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Environnement : «Risque élevé» de pénurie de nourriture et d'eau au Moyen-Orient et en Afrique du Nord
Publié dans L'opinion le 03 - 11 - 2022

Greenpeace a mis en garde contre un «risque très élevé» de pénurie d'eau et de nourriture dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
Les conséquences du réchauffement climatique, selon l'ONG internationale, pourraient être durement ressenties par les populations de la région MENA.
Greenpeace se réfère, pour appuyer son alerte, aux résultats d'une étude publiée en septembre dernier portant sur le climat, l'agriculture et des ressources en eau dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, faite par plusieurs chercheurs.
L'étude en question a concerné quatre pays d'Afrique du Nord, en l'occurrence le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et l'Egypte, ainsi que des pays du Moyen-Orient, dont le Liban et les Emirats arabes unis. Ces pays, et certainement bien d'autres, avertit l'ONG, seront confrontés à un risque «très élevé» de pénurie de nourriture et d'eau.
L'étude se réfère notamment au rythme du réchauffement dans la région qui est plus élevé que dans le reste de la planète depuis 1980. Le phénomène évolue, selon la même source, à un rythme de 0,4 degré Celsius par décennie. Ce qui représente le double de la moyenne mondiale en matière de réchauffement climatique. Elle prévoit même des températures infernales dans certaines régions, jusqu'à 56 degrés Celsius.
La région confrontée à des sécheresses prolongées

Ces dernières années, rappelons-le, la région de l'Afrique du Nord fait face à une baisse sensible de la pluviométrie et a traversé des étés très chauds et trop longs. En Algérie, par exemple, les barrages se sont retrouvés à sec durant l'année 2021, obligeant les autorités à rationner la distribution de l'eau.
Selon les auteurs de ladite étude, les 400 millions d'habitants du monde arabe risquent de connaître une situation difficile faite de températures extrêmes et de pénurie d'eau et de nourriture.
Les changements climatiques risquent en effet de donner lieu à des «sécheresses prolongées» et à une élévation du niveau de la mer. Le risque de pénurie d'eau est qualifié de «très élevé», avec des répercussions négatives potentielles sur l'agriculture et la santé humaine. Les pays de la région figurent parmi les plus gros importateurs au monde de produits alimentaires, notamment les céréales qui connaissent une tension mondiale depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine.
Impact sur les agriculteurs et les populations pauvres

D'après Greenpeace, les dérèglements redoutés «impacteront en premier lieu les agriculteurs et les personnes les plus pauvres, à cause de leurs faibles revenus qui ne leur permettent pas de faire face à la nouvelle situation et de leur dépendance à l'agriculture locale».
Ces catégories sont les plus exposées aux phénomènes extrêmes, aux très fortes hausses des températures et aux pénuries d'eau. Ces franges vulnérables feront ainsi les frais du comportement de ce que l'ONG appelle les «pollueurs historiques» qui refuseraient d'appliquer le principe du «pollueur-payeur».
Ce sujet était, à l'ordre du jour du sommet de la Ligue arabe qui s'est achevé, ce mercredi à Alger. La Déclaration d'Alger adoptée par les participants a appelé à prendre des mesures pour réduire les effets du réchauffement climatique.
Lors de son intervention à l'ouverture des travaux de ce sommet, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres avait rappelé l'objectif de lever 100 milliards de dollars à l'occasion de la rencontre sur le climat à Sharm El-Sheikh en Egypte pour faire face aux défis environnementaux dans le monde, notamment en Afrique.

Polémique autour du volume des émissions de carbone de TotalEnergies

A quelques jours du sommet mondial sur le climat COP 27, Greenpeace tacle la stratégie de TotalEnergies. L'organisation environnementale estime en effet que le groupe pétrolier est responsable de l'émission de 1,6 million de tonnes de CO2 annuelles, soit près de quatre fois plus que les déclarations de TotalEnergies jusqu'à présent (469.000 tonnes). Les calculs ont été réalisés par le cabinet belge Factor-X, qui accompagne les entreprises dans leur transition énergétique, et portent sur l'année 2019, pour éviter tout effet Covid.
«Nous avions des doutes sur la cohérence des chiffres publiés par TotalEnergies, surtout comparés à ceux de Shell. Nous avons donc repris toute la chaîne de valeur, recalculé les émissions sur chaque étape de la production et de la distribution», explique François Chartier, chargé de campagne pétrole chez Greenpeace France.
Le concurrent anglo-néerlandais de TotalEnergies fait état d'émissions de CO2 de 1,67 million de tonnes annuelles, 3,5 fois supérieures, alors que sa production de pétrole et de gaz est supérieure de 22% à peine, et ses ventes de produits pétroliers de 60%.
Pour Greenpeace, le principal problème est un manque de transparence. «On aimerait connaître leur méthode de calcul, mais en l'état, on ne peut faire que des hypothèses pour expliquer les différences de résultats», affirme Florence de Bonnafos, coautrice du rapport.
TotalEnergies se défend en répondant que ses chiffres sont audités par le cabinet EY et qu'ils suivent les standards internationaux. «TotalEnergies suit les méthodologies sectorielles pour le pétrole et le gaz, publiées par l'IPIECA [association mondiale de l'industrie pétrolière et gazière pour les questions environnementales et sociales, NDLR], elles-mêmes parfaitement conformes aux méthodologies internationales issues du GHG Protocol de 1998». Celui-ci a été instauré afin de faciliter la compréhension et la comparaison des émissions entre entreprises.


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