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Télégramme
Publié dans L'opinion le 18 - 01 - 2012

Alors qu'on nous a dit avant les rafales et les trombes du dimanche-lundi, - Belouchi a frappé dans le mille – que l'agriculture était menacée à cause des pluies en retard, voilà qu'on nous rassure en nous disant que les récoltes sont sauvées et que les barrages n'auront plus la rage.
En tous les cas, le vent a soufflé fort pendant que les pluies nous faisaient retrouver les plaisirs de l'hiver même quand il entraîne des chamboulements qu'on avait oubliés. Le vent a frappé fort cette fois jusqu'à soulever des toitures et à faire gronder les persiennes qui laissent tout passer, le froid, l'humidité et maintenant « er-rih » qui a un son qui inquiète le maçon qui a peur pour son chantier. stop.
Le Printemps arabe, que des « papaghiyo », occupant des postes qui ne leur vont pas comme un gant, mélangent à toutes les sauces, a évidemment fait l'objet d'une série d'hommages qui sentent le mauvais fromage.
Ceux-là mêmes qui n'ont pas soufflé mot quand le vendeur de fruits et légumes était dans le coma et qui ont pensé que l'immolation par le feu allait passer dans la trappe de l'Histoire, reviennent à la charge pour célébrer un an de bouleversements en Tunisie qui était aux mains d'une dictature douce, comme l'a dit Frédéric Mitterrand qui a marqué l'Histoire du pays de Heidi Slimane d'une pierre noire.
Ceux qui ont pris le train en marche viennent un an après le début de la révolution du jasmin, terme repris par des fleuristes qui se sont recyclés dans l'analyse, n'ont pas froid aux yeux. Après avoir tout récupéré, voilà qu'ils viennent nous agacer avec leur prose tordue qui exaspère les mordus de l'info qui savent que l'Histoire des événements utiles, ou qui fâchent, retient tout. stop.
Quant à ceux qui nous disent que le soulèvement en Tunisie a secoué la région du Maghreb, ils oublient que la Birmanie, dont nous avons publié l'image du drapeau dans nos anciennes pages illustrées du week-end, vient de libérer des centaines de prisonniers. Ce qui veut dire que des sociétés brimées loin de l'Afrique du Nord et de Sidi Bouzid en particulier, d'où est partie la flamme olympique du renouveau, ont rejoint le mouvement qui a tout entraîné sur son passage, plus violent qu'un cyclone qui, lorsqu'il nous vient des Açores, met tous nos météorologistes d'accord.
On a envie de dire à ceux qui veulent tout s'accaparer : ne touchez pas au Printemps arabe, dont beaucoup ne mesurent pas l'impact sur notre vie quotidienne même si nos mœurs ne sont pas habituées aux changements. stop.
La capitale sans 6 ou 7 péchés capitaux continue de fermer les yeux sur le stationnement sauvage provoqué par le traçage du Tramway – on ne dit plus « tramwil » depuis que ça roule comme sur des roulettes – qui a bafoué les droits des piétons qui se demandent : jusqu'à quand on va laisser la voie publique au parc auto ?
Certes, il y a eu l'interdiction de se garer sur un côté dans la rue Ghazza (ex-18 Juin) du temps de la librairie CERE quand Jawad, débarqué du capitaine Petit-Jean, nous conseillait sur les nouveautés à ne pas rater, mais ça reste mince comme décision. Il arrivera un jour où on se penchera sérieusement sur le stationnement abusif qui a tout chamboulé dans une ville qui aspire à rester tranquille sans rien changer qui puisse lui donner le cachet d'une grande ville. stop.
Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs est dans le giron de Google qui ne veut rien laisser au hasard de Baltazar. Mais les revues de presse qu'il distille à petite dose entre Baroin chez les babouins et Balladur tête dure, Sarko ne craint pas les narcos, les activités du Ribat boycottées par Medi 1 Sat ou bat, on reste sur sa faim. Google, roi du virtuel et du consensuel, ne fait que servir du réchauffé, en évitant les plats chauffés. stop.
Qui a pensé que des hommes d'affaires serbes ou des Sud-Africains allaient s'installer au Maroc sans problème ? Alors qu'il n'y a pas très longtemps, le mot Afrique du Sud incarnait la répression, le racisme et l'ostracisme qui a eu du mal à déguerpir naturellement sans l'effet spectaculaire du slogan « Dégage ».
Le sud-africain Bedson Africa, spécialiste des médicaments pour l'industrie vétérinaire, vient d'ouvrir une filiale à Mohammadia. Bedson Maghreb devra recruter une quinzaine d'employés. Son démarrage opérationnel est prévu en janvier. Elle est chargée de la mise en place des réseaux de distribution des produits Bedson au Maroc. Bedson Maghreb est la quatrième filiale africaine du groupe. Le groupe vend au total dans plus de 60 pays à travers le monde.
Enfin, rappelons nous quand des monstres médiatiques voulaient nous fâcher avec la terre entière parce que la distribution des cartes dans telle ou telle circonstance, ne nous avait pas gâtés. stop.
Plus de nouvelles de l'homme qui s'est jeté sous un train à Mohammadia avant de tenter de s'immoler par le feu. Le flash est passé inaperçu alors qu'il y a eu un début d'enquête. A vrai dire, ce cadavre encombrant a rejoint le royaume de Dieu sans exploitation médiatique parce que, avec les temps qui courent, on a préféré couper court à toutes les interprétations formulées par les torjmans du journal stop.
D'après un observateur loin d'être un amateur, «Medi1 TV vient de prendre une longueur d'avance sur Al Oula et 2M. Sa couverture de la cérémonie de l'installation du cabinet Benkirane, et sans faire dans la démesure, est excellente».
Certes, la chaîne basée à Tanger, dont la Radio de la rue Goya est légendaire, aussi historique que «Houna Londone» et «Ici Londres», a du mérite avec ses déplacements sur le terrain, mais il ne faut pas ajouter : «une neutralité passive à Dar Brihi et une opposition déclarée à 2M. Du côté de la chaîne casablancaise». Justement, Al Oula n'a pas été neutre. Elle ne peut pas être neutre avec tout ce qui se passe autour de nous et de ce qui se passera en 2012. Au contraire, elle a étonné bien des spectateurs qui se sont demandé si Dar Brihi – expression lancée par «L'Opinion» dans les seventies, du temps du Collectif er-Ribat – n'avait pas reçu des consignes pour jouer le jeu. Il y avait même du zèle qui a fait battre de l'aile chez les protecteurs du statu quo qui prennent ceux qui paient taxes et impôts pour des bourricots. stop.
«Dar Sekka serait une punition», dit un petit fonctionnaire qui se prend pour Amro Diab quand il commence à chanter le jour de l'aïd. En fait, c'est une mesure disciplinaire pour les magouilleurs qui ne veulent pas se contenter de travailler sans chercher midi à 14 heures. stop.
La plus belle. On vous dit sur le répondeur : «Laissez un message». Et lorsque vous vous prêtez au jeu, la même voix ignoble ajoute : «Votre message ne peut être enregistré, la boîte est pleine»… comme le vase. C'est le bouquet ! stop.
Elle est fade, sans goût et continue à vendre sa chair - à 2 et 3 dirhams – en plein janvier loin du creux de l'été où elle est plus fruitée, cette chère «hendiya» convoitée par les consommateurs honnêtes et les «bandiya» qui intéressent des banquiers prêts à couper l'acier pour renflouer leurs caisses tenues en laisse. Les figues dites de Barbarie qu'on trouve aussi en Andalousie, peut-être un jour en Papouasie, sont présentes toute l'année. Il n'y a plus de saison qui faisait dire à Arthur Rimbaud : ô saison, ô château, quelle âme est sans défauts ? stop.
Quand le chien – un molosse qui donnerait des sueurs à Faouzi Chaâbi qui a perdu les élections mais qui reste vigilant devant la menace des bêtes dangereuses – attaque un pauvre tôlier à l'entrée d'un bar pour malabars, que se passe-t-il ? Rien. La victime ne porte pas plaine et les «biagra», qui n'ont pas besoin de Viagra, continuent de plus belle à se pavaner devant la porte de leur boîte, les sentinels devant le mausolée de Mao Tse Toung qui n'a jamais participé au Master Young qui a tout confié à sa femme démoniaque comme Ben Ali et sa coiffora. La victime de la sinistre morsure a quand même fait une piqûre anti-rabique, mais il aurait fallu mettre fin aux agissements de ces videurs qui font un malheur avec leur bête immonde, en présentant l'affaire devant la Justice où Ramid, qui vient d'entrer en lice, a l'intention de nettoyer les écuries d'Augias, de Bouskoura à M'hamid. stop.
Ali vend des sandwichs, de la harcha et autres crêpes appréciées par les fans du Barça qu'ils n'arrivent pas à situer sur la carte. Le vendredi, il prépare un couscous dès le petit matin afin qu'il soit fin prêt à être démoli – on dit «terriab» - à midi. Après la prière du dohr, le couscoussier est presque vide. Ce jour-là, il vend le plat de vendredi par excellence, en entrant largement dans ses frais, de l'argent frais qui sert à faire les courses pour le lendemain. Tout en réservant une assiette par-ci, une autre par- là à des personnes qui méritent la «sadaka» - traduisons –, un geste hautement symbolique qu'on retrouve dans quelques maisons de la médina. Ali est le petit-fils de Lalla Mina Missaouia qui fut une grande cuisinière à l'hôtel La Tour Hassan, où elle a légué la recette maison de la pastilla à une époque où on ne mettait dans les ingrédients ni crevettes, ni sauterelles. Lalla Mina a été remplacée par Malika dont le couscous royal est devenu une référence. Enfin, que l'exemple d'Ali soit suivi le vendredi dans les établissements qui ont le sens du partage et qui peuvent se permettre de rendre le sourire à ceux qui rêvent de «terriab» sans dégât. stop.
Rectif. Il fallait un "h" à "moukabarat" qui aurait pu se transformer en "makbarate" et un "e" à Rosy Varte. Merci de votre indulgence. stop.


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