali, président de l'Association nationale des cliniques privées, a considéré qu'il est impossible d'appliquer les tarifs définis par la nomenclature en vigueur, ajoutant que la réanimation est très couteuse. « On ne peut pas faire de réanimation à 1 500 DH », a-t-il martelé, rappelant « Nous mettons en place une offre de soins de qualité et performante ».
Même argument pour Moulay Said Afif, président de la fédération nationale de la Santé, qui a fait état d'un décalage entre le coût réel de la prise en charge surtout en réanimation et la tarification de référence établie par l'Agence nationale de l'Assurance maladie. M. Afif appelle à ce que les experts de l'Agence, de la CNSS, de la CNOPS et les représentants du secteur privé se mettent à table pour convenir d'un tarif commun qui fasse l'unanimité.
« La santé n'a pas de prix, mais elle a un coût, il faut qu'on sache quel est ce coût », a-t-il précisé ajoutant qu'il faut se mettre d'accord sur une revalorisation des tarifs de la prise en charge de la covid-19 pour qu'ils soient conformes avec le cout réel des hospitalisations. « Tant qu'on ne prend pas en compte le cout réel de la prise en charge, nous resteront dans un dialogue de sourds », a-t-il renchéri.
À entendre les représentants du secteur privé, on comprend qu'ils appellent à la redéfinition d'une grille des tarifs liés aux soins de la covid-19. Ces derniers estiment que le coût réel de la réanimation varie entre 7 000 et 8 000 DH par jour. Néanmoins, Said Afif n'a pas nié l'existence de quelques abus de la part de quelques établissements hospitaliers privés, indiquant qu'ils ont été rappelés à l'ordre et sanctionnés.
« On ne peut pas régler toute la misère du pays » !
Par ailleurs, l'imposition d'un chèque de garantie pose un problème de déontologie et de citoyenneté. Il est question de savoir si les personnes, qui ne disposent pas des sommes suffisantes pour se payer une hospitalisation dans une cliniques privées, peuvent être prises en charge par ces dernières, sans qu'ils se voient imposées des conditions préalables, qu'elle soit d'ordre financier ou administratif. À cet égard, Rédouane Semlali a déclaré que les cliniques privées ne peuvent pas régler toute la misère du pays ». « Le problème se règle à Rabat », a-t-il ajouté. Ce commentaire risque de ne pas passer inaperçu.
M. Semlali a ainsi jeté la responsabilité sur l'Etat de trouver une solution pour faciliter l'accès des citoyens aux offres de soin du secteur privé, rappelant que l'Assurance maladie obligatoire n'est pas encore généralisée. Le président de l'ANCP a affirmé que les cliniques ne se sont pas des partis politiques, ajoutant qu'elles sont des endroits qui font une offre de soins. Une façon d'affirmer leur vocation lucrative.
Un problème de régulation selon les associations de protection du consommateur
Il s'agit en premier lieu d'un problème de régulation, aux yeux de Ouadie Madih, SG de la Fédération nationale des associations des consommateurs au Maroc (FNAC). Celui-ci considère que les organes de contrôle ne jouent pas leur rôle pour veiller au respect des tarifs tels que définis par la réglementation et notamment la Convention de 2005, signée entre les organismes gestionnaires de l'Assurance maladie, les Médecins et établissements de soins du secteur privé. « Ces cliniques privées ne respectent aucune loi, aucune réglementation », a-t-il asséné, ajoutant que ceci est une infraction de la loi qui n'est pas sanctionnée par les instances de contrôle.
S'agissant des chèques de garantie, M. Madih est clair sur ce point, « le dépôt d'un chèque de garantie est illégale et un acte pénal » a-t-il martelé, ajoutant que « les cliniques abusent de la faiblesse du consommateur qui trouve dans le secteur privé un recours ultime pour se faire soigner compte tenu du débordement de l'hôpital public ».
Outre cela, le Secrétaire général du FNAC a dénoncé l'entente anti-concurrentielle des cliniques privées qui s'accordent parfois sur une tarification unique, appelant le Conseil de Concurrence à se saisir de cette question et déceler cette connivence coupable.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.