ONG et sécurité routière : La prévention des accidents de la route doit s'orienter davantage vu l'implication réelle des partenaires (fédération des transports, assurance, auto-écoles, société civile, transport de marchandise,...), et ce, par le biais d'une approche participative, car les accidents de la route sont la cause de 4 000 morts par an et de nombreuses personnes présentant un handicap. Dans ce sens, la fondation Shimi de Kénitra, membre actif dans le réseau des écoles de conduite marocaine a donné une conférence relatant les dangers des accidents de la route, tout en dressant le plan d'action des différentes tâches réalisées : session de formation au niveau de l'académie, préparation de tous les permis de conduire, développement de programmes et méthodes pédagogiques, formation interne des enseignants de la conduite membres du réseau, sensibilisation du grand public à la sécurité routière, développement de partenariat avec autres associations (exemple des écoles de conduite françaises). La fondation Shimi participe dans une grande proportion à Kénitra pour l'exécution des programmes visant la réduction des dangers liés aux accidents de la route ; encourage les recherches et études dans le domaine de la sensibilisation du grand public par le biais de la formation routière, l'organisation des conférences, tables rondes pour divulguer l'information ; participation avec les masses médias ; l'élaboration d'une revue adressée aux utilisateurs de la route ; établissement des relations de coopération avec d'autres institutions œuvrant et visant les mêmes objectifs ; coordination et encadrement des activités culturelles, sociales, sportives. Au terme de cette rencontre regroupant différents acteurs de la société civile, représentant du ministère de l'Equipement et du Transport, représentant du ministère de l'Education nationale et corps de la presse. Le débat a été très fructueux avec émissions de recommandations: nécessité d'élaboration de modules pour les élèves ; l'implication des communes pour l'accompagnement ; vulgariser l'information par le biais de spots télévisés, ou par capsule de sensibilisation à travers la radio ; contrôle des centres auto-écoles, des centres de visite technique, transport scolaire... La délégation médicale de Kénitra a récemment organisée une caravane médicale à la commune rurale Lalla Mimouna. Ont participé à cette manifestation un staff du personnel médical, paramédical et autres, composé de 07 médecins généralistes, 11 médecins spécialistes ; 32 infirmiers (ières) représentant différentes spécialités, et 07 chauffeurs. Le bilan réalisé est de 1 885 consultations en médecine générale, 531 consultations spécialisées. Durant cette campagne, 2 437 ordonnances ont été établies avec distribution de médicaments. Pour ce qui est de la composante IEC, des séances de sensibilisation, information, communication ont été réalisées ayant trait avec des thèmes d'une importance capitale, en l'occurrence : maternité sans risque, allaitement maternel, mode de vie saine. Le nombre de bénéficiaires a atteint 1 490. De même la commune rurale Arbaoua a été touchée le 13 Décembre 2012 par la caravane médicale, organisée par la délégation médicale de Kénitra en collaboration avec la direction régionale de la santé, et la wilaya du Gharb Chrarda Bni Hsen. Le nombre de bénéficiaires ayant reçu une prestation médicale s'élève à 2214 dont 779 spécialisée. Concernant le dépistage du diabète, 236 cas ont subi l'examen. Signalons que 08 thèmes ont été développés, traitant le dépistage du cancer, l'allaitement maternel, maternité sans risque, touchant plus de 1396 bénéficiaires. Le bilan réalisé a été très satisfaisant, exécuté par une équipe sanitaire de 60 personnes, dotée de 04 unités médicales mobiles. Ces caravanes à aspect purement social ont enregistré un impact positif chez la population. De telles manifestations sont à encourager vu le volet social de cette communauté. Le siège de l'ENCG de Kénitra a abrité une conférence organisé par l'agence de développement social en partenariat avec la direction de l'ENCG dirigé par M. Sadok et Maitre Nezha Alaoui présidente du centre de secours. L'exposé a été fait par M. Haddad, et Mme Nezha Alaoui reflettant les problématiques des violences à l'égard des femmes et leur impact sur le côté juridique, social, et surtout psychologique. Les femmes au foyer sont les plus exposées à la violence, selon les cas recensés par le centre Ennajda d'aide aux femmes et enfants victimes de la violence de Kénitra. Selon ce centre, parmi 832 femmes qui ont eu recours à ses services, 61% d'entre elles sont des femmes au foyer, 34 % n'ont pas de niveau d'instruction, 89% ont été violentées à la maison, contre 8% seulement dans la rue, et 72% ont subi la violence de la part de leurs maris. D'après les chiffres publiés au cours d'une rencontre de communication, organisée mercredi à Kénitra par l'Agence de Développement Social sur les problématiques du phénomène de la violence contre les femmes, 76% de ces cas de violence ont été enregistrés en milieu urbain contre 19% en milieu rural. Selon la présidente du centre, Mme Nezha Alaoui, la violence est utilisée par l'homme pour asservir la femme et limiter sa liberté. Les femmes de toutes les catégories sociales et tous les âges subissent cette violence avec toutefois une prédominance des femmes au foyer. Elle a souligné qu'au Maroc est parmi les rares pays dans le monde arabe à avoir adopté une stratégie pour faire face au phénomène de la violence faite aux femmes. Elle a ajouté que le volet le plus important dans cette stratégie concerne le côté législatif. Elle a, en outre, souligné le manque flagrant de centres d'accueil des femmes victimes de la violence et appelé les collectivités locales à assumer leur responsabilité dans la lutte contre le phénomène, notamment par la construction de ces centres et l'apport du soutien nécessaire aux associations agissant dans le domaine. Parmi les intervenants, deux femmes officiers de police qui ont estimé que le phénomène de la violence contre les femmes est répandu et que les chiffres enregistrés sont loin de la réalité. Elles ont rappelé les décisions prises par la Direction Générale de la Sureté Nationale pour faire face au phénomène, notamment la création au niveau central et au niveau des arrondissements de police des cellules chargées du traitement et du suivi des affaires de violence contre les femmes et la mise en place, depuis 2005, d'une ligne verte pour recevoir les plaintes des femmes violentées et les orienter vers les services compétents. La dernière initiative en date a été l'engagement par la direction générale d'une équipe de psychologues pour faire face aux effets psychologiques de cette violence, qui peuvent mener parfois au suicide des victimes. Cette expérience est tentée actuellement au niveau de Rabat, Marrakech et Fès dans la perspective de la généraliser à d'autres villes du Royaume. L'intervention la plus émouvante a été le témoignage d'une jeune femme en pleurs sur les abus sexuels qu'elle aurait subis de la part de membres de sa famille, et les harcèlements sexuels dont elle aurait fait l'objet dans son travail. Vos plaidoiries sur la violence contre les femmes, a-t-elle dit à l'adresse des intervenants, ne reflètent pas du tout ce que peut ressentir réellement une femme victime de ces pratiques et qui ne trouve pas de soutien possible. Parler de harcèlement sexuel dans la rue choque moins, a-t-elle dit la gorge serrée, mais le subir dans un établissement public de la part de collègues et gens instruits est intolérable.