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Syrie: Moscou accuse les inspecteurs de l'ONU de «parti-pris»
Publié dans L'opinion le 19 - 09 - 2013

La Russie a accusé mercredi de «parti pris» contre Damas les inspecteurs de l'ONU qui ont enquêté sur une attaque chimique en Syrie, affirmant avoir reçu de Damas des éléments appuyant la thèse d'une provocation des rebelles.
Ces déclarations, faites depuis Damas par le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, arrivé mardi soir dans la capitale syrienne pour des consultations, marquent une escalade dans le nouveau bras de fer diplomatique engagé entre Russes et Occidentaux, à peine conclu un accord sur un plan de démantèlement des armes chimiques syriennes.
Les Etats-Unis, qui comme la France se sont dit convaincus, sur la foi d'un rapport d'inspecteurs de l'ONU, de la responsabilité du régime syrien dans une attaque chimique qui a fait selon eux près de 1.500 morts le 21 août près de Damas, ont accusé mardi soir la Russie de «nager à contre-courant de l'opinion publique internationale et (...) des faits».
La Russie, dont le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait répété hier la thèse d'une «provocation» des rebelles, a haussé le ton mercredi en mettant en cause l'objectivité des inspecteurs de l'ONU.
Des conclusions «politisées» ?
«Nous sommes déçus, c'est le moins qu'on puisse dire, de l'approche qui a été celle du secrétariat de l'ONU et des inspecteurs de l'ONU qui se trouvaient en Syrie, qui ont préparé leur rapport de manière sélective et incomplète, sans prendre en compte des éléments que nous avions à plusieurs reprises signalés», a déclaré le vice-ministre Sergueï Riabkov, cité par les agences depuis Damas.
«Sans avoir un tableau complet de ce qui se passe ici, on ne peut considérer les conclusions auxquelles sont parvenues les inspecteurs de l'ONU que comme des conclusions politisées, de parti pris et unilatérales», a-t-il déclaré.
Le diplomate russe a ajouté que des «éléments» avaient été transmis aux Russes par la Syrie pour appuyer la thèse d'une provocation des rebelles.
«Nous sommes enclins à considérer avec le plus grand sérieux les éléments de la partie syrienne sur l'implication des rebelles dans l'attaque du 21 août», a-t-il encore déclaré.
Implication prouvée
des rebelles ?
«Les experts russes se chargent de l'analyse (de ces éléments). Nous considérons que cela va permettre de renforcer les témoignages et les preuves de l'implication des rebelles dans le recours à l'arme chimique», a encore déclaré M. Riabkov.
Alliée du régime syrien auquel elle livre des armes, mais affirmant ne défendre que le strict respect du droit international, la Russie a bloqué depuis le début de la crise syrienne toute résolution contraignante ou menaçante au Conseil de sécurité de l'ONU, et a systématiquement mis en doute les accusations visant les forces régulières.
Le rapport des inspecteurs de l'ONU sur l'attaque du 21 août, présenté lundi par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon qui a estimé qu'il décrivait un «crime de guerre», n'accuse pas explicitement les autorités syriennes, mais a été interprété comme tel par les Occidentaux.
Le président américain Barack Obama a jugé «inconcevable», compte tenu des éléments présentés, que l'attaque n'ait pas été effectuée par l'armée syrienne, dans un entretien diffusé mardi.
Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui rencontrait mardi M. Lavrov à Moscou, a lui aussi estimé que le rapport ne laissait «aucun doute sur la responsabilité du régime de Damas».
Le quotidien russe Vedomosti, peu suspect de proximité avec le pouvoir russe, a de son côté interrogé deux experts militaires pour identifier des fragments de roquettes sol-sol comportant des inscriptions en cyrillique, qui figurent sur des photographies jointes au rapport de l'ONU.Selon ces experts russes, certains fragments, sans inscription, paraissent de fabrication artisanale.
Des munitions
datant de 1967
L'inscription lue sur d'autres fragments indique qu'il s'agit de munitions de lance-roquette multiple de fabrication soviétique produites «en 1967 par l'usine n°179 de Novossibirsk».
Ces munitions sont depuis longtemps obsolètes, leur délai d'utilisation est dépassé et l'armée syrienne dispose en grande quantité de munitions plus modernes «dont l'utilisation paraîtrait plus logique», soulignent les experts cités. Ils estiment que ces éléments pousseraient davantage à incriminer les rebelles.
L'attaque chimique du 21 août avait entraîné la menace de frappes occidentales, évitées in extremis par l'initiative lancée le 9 septembre par Moscou d'un plan de démantèlement de l'arsenal chimique syrien.
Sergueï Lavrov et le secrétaire d'Etat américain John Kerry ont scellé samedi à Genève un accord sur ce plan, accepté par Damas, mais les désaccords se sont cristallisés dès lundi sur d'éventuelles représailles en cas de non respect par Damas de ses obligations.
Le ministre français, Laurent Fabius, dont le pays milite pour une résolution «forte et contraignante» à ce sujet au Conseil de sécurité de l'ONU, s'est vu opposer mardi par M. Lavrov une fin de non recevoir.
Une résolution doit bien être adoptée, mais pour «soutenir» le plan de démantèlement de l'arsenal syrien, et elle «ne sera pas sous chapitre VII», le chapitre de la charte de l'ONU qui autorise des sanctions voire le recours à la force, a averti M. Lavrov, dont le pays a un droit de veto au Conseil de sécurité.
Les ambassadeurs des cinq membres permanents du Conseil de sécurité --Etats-Unis, France, Russie, Chine, Royaume-Uni--, réunis autour d'un projet français de résolution, ont échoué mardi à s'entendre sur ce point.
Entre-temps, la situation en Syrie, où le conflit a fait 110.000 morts en deux ans et demi, ne cesse d'empirer, selon l'ONU, qui a souligné mardi que près de sept millions de Syriens avaient besoin d'une aide humanitaire d'urgence.


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