Maroc : un excédent budgétaire de 6,5 milliards de DH à fin mars    Rabat : Moulay El Hassan inaugure la Tour Mohammed VI    Séisme d'Al Haouz : face aux insinuations de Nabila Mounib, les faits scientifiques    Maroc : Lecture sociologique de l'évolution des modèles de la famille    Aéroport Marrakech-Menara : Hausse de plus de 10% du trafic à fin février    Tourisme : la destination Agadir signe un 1er trimestre positif    Le MSPS lance une version actualisée de "Chikaya" pour renforcer l'écoute des citoyens    Ormuz : Paris et Londres veulent une "mission multinationale pacifique"    Bilal El Khannouss en feu : un message fort avant le Mondial 2026    AS Roma : Neil El Aynaoui attise les convoitises des géants européens    Ghana : un jeune footballeur tué dans une attaque armée contre son équipe    Football féminin : Changement d'horaire pour l'amical Maroc-Tanzanie    Disparition d'un migrant algérien entre Fnideq et Ceuta    Abdelhamid Aït Boudlal : Rennes ferme la porte et prépare une prolongation    Driss El Jabali : son but exceptionnel contre le WAC fait le tour du monde    Maâti Monjib : Une «non-citoyenneté» et une situation en suspens [Interview]    Diplomatie parlementaire : le Maroc prend les rênes des Sénats africains    Automobile. Deepal veut lever les freins à l'électrique    Meurtre d'un prêtre à Algésiras : Kanjaa jugé irresponsable, internement confirmé    Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh rempile    Le Liban dit œuvrer pour un retrait israélien total de son territoire    Le pétrole rebondit au-delà de 100$ après l'annonce du blocus des ports iraniens    Conseil des ministres : 210 milliards de DH pour refonder le développement territorial    Parlement : le bilan de l'action gouvernementale prévu ce mercredi    Conseil de la paix : Des dirigeants palestiniens saluent l'importance de l'engagement précoce du Maroc    L'essor des hubs technologiques en Afrique, moteur de l'économie numérique    Faux SMS d'amendes routières : la NARSA alerte sur une tentative d'arnaque    Pétrole : le WTI franchit les 100 $ après le blocus du détroit d'Ormuz    Législatives 2026 : Benkirane veut cohabiter avec le «contrôle de l'Etat» et la «rente»    Des migrants marocains parmi les 25 expulsés des Etats-Unis accueillis au Costa Rica    Arrestation à l'aéroport Mohammed V d'un Britannique recherché pour trafic de drogue    Legislative Elections 2026: Benkirane seeks to coexist with «state control»    Atteintes à l'environnement : l'ANEF contribue aux travaux du CESE pour une chaîne intégrée    Le Moambe, le plat congolais qui révèle toute l'Afrique    De l'instant spontané à la reconnaissance officielle... L'histoire complète d'Ayoub Fadil..originaire d'Essaouira qui a conquis le cœur des Chinois    Le temps qu'il fera ce lundi 13 avril 2026    Les températures attendues ce lundi 13 avril 2026    FEMUA 18 : Abidjan lance une édition sous le signe de l'IA    Moulay Youssef Elkahfaï explore l'âme humaine à Marrakech    Trump annonce un blocus du détroit d'Ormuz avec effet immédiat    Racisme en Liga : l'affaire Omar Hilali relance l'alerte dans les stades espagnols    Tétouan, une médina séculaire porteuse de l'héritage d'Al-Andalus    Archives au Maroc : le temps d'un basculement stratégique    Cannes : «La Más Dulce» de Laïla Marrakchi retenu dans Un certain regard    Cinéma : Sami Fekkak, de la finance aux plateaux de tournage [Portrait]    FLAM 2026 à Marrakech : la littérature africaine convoque l'imaginaire pour penser les crises du monde    Un étudiant marocain sauve une femme en Chine et salué comme un héros    La Mimouna... une mémoire vivante du vivre-ensemble marocain qui se renouvelle chaque année    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Duel serré au entre un milliardaire et Eduardo Frei
Chili / Présidentielles
Publié dans L'opinion le 18 - 01 - 2010

Le milliardaire Sebastian Pinera espère mettre fin à vingt ans de pouvoir de centre gauche au Chili à l'issue, dimanche, du second tour de l'élection présidentielle dont le résultat s'annonce très serré. Lire la suite l'article
Le propriétaire de la compagnie aérienne Lan Chile (LAN) devance de très peu son adversaire, l'ex-président Eduardo Frei, dans un sondage Mori publié mercredi (50,9%-49,1%).
Le centre gauche gouverne le Chili depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990). Une victoire de Sebastian Pinera ferait basculer à droite une région dominée, du Venezuela au Brésil, par la gauche.
Le soutien à la coalition de centre gauche Concertacion s'est érodé, les électeurs reprochant aux gouvernants leur mauvaise utilisation des milliards de dollars récoltés lors de l'envolée des cours du cuivre, dont le pays est très riche. La population exprime aussi une frustration grandissante face à la poursuite de la mainmise des caciques sur la vie politique.
"Vingt ans, ça suffit. La 'Concertacion' doit faire son mea culpa et renoncer au pouvoir", estime Ramiro Silva, un électricien de 35 ans qui votait jusque-là pour le centre gauche. "Je sais que Pinera se débrouillera mieux. La 'concertacion' a besoin de sang neuf".
Le milliardaire de 60 ans, classé au 701e rang des personnes les plus riches de la planète par Forbes, a obtenu 44% des voix au premier tour, le 13 décembre, contre 29,6% à Frei. Jamais depuis le retour à la démocratie en 1990, la droite n'avait devancé la gauche lors d'un scrutin présidentiel.
Arrivé troisième avec environ 20% des suffrages, le candidat indépendant Marco Enriquez-Oùinami a divisé la gauche et provoqué une rude bataille pour le report de ses voix. Mercredi, après avoir longtemps tergiversé, il s'est finalement rallié à reculons à Frei pour tenter de barrer le chemin à Pinera.
Mais des analystes pensent que ce ralliement tardif ne suffira pas à faire pencher la balance en faveur de la gauche. Pinera devrait en outre bénéficier des fissures lézardant la coalition sortante.
Sebastian Pinera a également réussi à se démarquer de l'héritage de la dictature militaire, endeuillée par la mort ou la "disparition" de plus de 3.000 personnes et quelque 28.000 cas de torture. L'un de ses frères fut ministre de Pinochet et une partie de son entourage a travaillé pour la dictature.
"L'une des raisons principales de mon opposition au régime militaire a été que je savais pertinemment que les militaires violaient les droits de l'homme", a-t-il expliqué la semaine dernière lors d'un débat télévisé avec Frei. "Aucun ministre ayant siégé sous Pinochet ne fera partie de mon gouvernement".
L'homme d'affaires, qui a fait fortune en introduisant les cartes de crédit au Chili, trouve un grand écho auprès de la classe moyenne. Cet entrepreneur formé à la prestigieuse université américaine d'Harvard s'est engagé à relancer l'économie en créant un million d'emplois. Il promet un taux de croissance annuel de 6% grâce à des allègements fiscaux pour inciter les entreprises à recruter.
L'économie du Chili, qui repose sur le cuivre et les exportations de saumon, d'agrumes et de vins, émerge de sa première récession en dix ans.
Ses détracteurs estiment que le projet de Pinera dépend trop largement de la capacité du secteur bancaire à créer des emplois et d'une reprise générale progressive assortie d'une demande maintenue pour le cuivre. Il risque aussi d'avoir des difficultés à faire adopter ses réformes à un Congrès divisé.
Sebastian Pinera a toutefois les faveurs des marchés et sa victoire devrait consolider la remontée de la Bourse amorcée en 2009 grâce à une hausse des cours des produits alimentaires et aux espoirs de forte reprise de la demande intérieure.
Son rival, dont les années au pouvoir (1994-2000) ont été marquées par la récession, est partisan d'un rôle accru de l'Etat dans l'économie.
Cet ingénieur de 67 ans a dû batailler pour essayer d'unir la gauche chilienne mais il n'a pas pu tirer profit de la popularité de la présidente sortante Michelle Bachelet, et ce malgré sa promesse de maintenir ses programmes d'aide sociaux


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.