Maroc–Etats-Unis : Le Congrès célèbre une alliance historique vieille de 250 ans    Le Maroc se tourne vers la Chine avec le label « Welcome Chinese »    CAN de Futsal Maroc 2026 : Rabat lance officiellement la course aux qualifications    CAN 2025 : Le Nigeria au bord de la grève avant son match décisif contre l'Algérie    CAN Futsal 2026 : Le programme complet des éliminatoires dévoilé à Rabat    Le ministre sud-africain des Sports salue l'excellence de l'organisation marocaine de la CAN 2025    Le Maroc renforce la prise en charge des addictions avec une nouvelle unité de méthadone à Berkane    Le temps qu'il fera ce jeudi 8 janvier 2026    Milieu rural : une éducation plus accessible, mais toujours peu efficace    Réforme de la santé : Aziz Akhannouch préside une réunion du Comité de pilotage    Casablanca révèle de nouvelles traces de restes d'humains fossilisés    CAN 2025 : Près de 60 contraventions traitées par les bureaux judiciaires dans les stades    Maroc : Le nouvel ambassadeur américain prête serment devant le vice-président des Etats-Unis    Ravivées par les pluies, les 10 cascades les plus époustouflantes du Maroc    Hajj 1446 AH: El costo de la peregrinación baja más de 3,000 DH    Marruecos: Cerca de 3,4 millones de beneficiarios de la beca de inicio escolar    Indice arabe 2025 : 89% des Marocains rejettent la reconnaissance d'Israël    «Valeur Sentimentale» ouvre la 31e édition des Semaines du film européen    Caftan : Zhor Raïs mêle la tradition au surréalisme de Salvador Dalí    Othman Benjelloun ou l'essentiel du capital    Lamine Yamal valorisé à 343 millions d'euros, joueur le plus cher au monde    Bourse de Casablanca : ouverture en bonne mine    Le gouvernement fixe le plafond du prix du sucre raffiné à 5,15 dh/kg    Lumumba plus fort que la dérision... quand un supporter devient la conscience du continent    Côte d'Ivoire : le président met fin aux fonctions du Premier ministre et du gouvernement    UE : plus de 40.000 titres de voyage offerts à des jeunes pour les 40 ans de Schengen    Sahara : Négociations sur les sables mouvants de la géopolitique    Sahara : Le Maroc gagne-t-il du terrain en Amérique Latine ?    Le FBI poursuit son périple au Maroc avec une visite au stade Moulay Hassan    Mohammedia: la Ligue des Spécialistes de la Santé Psychique et Mentale organise une caravane humanitaire    Les robes noires durcissent le ton et paralysent les tribunaux    Aéroport Mohammed V : le marché du nouveau terminal attribué au groupement SGTM–TGCC (ONDA)    Chiffre d'affaires, emplois, financements… L'OMTPME dresse l'état des lieux du tissu productif national    En présence du ministre Saâdi... ouverture de l'exposition « La Rencontre » au Musée national du bijou à Rabat    Semaines du Film européen au Maroc : Le Grand Prix du Festival de Cannes en ouverture !    Calle Malaga de Maryam Touzani en compétition au Festival international du film de Göteborg 2026    Warner Bros. Discovery rejette à nouveau l'offre de Paramount et maintient le cap sur Netflix    Trump annonce le transfert de 50 millions de barils de pétrole vénézuélien vers les Etats-Unis    CAN 2025. L'ONMT mobilisé autour de la promotion touristique du Maroc    Chambre des représentants: La Commission de justice adopte à la majorité le projet de loi relatif au Code de commerce    Sécurité des grands événements sportifs : Le Maroc à l'épreuve de la CAN et du Mondial 2030    Foot: le Français Ben Yedder et le Marocain Byar rejoignent le Wydad de Casablanca    Sundance 2026 : le cinéma africain à l'honneur    Neige et verglas : une centaine de vols annulés mercredi matin dans les aéroports parisiens    Inondations à Safi : Le Comité de pilotage lance le programme de réhabilitation    Chtouka Ait Baha: Les retenues du barrage Ahl Souss avoisinent 5 millions de m3    Sommet de Paris : engagement pour des garanties de sécurité renforcées en faveur de l'Ukraine    CAN Maroc 25 : un week-end décisif pour des quarts de finale de très haut niveau    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'Office Chérifien des Phosphates
Une entreprise citoyenne au chevet de la sécurité alimentaire mondiale
Publié dans L'opinion le 15 - 03 - 2012

Un Forum sur la sécurité alimentaire s'est tenu à Rabat du 7 au 9 mars 2012 grâce au parrainage de l'Office Chérifien des Phosphates. La thématique concerne la sécurité alimentaire et l'étude des raisons de la famine structurelle en Afrique et en Asie. Des continents pourtant terrains propices pour l'agriculture. La conclusion est que les gouvernements africains et asiatiques doivent faire un grand effort pour le développement de ce secteur pour ne pas exposer leurs pays à la famine et aux maux sociaux.
Et comme l'a si bien dit le conseiller à la présidence de la République sénégalaise, Moussa Seck, l'Afrique est le continent où la faim ne devrait pas exister. M. Seck met le doigt sur le problème: «Malheureusement la question de l'alimentation n'est pas la priorité des gouvernants. La preuve? Le budget consacré à l'agriculture représente 5% seulement du budget général de l'Etat».
«La garantie de la sécurité alimentaire est tributaire de la promotion des investissements et de l'organisation des agriculteurs, facteurs de nature à améliorer la productivité et à satisfaire les besoins des consommateurs», a-t-on souligné lors du forum. Pour cela, «l'Etat est appelé à apporter son soutien en termes d'investissements dans l'infrastructure, les intrants, la formation, la recherche et développement, et d'instaurer un cadre juridique à même de créer un environnement propice aux investissements dans le secteur agricole».
Ce sont là des impératifs à retenir par de nombreux pays en quête d'autosuffisance alimentaire ou, au moins, d'un certain niveau de sécurité alimentaire. A ces grandes lignes, il faudrait aussi ajouter un paramètre d'importance, véritable socle du projet de développement: la stabilité politique. Une relation dialectique puisque la paix sociale repose sur la satisfaction des besoins des populations et la garantie du travail au maximum, surtout en milieu rural. C'est indispensable pour espérer gagner la confiance du secteur privé, c'est à dire attirer les investissements créateurs d'emplois.
Christopher Delgado, directeur du Programme mondial pour l'Agriculture et la Sécurité Alimentaire au niveau de la Banque mondiale, la considère comme une condition incontournable.
L'objectif de ce forum auquel a invité l'OCP, par le biais du son Directeur général, M. Mostafa Terrab, est de créer une certaine prise de conscience chez les dirigeants, notamment en Afrique, comme quoi le continent, qui a obtenu son indépendance politique, pourrait recouvrer son indépendance économique, ou du moins atténuer sa dépendance, en visant l'autosuffisance alimentaire. Un ventre rassasié, libère le temps pour la réflexion et le progrès et atténue les tensions.
Le secteur phosphatier se trouvant au centre de la question alimentaire, M. Terrab sait de quoi il parle quand il s'est adressé au parterre des experts réunis à Rabat, lui qui vit le sujet à travers l'activité de son groupe qui gère un réservoir naturel de phosphates représentant les trois quarts des réserves mondiales. L'OCP est une référence en matière de gestion de cette ressource naturelle qu'elle commercialise dans le monde entier, faisant du Maroc le premier exportateur mondial de phosphates. Cette matière devient de plus en plus un produit stratégique parce qu'il est inconcevable qu'on investisse dans les équipements par l'acquisition du matériel et du savoir-faire, en omettant de donner aux fertilisants l'importance qui leur revient. Les phosphates sont pour l'agriculture ce que les hydrocarbures sont pour les transports et l'industrie.
Nul ne peut ignorer la place du groupe national OCP dans la dynamique alimentaire nationale et internationale à l'heure des discussions des chantiers de développement durable. D'une part, le secteur contribue à l'élan du développement national et à la relance des affaires propres. D'autre part, en tant que service public à caractère commercial et industriel, il s'associe aux autres acteurs et opérateurs publics et privés à la vulgarisation des valeurs du Royaume dans le giron mondial des sociétés respectueuses des droits humains et luttant contre la famine.
Au fait, l'indifférence des Etats accentue encore plus la précarisation du paysan. A défaut de moyens et de politique de l'Etat, celui-ci procède à la cession de ses terres pour pouvoir subsister en devenant employé alors qu'il était propriétaire ou en changeant carrément de métier. La paupérisation qui en résulte constitue une bombe à retardement qui explosera un jour à la figure des dirigeants qui ont contribué indirectement à sa fabrication. Or, comme nous le disions, la stabilité politique est un facteur déterminant pour le développement économique et social.
«Nous sommes prêt, à partager notre expérience avec les pays du Sud», a proposé M. Terrab , mais à condition que l'on mette en œuvre une politique volontariste de développement de l'agriculture sur le continent.
Tout cela atteste donc du rôle que joue l'OCP en apportant conseil, expertise et produits phosphatiers en nature au continent africain et asiatique (plus de 4 milliards d'habitants) C'est vrai que les retombées économiques et financières sont indéniables pour le Maroc, mais les enjeux de l'OCP sont encore plus nobles, à savoir porter assistance à des pays en danger potentiel de famine, imminent si la réalité actuelle devait persister.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.