La Bolivie suspend sa reconnaissance de la pseudo « rasd »    Sahara : Progrès des pourparlers sous l'égide de Trump aux Etats-Unis    La décision de la Bolivie déstabilise l'Algérie et le Polisario... une nouvelle victoire pour la diplomatie marocaine    Justice : la CSPJ rappelle l'obligation de rédiger l'intégralité des jugements avant leur prononcé    De Madrid à Washington : l'administration Trump accélère la dynamique vers un règlement définitif du Sahara marocain    Casablanca-Settat lance une nouvelle Zone d'accélération industrielle à Nouaceur    Vicenne améliore son chiffre d'affaires consolidé de 30 % en 2025    Private Equity au Maroc : comment transformer l'essai en industrie ?    UE – Russie : Le Maroc parmi les exportateurs MENA ayant tiré profit de la rupture    En chiffres... D'importants apports en eau renforcent les réserves des barrages du Royaume en 24 heures    Bolivia Suspends Relations with the "Polisario" and Restores Diplomatic Ties with Morocco    La Chine réaffirme son engagement à bâtir un système international plus équitable en matière de droits de l'homme    Industrie de défense : l'Indien MKU envisage une implantation au Maroc    Romain Saïss annonce sa retraite internationale    Achraf Hakimi renvoyé en procès pour des accusations de viol    Ceuta : Le corps d'un Marocain de 55 ans retrouvé après une tentative de traverser à la nage    La Bolivie suspend ses relations avec le "Polisario" et rétablit ses relations diplomatiques avec le Maroc    « Exigeant et humain » : Ihattaren décrit le style Danny Buijs    Getafe : la nouvelle blessure d'Abdelkabir Abqar inquiète Bordalás    Bolivia's Decision Disrupts Algeria and the Polisario... A New Victory for Moroccan Diplomacy    Casablanca-Settat strengthens industrial leadership with Ouled Saleh zone development    Au Maroc, la consommation fréquente de fast-food liée à un risque accru de cancer    Deserciones en la USFP no afectan su dinámica según la dirección del partido    Maroc : L'USFP refuse sa «mort politique»    Conseil de la paix : Le Groupe d'action nationale pour la Palestine critique la participation du Maroc    La FIFA soutient le programme de formation des talents de la FRMF    ORION 26 : La FREMM Mohammed VI participe à la manœuvre de préparation    Guerlain dévoile Terracotta Golden Dunes, inspiré par le désert du Maroc    Al-Madîna al-Zâhira, la cité disparue dont le mystère se dissipe à Cordoue [Etude]    Bourse de Casablanca : clôture en territoire négatif    Classes Connectées Dir iddik : Inwi lance un appel national à bénévolat pour accélérer l'inclusion numérique en milieu rural    Belkouch : le Maroc résolument engagé dans la dynamique internationale des DH    Albares qualifie la relation Maroc-Espagne, de l'une des "plus solides" au monde    RDC-Burundi: Réouverture de la frontière terrestre    DGSN. Hammouchi promeut les quatre fonctionnaires décédés dans un accident de la route près de Sidi-Ifni    Electrification. Le Ghana face au mur du financement    Conflit. Le Tchad ferme sa frontière avec le Soudan    FInAB 2026 : Cotonou au rythme des arts et de la création africaine    Gérone : Azzedine Ounahi de retour après sa blessure de la CAN 2025    Revue de presse de ce lundi 23 février 2026    Edito. Capital humain    Les températures attendues ce lundi 23 février 2026    Les températures attendues ce lundi 23 février 2026    Le PJD rejette les propos de l'ambassadeur américain à Jérusalem sur «le grand Israël»    Prix Cheikh Zayed du Livre : deux écrivains marocains dans la course    Touria Chaoui mise en avant dans «Les Marocains du ciel» sur 2M    « Maroc, Terre de Cultures » : Le Collectif 4.0 lance « Rythmes du Maroc »    Dialogue des cultures : les Nuits du Ramadan célèbrent l'héritage andalou    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Casablanca : Les grossistes de légumes se défendent des fluctuations des prix
Publié dans Maroc Diplomatique le 09 - 09 - 2020

Rattrapés par la hausse des prix dans la première ville du pays, depuis le début du mois de septembre, les grossistes des légumes et fruits de Casablanca se défendent d'être à l'origine des fluctuations pénalisant le pouvoir d'achat des consommateurs, en cette conjoncture difficile engendrée par la pandémie du nouveau coronavirus.
Tout en admettant une chute sensible du volume des quantités réceptionnées directement des agriculteurs par rapport à la même période de l'année 2019, ils estiment que cette donne ne peut en aucun cas justifier l'envolée des tarifs de certains produits, dans une allusion à l'existence d'un dysfonctionnement au niveau des circuits de commercialisation.
Si la loi de l'offre et de la demande peut en partie expliquer l'instabilité des prix, les grossistes pointent surtout du doigt « la cupidité » des détaillants qui, poussés par l'appât du gain, sont considérés comme une source de dérèglement de la chaîne, depuis l'agriculteur jusqu'au consommateur.
Au marché de gros de la métropole, le plus grand du pays, les chiffres officiels attestant que le volume de fruits et légumes, réceptionné au cours de la première semaine du mois de septembre 2020, a globalement diminué de 13% comparativement avec la même période un an auparavant. Les livraisons de fruits accusent un recul de 20%, contre 6% pour les légumes.
« La variation des prix des fruits et légumes est liée à l'offre et la demande sur le marché. Il est également question d'une période transitoire, entre la fin de la saison d'été et l'approche des cultures d'automne », a expliqué, dans une déclaration à la MAP, le secrétaire général de l'association du marché de gros des fruits et légumes de Casablanca, Abderrazak Echabbi.
Les prix de gros affichent « une légère augmentation qui est largement inférieure à celle constatée lors de la vente en détail », a-t-il fait remarquer, notant que cette flambée des prix perturbe la commercialisation des produits sur le marché du gros.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle l'association plaide pour l'activation des patrouilles de contrôle et la révision de la loi relative à la libéralisation des prix, a-t-il soutenu.
Revenant sur le niveau des prix sur le marché du gros de Casablanca, le secrétaire général de ladite association a précisé que les carottes ont été vendues à 2 dirhams/Kg le 8 septembre dernier, les oignons à 1,5 DH/Kg, les piments à 1,5 DH/Kg et les pommes de terre entre 3 et 3,5 DH/Kg.
Il a surtout stigmatisé les tarifs excessifs des tomates sur les étals. Alors que celles-ci sont écoulées entre 3 et 4 dirhams le kilogramme chez les grossistes, le consommateur doit débourser entre 8 et 9 dirhams pour se payer cet aliment essentiel de la nourriture des ménages.
Même chose pour les pommes et les bananes. Au marché de gros, elles coûtent respectivement 5,5 et 7 dirhams au kilo, des prix jugés « raisonnables » par la même source. Chez le détaillant, ces produits renchérissement inexpliqué pour la saison, déplore Abderrazak Echabbi, qui insiste sur l'intensification des opérations de contrôle.
De l'avis de Said L., commerçant et agriculteur, plusieurs facteurs contribuent à la détermination des prix, dont celui du climat qui vient s'ajouter au jeu de l'offre et de la demande.
A titre d'exemple, le prix des pommes de terre (3 à 3,5 DH/Kg, le 08 septembre), reste « abordable », alors que ceux des piments, du concombre et des tomates sont plombés par la chaleur, ce qui diminue l'offre en ces produits par rapport à la même période de l'année écoulée, a-t-il fait observer.
Rachid E., un autre grossiste spécialisé dans les tomates, est allé dans le sens en soulignant que l'augmentation des prix est attribuable à la baisse de l'offre, ajoutant que les tomates, en vente actuellement sur le marché, proviennent essentiellement d'El Jadida et dans une moindre mesure de Mohammadia, Skhirat et de Bouznika.
Dans une métropole comme Casablanca, les fruits et les légumes représentent des produits vitaux pour la population locale. Le volume conséquent en ces produits que reçoivent les marchés casablancais contribuent à la création d'une valeur ajoutée pour les commerçants et les agriculteurs des différentes régions.
Une valeur ajoutée impactée cette année par l'effet néfaste de la crise sanitaire liée à la pandémie du nouveau coronavirus, qui a frappé de plein fouet le pouvoir d'achat d'une large frange de consommateurs.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.