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Agriculture: Le prix des pastèques suscite la polémique
Publié dans L'opinion le 14 - 05 - 2023

Les Marocains peinent à décolérer. Après une polémique autour des prix de l'avocat, voilà que le débat s'enflamme cette fois-ci autour des prix de vente des pastèques. Réponses de professionnels du secteur qui rassurent sur la disponibilité de ce fruit en quantités suffisantes et à des prix accessibles.
Question de cherté de la vie, après l'avocat, c'est au tour de la pastèque de faire des siennes! Le prix de ce fruit suscite de plus en plus l'inquiétude et la colère des Marocains qui se sont tournés vers les réseaux sociaux pour se plaindre de ne plus pouvoir se permettre d'acheter une pastèque entière. Ainsi, une nouvelle polémique a éclaté, depuis quelques jours, à cause d'une flambée réelle ou anticipée des prix de la pastèque, un fruit très prisé par les Marocains et aliment incontournable pour se rafraîchir en été. Des publications et des commentaires par milliers entre ceux qui disent être choqués et ceux qui font valoir qu'il s'agit plutôt d'un fruit dont on peut, somme toute, se passer.
« On a acheté une pastèque hier à 150 dirhams. Les plus démunis ne pourront plus acheter une pastèque entière. Bientôt, on va se mettre à manger des quarts de pastèque comme c'est le cas dans plusieurs pays », déplore une internaute. Une autre se plaint, par ailleurs, d'en avoir acheté, le 12 mai, à 11 dirhams le kg dans une grande surface de Rabat.
Cette flambée des prix est d'autant plus étonnante que la pastèque est vendue, selon les informations relayées par des consommateurs, à 25 dirhams le kilogramme dans certains marchés de la capitale, alors qu'il n'en coûtait que près de 2 dirhams le kilogramme l'année dernière. Et pour cause, les autorités ont pris, en octobre 2022, des mesures pour réguler la culture des pastèques, en raison de la rareté de la pluviométrie, de l'assèchement des sources d'eau et de la baisse du niveau de la nappe phréatique. Dans la région de Zagora par exemple, les agriculteurs disent avoir réduit à 1 hectare la superficie de leurs cultures, de quoi déséquilibrer le marché, sollicité par une demande toujours aussi forte.
« Tant mieux ! Dans un contexte de rareté de l'eau et de culture consommant énormément d'eau, les prix pratiqués l'année dernière étaient juste honteux. On n'a pas besoin de pastèques pour vivre, mais on a besoin d'eau, question de priorité », commente un internaute.
Pour vérifier ces informations qui sont légion sur les réseaux sociaux, nous sommes allés à la rencontre de professionnels du marché de gros de Sidi Otmane à Casablanca, notamment Abderrazak Chabi, président de l'association du marché de gros des légumes et fruits, qui a balayé d'un revers de main les informations relayées sur une supposée hausse des prix de la pastèque. « Les prix au marché de gros ne dépassent pas les 2 dirhams le kilogramme, martèle-t-il. L'écart entre les régions reste d'un dirham au maximum. Pour les pastèques de très bonne qualité, elles sont vendues à 3 dirhams le kilogramme », nous a indiqué Abderrazak Chabi qui rassure sur la disponibilité de ce fruit en bonne quantité sur ledit marché.
Du marché de gros à celui de la vente au détail, situé au quartier Kamra à Rabat, les prix affichés sont presque stables. Bien que nous ayons remarqué que la quantité vendue par les commerçants est réduite, les prix affichés sont de 6 dirhams le kilogramme pour une pastèque de qualité supérieure en provenance de Zagora, de quoi affecter visiblement la demande des clients.
« Il y a quelques semaines, nous avons vendu les pastèques à 20 dirhams le kilo. Maintenant, ils n'en coûtent que 6 dirhams. Malgré cela, les gens ne l'achètent plus avec la même fréquence car une unité de 15 kg peut coûter jusqu'à 100 dirhams, soit l'équivalent d'un couffin rempli de légumes », déplore un commerçant.
Ainsi, si les consommateurs déplorent une hausse exorbitante des prix de la pastèque, les professionnels rassurent que malgré la nouvelle réglementation adoptée concernant cette culture dans certaines régions, les prix de ce fruit très convoité sont loin de se stabiliser à 20 dirhams le kilo, car, tout simplement, le Maroc dispose d'une production suffisante pour cette saison. En gros, la situation n'est pas autant inquiétante, selon les professionnels.
Du côté des producteurs, l'inquiétude est liée principalement à la concurrence étrangère, notamment de certains pays qui exportent des pastèques moins chères, ce qui risque de pousser les consommateurs à se tourner vers les pastèques importées au détriment du produit local.


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