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Etat civil : L'Istiqlal appelle à intégrer l'Amazighe dans le livret de famille
Publié dans L'opinion le 10 - 08 - 2022

L'Istiqlal vient de suggérer un projet de loi portant sur l'inscription de la langue amazighe dans l'état civil comme langue officielle du Royaume. Détails.
Le groupe istiqlalien « Pour l'Unité et l'Egalitarisme » à la Chambre des Représentants vient de faire une proposition de loi visant à modifier et à compléter les articles 23 et 36 de la loi n° 37.99 relative à l'état civil. L'objectif est d'inscrire la langue amazighe dans l'état civil en tant que langue officielle du Maroc.
Dans la note de sa proposition, l'équipe istiqlalienne a indiqué que ce projet de loi s'inscrit dans le cadre de la bonne application des dispositions de la Constitution de 2011 dont l'article 5 qui introduit : «L'Amazighe comme langue officielle de l'Etat, en tant que patrimoine commun à tous les Marocains, sans exception».
D'une part, ce nouveau projet de loi, selon la même source, a pour objectif de créer une harmonie entre la législation nationale et les dispositions de la Constitution. D' autre part, il donnera à la langue amazighe son véritable sens constitutionnel, en l'ajoutant à côté de la langue arabe dans l'état civil. Le nouveau projet de loi propose une modification du premier paragraphe de l'article n° 23 de la loi sur l'état civil. « L'état civil rédigé en arabe et en amazighe. Les noms propres, les noms de familles, le lieu de naissance et le nom des parents écrits en lettres latines à côté des lettres arabes... ».
En ce qui concerne la modification de l'article n° 36 de la même loi, la proposition de loi stipule: « L'examen des demandes visant à réviser les données des taxes d'état civil, à l'exception des demandes de remplacement du nom de famille et de correction des noms et prénoms en lettres latines ou amazighes, ou en les écrivant avec ces lettres, en plus de l'arabe »
Amazighe : un chantier important pour le Maroc
Des années après son adoption comme langue officielle du Royaume, la langue Amazighe continue de figurer parmi les chantiers jugés importants pour le pays et pour l'actuel gouvernement. De ce fait, ce dernier s'engage, d'un côté, à mettre en place un fonds spécial pour l'année courante et qui puisera ses ressources du budget de l'Etat dans le but d'atteindre 1 milliard de dirhams d'ici 2025.
D'un autre côté, il s'engage à constituer de commissions consultatives afin de renforcer la gouvernance de fonds. L'objectif est de mettre en oeuvre le caractère officiel de la langue amazighe lancé depuis 2011 à travers l'article 5 de la Constitution. Ainsi, le fonds permettra d'intégrer l'amazighe dans les domaines de l'enseignement, la législation, l'information et la communication sans oublier la création culturelle et artistique en promouvant son utilisation dans l'administration. Il permettra aussi le renforcement de la justice linguistique et culturelle qui accompagnera l'institutionnalisation de l'amazighe. Mais, les spécialistes estiment que pour réaliser ce grand chantier, il faudra recruter et former un nombre suffisant de jeunes lauréats des études amazighes.
Au niveau de l'enseignement préscolaire, scolaire et secondaire, pour la généralisation de l'enseignement de l'amazigh, il faudra former et recruter suffisamment d'enseignants spécialisés en didactique de l'amazigh. Dans l'enseignement supérieur, il est nécessaire de créer des filières de l'amazigh, surtout des filières professionnelles et de recherches.
Le Parlement parle, lui aussi, Amazighe
La Chambre des Représentants a créé un précédent dans l'action parlementaire en adoptant, lors de la session des questions orales, la traduction simultanée de la langue arabe à l'amazighe. Ce service permet aux amazighophones de suivre la retransmission en direct des sessions dans les trois dialectes : tachelhit, tarifit et tamazight, leur permettant ainsi d'être informés, à l'instar des autres citoyens, des différentes questions en discussion au sein de l'institution législative, qu'elles soient à caractère national, régional ou local.
Cette louable initiative, qui porte également sur la session plénière mensuelle consacrée aux questions orales adressées au chef du gouvernement, vient répondre ainsi à la demande exprimée par différents groupes parlementaires.
Toutefois, l'intégration de la langue amazighe dans les structures de la Chambre des Conseillers, les travaux de ses séances, ses communiqués et son portail électronique a donné un nouvel air pour la langue amazighe et a rapproché, selon le président de la Chambre des Conseillers, Naama Mayara, le discours du parlement de l'ensemble des citoyens.
Mina ELKHODARI


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