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Réconciliation entre le Maroc et l'Algérie : Tebboune botte en touche
Publié dans L'opinion le 09 - 08 - 2021

Dans sa première sortie médiatique depuis le discours du Trône, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a, étonnamment, éludé le sujet de la réconciliation entre le Maroc et l'Algérie, donnant une nouvelle fois l'occasion à la presse algérienne d'insulter l'histoire.
Alors que SM le Roi Mohammed VI a décidé, sagement, à l'occasion du 22ème anniversaire de la Fête du Trône, de tendre la main au voisin de l'Est pour lancer une nouvelle ère diplomatique, basée sur le respect mutuel, le Président de l'Algérie n'a toujours pas montré sa détermination à vouloir mettre fin au différend maroco-algérien. Lors d'un entretien accordé, le 8 août, à la chaine algérienne ENTV, le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune, n'a fait état d'aucun signe favorable à l'initiative marocaine de réconciliation, exprimée à visage découvert par le Souverain. Au moment où toutes les parties concernées, qu'elles soient marocaines, algériennes ou autres, s'attendaient à une réaction effective, claire et positive de la part de Tebboune, ce dernier s'est contenté de moins de trois minutes pour parler des divers sujets concernant le Maroc, tout en s'abstenant de tout commentaire ou réaction à propos de la main tendue du Maroc. Au lieu de lancer un débat constructif, le président algérien a préféré camper sur le plaidoyer de Omar Hilale, lors de la réunion ministérielle du Mouvement des Non-Alignés, où il a défendu le droit à l'autodétermination du peuple kabyle.

Sans surprises les cerbères de la presse aux ordres du régime des généraux n'ont pas manqué de saisir l'occasion pour publier que l'heure de la réconciliation algéro-marocaine n'a pas encore sonné et que le voisin de l'Est rejette l'initiative marocain. Une initiative qui rappelons-le relève du pragmatisme, puisque le Maroc a toujours été attaché à l'unification du Maghreb et à la constitution d'un pôle régional fort et incontournable pour réaliser un développement global, intégré et cohérent.

En outre, le Président algérien a paradoxalement qualifié, d'un côté, l'affaire du Sahara de conflit interne auquel seules les deux parties concernées sont censées trouver un dénouement et d'un autre, son pays d'«observateur impartial». Une déclaration inconcevable si l'on se rend compte que l'Algérie est, depuis un demi-siècle, corps et âme impliquée dans cette affaire, pour se poser comme le plus grand ennemi de l'intégrité territoriale marocaine et de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. D'autant plus que la diplomatie marocaine a déclaré à maintes reprises que le règlement du conflit autour du Sahara marocain reste tributaire d'un dialogue entre les deux véritables parties qui sont le Maroc et l'Algérie. Une position partagée par le Conseil de sécurité et qui a été exprimée sans ambages lors de la reconduction du mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara.
Avec sa posture hostile à l'égard de l'intégrité territoriale du Royaume, le régime algérien ferme, une fois de plus, la porte de la coopération et de l'apaisement, sachant que le Souverain a clairement montré la bonne intention du Royaume de mettre fin à la discorde déraisonnable qui caractérise depuis quelques décennies les relations entre les deux pays voisins, et ce, en appelant à la réouverture des frontières : « Entre deux pays voisins et deux peuples frères, l'état normal des choses, c'est Notre conviction intime, est que les frontières soient et demeurent ouvertes », a-t-il dit, tout en soulignant les préjudices que cette fermeture des frontières porte aussi bien aux Algériens qu'aux Marocains.

Car oui, aux yeux du Roi du Maroc, en plus d'être deux nations voisines, l'Algérie et le Maroc sont deux « frères jumeaux » qui se complètent. L'ouverture des frontières entre les deux pays est de nature à mettre fin à l'usure causée par les héritages du passé. D'autant plus que dans un monde de plus en plus concurrentiel, marqué par les défis de la crise sanitaire, une intégration maghrébine comprenant les deux voisins serait bénéfique pour les pays de la région.


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