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Télégramme
Publié dans L'opinion le 23 - 02 - 2013

20 février. Déjà 2 ans. Qu'est-ce qu'on s'est marré quand on a vu des décideurs qui craignaient les vents de marée où certains se voyaient à l'aéroport avec leurs valises bourrées de devises... Alors qu'en deux ans de manifs, sans pavés – il n'y en a pas sur le boulevard Roudani ou à l'ex-Galiéni-, il ne s'est rien passé qui puisse inquiéter des instances en instance de divorce avec des administrés.
Le 20 février, que des spécialistes de l'actu ont évité d'aborder, tellement ils étaient débordés, n'existe plus que dans les archives de You Tube et Twitter, que le monde entier consulte où il y a des insultes qui ont fait mouche. Il aura eu le mérite d'avoir montré que la jeunesse marocaine existe et qu'elle n'a pas tenu à rester en marge du Printemps arabe qui continue à inquiéter les donneurs d'ordres qui voient du désordre partout.
Oui, qu'est-ce qu'on a rigolé pendant deux ans, en regardant les réseaux sociaux qui aident à survivre de Béni Makada à Sochaux... stop.
La Banque Centrale, qui inspire le respect avec sa façade majestueuse qui rappelle que Rabat, ville dite moderne, a commencé par une architecture digne des grandes villes européennes ou sud-américaines -, Buenos Aires, s'il fallait un exemple -, toute la crème des années 30 et 40, va procéder prochainement à des changements notoires à l'intérieur de l'édifice, déserté par les employés qui se sont installés provisoirement à Hay Riad. Aussi, on se demande si le réaménagement du bijou du centre-ville – grosse enveloppe – va ressembler à celui de la Trésorerie Générale qui avait provoqué une vive émotion chez les défenseurs des valeurs urbaines. Un massacre qui n'est pas prêt d'être oublié. Un agencement signé par un grand architecte d'intérieur et des artisans comme on n'en voit plus. Chaque fois qu'on passe devant Bank Al-Maghrib, on a un pincement au cœur. Qu'est-ce qu'ils nous préparent ?, se disent de fervents défenseurs du patrimoine de la ville. A suivre de près. stop.
Plus de semaine commerciale, de quinzaine de blanc ou de soldes organisés quand Moréno tenait réunion sur réunion avec les représentants du commerce à Rabat sous l'œil vigilant de Moulay Mehdi Alaoui, au physique de jeune premier du théâtre de l'Odéon, entouré de Zerouki et autres bras droits pour qui Rabat n'était par une petite capitale.
Aujourd'hui, avec les farrachas, qui étalent sur le trottoir des statuettes de Dakar, et les ambulants descendus du dernier car, on voit mal la wilaya partagée entre les manifs de Tech Med et les copains d'Ahmed qui ont les moteurs des bus pour réclamer un peu plus, les temps sont durs, et les moul bali qui en veulent au wali qui ne peut pas être au farrane et à la tahona ; on voit mal une semaine commerciale sur l'avenue Allal Ben Abdallah (ex At-tobès) ou l'autre ex-avenue Dar El Makhzen où le commerce a perdu son prestige à cause des ambulants qui donnent le vertige, en criant jusqu'à en perdre le souffle au bas du gratte-ciel As-Sâada où les ascenseurs donnent la trouille. stop.
En Espagne, Don Quichote – prononcez Don Kikhote – qui a remplacé son bâton de pèlerin de Perlim pim pim contre un Ipod dernier cri, des greffiers, des fonctionnaires de la Justice et même des forces de l'ordre, exaspérés par les expulsions et les saisies des meubles par des banques voraces qui ne connaissent pas les tagliatelles de Horace et Fatima, ont décidé de faire grève à leur tour. Les Espagnols, endettés jusqu'au cou, sont sidérés par les expulsions massives, sur un air de Massiv-attak, qui ne font pas honneur au pays des caballéros, aujourd'hui à la solde de la Banco di Bilbao et de la Banco des Khétanos qui ont tronqué la roulotte contre un thé à la bergamote dans un 4x4 garé à la Puerta del Sol.
A Rabat, on voit mal une aârfia du Tribunal de 1ère Instance faire grève, pour qu'on soutienne une famille plongée dans un mauvais rêve, menacée d'expulsion au Hay Karima, plein de suspicions. stop.
Syrie. La Russie rapatrie ses ressortissants. Tiens donc, le pays de Poutine qui fait taire des humoristes qu'il envoie au cachot, faute de goulak, des filles rigolotes qui ont attiré l'attention du monde entier, commence à voir du risque dans le Royaume soigné au mercurochrome de Bachar El Fassad ? Alors que, jusqu'ici, des puissances lui faisaient du pied pour qu'il cesse de soutenir un régime suicidaire qui compte sur une fraction d'habitants pour commettre les plus ignobles crimes contre l'humanité, un grand mot galvaudé qui perd peu à peu son identité.
Moscou a envoyé deux avions vers la Syrie pour un rapatriement de ses ressortissants et a aussi annoncé l'envoi de quatre navires de guerre supplémentaires en mer Méditerranée pour une éventuelle évacuation de plus grande ampleur de Russes en Syrie. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, a, par ailleurs, annoncé que le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem se rendrait à Moscou lundi prochain pour tenter de trouver une issue à la crise, ajoutant que la date pour des négociations séparées avec l'opposition syrienne n'avait pas encore été fixée.
Ainsi donc, Moscou qu'on appelait autrefois Matouchka Moskva, va-t-en guerre, reconnaît l'opposition. Au tour de Pékin de sortir du pétrin. stop.
Les médias au service de l'actualité même aveuglante. Après le J.T. de France Télévision qui a accordé une place de choix à la sortie du film de Nabil Ayouch, caviar à la louche après les fêtes organisées à son honneur, un long-métrage qui donne une piètre image du pays calme et tranquille, loin des îles de la désunion, « Les chevaux de Dieu », coup d'œil à « Al Qaïda » qui ne donne pas droit à Caïda Tamo, voici un magazine d'ici, sur papier glacé et glaçant qui sent les flots et les glaçons, qui consacre sa cover, disait Andy Warhol qui patronnait « Interview », magazine culte qui a fini par culbuter dans les poubelles – trash – de l'édition, au film sur les kamikazes de Casablanca qui n'évoque plus le film de Michael Curtiz avec Humphrey Bogart qui ressemble à un truand de la joutiya de Derb Ghalef, et Ingrid Bergman, l'épouse dont rêve tous les men.
Au moment où les TV de la vieille Europe voient des jihadistes et des islamistes partout, de Tombouctou à Niamey en passant par Hararé où le poète Arthur Rimbaud vendait des armes de seconde main aux pecnauds, le film « Les chevaux de Dieu » ne leur dit pas la peine d'aller loin. Les kamikazes, qui ne ratent pas d'ocaz, sont passés par Casablanca. A Sidi Moumen qui n'est pas un foyer de rébellion pas plus que Sidi Frej ou Lalla Chafia. Merci pour la pub. stop.
La disparition d'une fabuleuse collection de billets de banque anciens, ainsi que des louis d'or qui remontent à Yamate Louize, reste une énigme qui a attristé les amateurs de numismatique. D'autant plus que ces trésors ont passé les frontières sans éveiller des soupçons chez les poinçonneurs des lilas qui ne sont pas trop regardants sur la marchandise quand il s'agit de gens influents qui traversent tous les confluents sans s'inquiéter.
Tout ce qui touche à la banque, qui sert de planque à des manitous qui raffolent des haricots mange tout, est encore considéré comme un sujet tabou. C'est pour cela que la presse en parle peu. stop.
Ouzzine, qu'on verrait bien en Limousine avec ses cravates signées, va réduire de moitié le budget de la fédé de foot. Ce qui ne va pas empêcher Ali Fassi Fihri de dormir sur ses deux oreilles. Ouzzine, le ministre des Sports qui a choisi la MAP pour s'exprimer, nous rappelle Ouzzine qui a apporté une note de fraîcheur au Parlement avec ses tenues smart. Ouzzine, le ministre des Sports, ne va pas couper les vivres à une fédération qui n'a pas tenu une assemblée générale, sinon elle ne finira pas de payer des agios... stop.
Comme la crise qui a fini par arriver dans le pays où tout peut arriver, où plus rien n'étonne avec des greffiers dont la Justice commence à se méfier, qui manifestent au moment où le ministre vient inaugurer le système - par Internet - du casier judiciaire qui faisait trembler même quand on n'avait rien fait, voici la désobéissance, qui a pignon sur rue maintenant. Au Lycée Jean de la Fontaine où des parents refusent de régler des frais scolaires qui dépassent tous les seuils de tolérance. A croire que l'enseignement du français ne s'adresse plus qu'aux enfants des cadres de Wafa Cash et aux enfants des chefs de départements de la RAM ou de l'OCP, en ignorant les rejetons des employés des CCP et de la CNSS qui n'emploient pas les méthodes des CRS ou des pratiques de l'ancienne URSS.
Entre 2008 et 2013, les frais de scolarité ont augmenté de près de 60% en 4 ans à peine. Pis encore, si l'on compare ces mêmes montants entre 2003 et 2013, il s'agit d'une augmentation sèche de 100% en 10 ans ! stop.
Signe des temps. Abdelilah Lazrak, qui tenait un kiosque de journaux, Avenue Khattabi, ex-Marie-Feuillet, vend maintenant des gâteaux et du pain. Il est passé de «Akhbar Lioum» aux cornes de gazelle et aux loukoums... stop.
Farouk, ex-star de Smalto Rabat, quand la vitrine donnait des frissons comme dans la rue François 1er, derrière les Champs Elysées, entre dans le groupe Sofia Palace où Mokhtar Benny chantait «Beny and jet...» avant d'aller chez Benyoussef sur la route des Zaërs, pour chanter «Ya de la rumba dans l'air»... stop.
Bon week-end. nordine ben mansour.


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