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Maroc : Quand la pénurie devient opportunité – la success story de l'eau
Publié dans L'opinion le 08 - 09 - 2025

Le Maroc a choisi de transformer la rareté en moteur de progrès. Alors que le pays vit, pour la septième année consécutive, une sécheresse exceptionnelle, il ne se contente pas d'attendre la pluie. Sous l'impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Royaume a accéléré le déploiement d'une politique de l'eau ambitieuse, tournée vers l'avenir et résolument innovante.
Une vision de long terme

La clé de ce succès tient à la vision royale : faire de l'eau non pas un problème à subir, mais un levier de souveraineté nationale. Cette stratégie se matérialise dans le Programme national d'approvisionnement en eau potable et d'irrigation 2020-2027, un chantier d'envergure doté d'un budget de 143 milliards de dirhams.

Le ministre de l'Equipement et de l'Eau, Nizar Baraka, souligne régulièrement que cette politique représente bien plus qu'un simple plan technique : c'est une réponse structurante et durable à un défi climatique sans précédent, capable de sécuriser l'approvisionnement des villes et de soutenir le développement agricole du pays.
Quatre leviers stratégiques

Ce programme repose sur quatre grands axes :
* Multiplier les infrastructures : poursuivre la construction de barrages – plus de 156 sont déjà en service – et en ériger 16 supplémentaires, tout en surélevant les grands barrages stratégiques pour accroître leur capacité de stockage de près de 5 milliards de m3.
* Diversifier les sources d'eau : généraliser le recours au dessalement de l'eau de mer, avec des usines alimentées en énergies renouvelables, et interconnecter les bassins grâce aux « autoroutes de l'eau ».
* Optimiser et protéger : restaurer les barrages existants, réhabiliter les nappes phréatiques, et protéger les bassins versants par le reboisement et la lutte contre l'érosion.
* Planifier et anticiper : un réseau de 92 petits barrages sera construit d'ici 2027, afin de garantir l'approvisionnement local et l'irrigation de proximité.
Des résultats qui se font sentir

Ces efforts ne sont pas théoriques : les villes marocaines disposent aujourd'hui d'un approvisionnement en eau plus sécurisé malgré la sécheresse persistante. Les infrastructures hydriques se renforcent, les transferts interbassins fonctionnent, et l'agriculture commence à s'adapter grâce à l'irrigation goutte-à-goutte et à la réutilisation des eaux usées traitées.

Le Royaume agit également sur la durabilité en réduisant l'envasement des barrages grâce à des projets de reforestation et de régénération des bassins, une mesure clé pour prolonger la durée de vie de ces ouvrages stratégiques.
Un modèle salué au niveau international

Ces initiatives inspirent. Lors de plusieurs interventions publiques, des dirigeants étrangers – dont le président français Emmanuel Macron – ont salué le Maroc comme un exemple en matière de gouvernance de l'eau, soulignant la pertinence d'une stratégie qui combine infrastructures lourdes, technologies de pointe et gestion équitable des ressources.
Anticiper pour irriguer l'avenir

Au-delà des chiffres, le Maroc prouve qu'une politique de l'eau peut devenir un moteur de développement, un catalyseur de cohésion nationale et un bouclier face aux dérèglements climatiques. C'est la marque d'un pays qui refuse la fatalité et choisit d'écrire son avenir goutte après goutte.


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