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Pourvoir l'économie de moyens de financement pour réaliser une croissance élevée
Publié dans L'opinion le 17 - 10 - 2012

Selon le CES, l'emploi représente un palier décisif dans l'inclusion des jeunes. Tous les rapports et études qui se sont intéressés à ce sujet s'accordent à dire que les jeunes sont la catégorie qui peine le plus à trouver un emploi, notamment parmi les titulaires de diplômes d'études supérieures. Le rapport du CES intitulé Emploi des jeunes aboutit au même constat, soulignant que cette catégorie est la plus touchée par le chômage. Même quand ils trouvent un emploi, les jeunes restent menacés de différentes formes d'instabilité et de vulnérabilité. La situation est même plus alarmante sur le terrain que ce qu'en révèlent les rapports et les chiffres. Il est certain que beaucoup de jeunes de par le monde connaissent des difficultés à s'insérer dans le monde du travail. Etant donné la complexité de cette problématique, et la différence des potentialités de chaque pays et des politiques publiques poursuivies, il n'existe pas de recette toute faite ou de solution applicable à tous les cas de figure. Néanmoins la règle générale veut que les politiques efficaces en matière d'emploi sont celles qui parviennent à créer des facteurs de complémentarité entre les choix économiques, le système d'éducation et de formation, et le traitement social du chômage. Cela doit se faire avec la participation de tous les acteurs politiques et sociaux, de façon cohérente et participative, en tenant compte des devoirs de chacun, sur une base qui fait prévaloir l'intérêt général et la consolidation des liens sociaux.
La réponse la plus convaincante et la plus forte en matière de traitement de la question de l'emploi des jeunes est sans doute celle consistant à pourvoir les structures économiques des moyens nécessaires, en termes de financement, de planification et de liberté d'entreprise, pour réaliser des niveaux élevés de croissance, inclusive et riche en emplois.
Toutes les expériences de développement confirment que le renforcement du secteur privé, et l'amélioration des conditions d'investissement, constituent la meilleure voie pour la promotion de l'emploi, sous réserve que le système éducatif et de formation soit adéquat, et que le climat général favorise la prise de risque, l'initiative, le respect de la loi et l'adhésion aux valeurs de la citoyenneté.
Le rapport sur l'emploi des jeunes relève que les politiques qui ont réussi à créer des emplois durables et renouvelables sont celles qui ont su éviter deux écueils : le premier consiste à essayer de résoudre le problème de l'emploi par le recrutement massif dans la fonction publique – ce qui a pour effet de grever les finances publiques– ; le second consiste à adopter une approche coercitive, qui revient à forcer les entreprises à procéder à des recrutements contingentés.
Un certain nombre de secteurs économiques n'ont pas connu un dynamisme suffisant pour absorber la demande grandissante d'emplois. Cela a aggravé la situation du chômage, notamment dans les rangs des titulaires de diplômes supérieurs. Parmi ces diplômés, la plupart ont été formés par des établissements qui ne leur ont pas dispensé des formations répondant aux exigences du marché de l'emploi. Plus rarement, certains ont acquis de véritables compétences professionnelles, mais celles-ci ne coïncident qu'exceptionnellement avec les besoins effectifs des entreprises.
Pour enrichir la croissance en emplois et améliorer l'adéquation des formations aux besoins des entreprises, de grandes réformes structurelles sont nécessaires. Elles supposent notamment une gouvernance cohérente et complémentaire, l'accélération de la dynamique de l'investissement et de l'épargne et le lancement de grands chantiers.
Mais, en tout état de cause, ces réformes, du fait de leur nature structurelle, ne portent leurs fruits que sur le moyen et le long terme. Cela exige donc la mise en place d'un programme national pour l'emploi des jeunes, qui mobilise tous les acteurs politiques, sociaux et économiques, et vise toutes les catégories de jeunes, avec à leur tête les titulaires de diplômes de l'enseignement supérieur et les catégories les plus touchées par le chômage.
Pour une nouvelle architecture institutionnelle
Sur la base de son diagnostic sur l'emploi des jeunes, le Conseil estime que le Maroc a aujourd'hui
besoin d'une nouvelle architecture institutionnelle, à même de concevoir, gérer et accompagner les politiques de l'emploi, et qui serait articulée autour des composantes suivantes :
- la mise en place d'un Conseil national de l'emploi, qui élaborerait une gouvernance innovante dans la gestion des contrats régionaux et provinciaux de l'emploi, l'ANAPEC réformée devant alors avoir la responsabilité de faciliter et de mettre en oeuvre les dispositions de promotion de l'emploi sous le contrôle de conseils régionaux;
- la création d'un observatoire pour l'emploi et la formation, organisé sous forme de réseau, qui du marché de l'emploi ;
- la consolidation et l'élargissement des services du système de médiation, afin d'assurer une communication efficace entre l'offre et la demande dans le domaine de l'emploi, ce qui exige une refonte de la fonction de l'ANAPEC ;
- l'instauration d'une agence pour la création des très petites entreprises, chargée de fournir les informations, de promouvoir l'esprit d'entreprise et de faciliter la création de ces entreprises, par le biais de guichets spécialisés, de pépinières d'entreprises, par l'encouragement des activités génératrices de revenu et du développement des microcrédits ;
- la mise en oeuvre d'une nouvelle offre d'emploi permettant aux jeunes diplômés d'intégrer le champ social au sein d'un établissement à but non lucratif, parallèlement à leur entrée dans le marché de l'emploi. Le contrat d'accès à l'emploi offre aux jeunes en situation de chômage l'opportunité d'une première expérience professionnelle, durant laquelle ils bénéficient d'une indemnité de stage, et d'une couverture sociale et médicale dès leur recrutement sur un contrat à durée indéterminée (CDI) ;
- la facilitation de l'intégration des unités informelles au sein du tissu entrepreneurial.
Le choix du Maroc de s'engager dans un projet de restructuration de l'Etat et de la société sur de nouvelles bases territoriales à travers la régionalisation avancée, ouvre la voie à une dynamique novatrice sur le plan de la planification, de l'exécution et de la reddition des comptes. Elle aidera sans doute à réaliser l'interaction voulue entre les acteurs sociaux, politiques et économiques, pour l'exploitation des richesses économiques que recèlent de nombreuses régions du pays, etla création de pôles capables d'impulser la compétitivité économique territoriale, créatrice du plus grand nombre possible d'emplois pour les jeunes des deux sexes, en accordant un intérêt particulier aux choix qualitatifs du travail.
L'approfondissement des réformes économiques, institutionnelles et éducatives, l'instauration d'une gouvernance démocratique, l'assainissement du climat des affaires, ainsi que la réforme de la justice, sont les clés pour que le secteur privé national et étranger fasse confiance à notre pays, et investisse dans l'industrie et les secteurs économiques porteurs, comme l'économie verte et les énergies renouvelables. C'est ainsi que seront créées les opportunités d'emploi durables qui permettront de gagner le pari de l'inclusion de notre jeunesse.


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