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Nucléaire iranien : Washington demande au Conseil de Sécurité une condamnation de Téhéran
Publié dans L'opinion le 13 - 03 - 2025

Le Conseil de Sécurité de l'ONU doit être "uni" pour condamner clairement le comportement de l'Iran sur son programme nucléaire, ont plaidé, mercredi, les Etats-Unis à l'issue d'une réunion à huis clos.
Suite au dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui estime que l'Iran a augmenté de manière "très préoccupante" ses réserves d'uranium enrichi à 60%, seuil proche des 90% nécessaires pour fabriquer une arme nucléaire, le Conseil de Sécurité s'est réuni mercredi en privé à la demande de plusieurs membres (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Grèce, Panama, Corée du Sud).
"Le président Trump a été clair sur le fait que le programme nucléaire iranien est une menace à la paix et à la sécurité internationale, que le Conseil de Sécurité a la responsabilité de protéger", a déclaré la mission américaine auprès de l'ONU dans un communiqué, accusant Téhéran de "défier le Conseil".
"Le Conseil doit être clair et uni pour répondre et condamner ce comportement éhonté", a-t-elle ajouté, promettant que les Etats-Unis allaient continuer "d'appliquer la stratégie de pression maximale du président Trump" pour l'empêcher de développer l'arme atomique.
Cette déclaration intervient alors que depuis son retour à la Maison blanche, Donald Trump se dit prêt au dialogue avec Téhéran pour un "deal" sur le nucléaire, et a révélé avoir écrit une lettre en ce sens aux dirigeants iraniens, avertissant de possibles actions militaires en cas de refus de l'Iran.
Téhéran a reçu ce courrier mercredi, selon les médias iraniens. Dans le même temps, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, réitérant que son pays ne cherchait pas à se doter de l'arme nucléaire, a estimé que l'invitation américaine à des pourparlers visait à "tromper l'opinion publique mondiale" en prétendant montrer que les Etats-Unis "veulent négocier (...) mais que l'Iran n'est pas disposé à le faire".

L'Iran refuse de négocier sous pression
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a souligné que Téhéran ne négocierait pas sous une pression maximale.
Dans des déclarations au journal «Iran», Araghchi a affirmé que «l'Iran n'entamera pas de négociations directes avec les Etats-Unis à moins que ses intérêts nationaux ne soient garantis et que les négociations soient exemptes de pressions et de menaces».
Araghchi a souligné que «les Européens ont déjà joué le rôle de médiateur auprès des Etats-Unis et peuvent le faire à nouveau».
De son côté, l'ambassadeur iranien à l'ONU, Amir Saeed Iravani, a déclaré que toute tentative de forcer Téhéran à conclure un accord nucléaire inégal avec les Etats-Unis serait «vouée à l'échec».
Selon l'agence de presse Fars «l'Iran ne négociera pas sous pression».
Iravani qui a critiqué la session à huis clos du Conseil de Sécurité de l'ONU pour discuter de la question nucléaire iranienne, la qualifiant de «provocatrice et injustifiée», avant de réitérer que «Téhéran ne se soumettra pas aux menaces et n'acceptera aucun diktat d'aucune sorte».
Auparavant, le Guide suprême de la République islamique d'Iran, Sayyed Ali Khamenei, a affirmé que l'Iran ne cherchait pas la guerre, mais que «si les Etats-Unis et leurs laquais commettaient un acte insensé contre nous, la réponse de l'Iran serait décisive et certaine».
Le président iranien Masoud Pezeshkian a également déclaré que son pays ne se soumettrait pas aux menaces, notant que «s'engager dans des négociations ne signifie pas que nous devons nous agenouiller dans l'humiliation devant une partie quelconque».
En 2015, l'Iran avait conclu à Vienne un accord avec la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, la Russie et les Etats-Unis pour encadrer le programme nucléaire.
Le texte -auquel se conformait Téhéran, de l'aveu même de l'AIEA - prévoyait en contrepartie un allègement des sanctions internationales contre Téhéran. Mais en 2018, Donald Trump, lors de son premier mandat, avait retiré unilatéralement son pays de l'accord -et rétabli de lourdes sanctions.
La Chine exhorte à une solution diplomatique
Pékin a appelé jeudi à une solution diplomatique dans le dossier du nucléaire iranien, à la veille d'une réunion tripartite sur le sujet entre Pékin, Téhéran et Moscou.
"La Chine a toujours soutenu (qu'il fallait) résoudre la question du nucléaire iranien par des moyens politiques et diplomatiques", a déclaré Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse régulière.
"Dans la situation actuelle, nous pensons que toutes les parties doivent maintenir le calme et la retenue afin d'éviter l'escalade concernant le nucléaire iranien" et d'éviter "d'aller vers une confrontation ou un conflit", a ajouté la porte-parole.
La Chine doit accueillir vendredi à Pékin des discussions tripartites avec des représentants de la Russie et de l'Iran.
Les trois pays sont parties prenantes d'un accord international conclu en 2015 pour encadrer le programme nucléaire de Téhéran en contrepartie d'un allègement des sanctions visant l'Iran.
Les participants de la réunion seront les vice-ministres des Affaires étrangères Ma Zhaoxu (Chine), Sergueï Riabkov (Russie) et Kazem Gharibabadi (Iran).
Les échanges de vendredi visent à "renforcer la communication et la coordination, afin de reprendre le dialogue et les négociations à une date prochaine", a précisé Mao Ning.
"La Chine espère sincèrement que toutes les parties pourront travailler ensemble, renforcer sans cesse leur confiance mutuelle, dissiper leurs doutes, et transformer cet élan (...) en réalité" rapidement, a ajouté la porte-parole.


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