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Journée internationale de la fille
Faire face au mariage précoce Sur 10 femmes mariées légalement au Maroc, une est encore un enfant
Publié dans L'opinion le 13 - 10 - 2012

Le mariage des mineures est une violation des droits de la petite fille, dans la mesure où il perturbe son éducation, met en danger sa santé et limite ses possibilités
Après la Journée internationale de la Femme, celle de la Fille est célébrée ce 11 octobre 2012 pour la première fois. Une journée qui permet de mettre en avant les discriminations, violences et inégalités auxquelles font face les petites filles du monde entier.
Le thème choisit par l'UNICEF cette année est le mariage précoce, voire forcé quand l'union se fait avant les 18 ans de la jeune fille. Selon les chiffres de l'UNICEF, environ 70 millions de jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans de par le monde ont été mariées avant 18 ans. Plus de 23 millions d'entre elles le sont avant même leurs 15 ans.
Le mariage précoce prive les filles d'enfance, d'une éducation et aggrave les risques de violences, de sévices et de problèmes de santé. Les conséquences d'un mariage précoce entraîne souvent des grossesses non désirées aux conséquences mortelles pour la mère et/ou l'enfant.
Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) au Maroc célèbre la journée internationale de la fille pour agir sur la problématique du mariage précoce.
Le mariage des mineures met en péril leur santé. Cette pratique entrave la scolarisation des
filles et affecte négativement leur bon développement psychologique et leur santé notamment en augmentant le risque des infections sexuellement transmissibles et en les exposant à la mortalité maternelle et infantile. Mariées très jeunes, les filles ne peuvent plus prétendre à une enfance normale puisqu'en quittant les bancs de l'école, leur potentiel et leurs possibilités sont limités.
Des mesures ont, certes, été engagées pour limiter ce fléau au Maroc, notamment au niveau juridique. Mais, ces mesures appellent à être davantage renforcées et accompagnées d'actions à de multiples niveaux puisque la pratique persiste, particulièrement en milieu rural et dans certaines régions du pays.
Les derniers chiffres du ministère de la Justice révèlent que, pour les jeunes filles âgées de
moins de 18 ans nées entre 1993 et 1994, 98,49% des demandes de mariage ont été autorisées en 2010. L'ampleur prise par le phénomène a même enregistré une progression de 23,59% par rapport à l'année 2009. 41.098 mariages de jeunes filles mineures ont été autorisés contre 33.253 en 2009, soit 10,58% de l'ensemble des unions.
Les organisations, tant gouvernementales que de la société civile, sont appelées à multiplier
les efforts et à œuvrer davantage dans le but de :
* renforcer les mesures législatives visant à interdire le mariage des mineures ;
* améliorer l'accès des jeunes filles à une éducation primaire et secondaire de qualité ;
* apporter les solutions appropriées aux problèmes à l'origine des mariages précoces, y compris la violence à l'égard des filles et des femmes.
L'Education, la meilleure arme
contre les mariages forcés
Les études sembleraient constituer un véritable frein aux mariages forcés. En effet, les filles bénéficiant d'une formation secondaire ont jusqu'à six fois moins de chances d'être mariées à un âge précoce. A contrario, les jeunes filles mariées de force se voient de manière systématique contraintes d'arrêter leurs études.
L'aide à la scolarisation apparaît donc comme le principal levier pour faire reculer cette pratique particulièrement présente en Asie du Sud, Afrique subsaharienne, Amérique latine, Afrique du Nord et Moyen-Orient, mais aussi dans certaines communautés d'Europe et d'Amérique du Nord. «Quand les filles peuvent rester à l'école et éviter d'être mariées à un âge précoce, elles peuvent bâtir les bases d'une vie meilleure pour elles-mêmes et leur famille et participer au progrès de leur nation », signale d'ailleurs l'Onu sur son site Internet.
Ainsi, l'organisation appelle les gouvernements concernés à prendre des mesures urgentes, parmi lesquelles l'adoption d'une législation pour porter à 18 ans l'âge minimum du mariage pour les filles ou encore l'amélioration de l'accès à une éducation primaire et secondaire sans disparité entre les sexes.


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