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Les chevaliers à la triste figure : Les Bleus dans les serres des «Green Eagles»
Publié dans L'opinion le 30 - 06 - 2014

La littérature est une discipline scolaire et universitaire qui, moins rayonnante que les sciences et la technologie, n'en est pas moins valorisante. Lire les œuvres romanesques, les étudier, les comprendre, approcher et savourer l'art d'écrire vous procure de ce que l'Humanité à de meilleure... Chevalier à la triste figure le titre qui orne notre page sportive aura intrigué plus d'un, sauf ceux qui, férus de littérature universelle, auront lu Cervantès et son célèbre roman picaresque « Don Quichotte de la Manche » dans lequel l'écrivain espagnol a voulu « tourner en ridicule les romans de Chevalerie dont il déplorait les invraisemblances et le style ampoulé » ainsi que l'analyse le Dictionnaire des personnages (édition de 1960).
Mais que vient faire tout cela dans une rubrique sportive, me direz vous ? C'est que l'époque et l'actualité la plus pressante le commandent les amis. Voici que la presse d'ici et d'aileurs, nous présente l'équipe d'Algérie de football qui joue ce soir contre l'Allemagne, comme les chevaliers du désert entre autres surnoms tout aussi pompeux que déplacés. Aussi est-il bon de faire appel à Cervantès qui dès 1605 avait moqué les chevaliers quand ceux-ci croyaient que leurs rêves allaient dépasser la réalité.
Oh non, ne croyez pas que l'on fait de la basse politique politicienne et que l'on cherche à dénigrer nos chers voisins qui s'apprêtent à vivre ce soir l'un de leurs plus grands moments footballistiques de leur Histoire. Non, loin de nous ces idées, on ne dénigre pas, et on ne se moque pas. Que l'on nous comprenne bien, on a assez de vrais amis au sein du peuple algérien pour ne pas être contents de la belle aventure qu'ils vivent au Brésil. Mais leur quarteron de généraux qui tiennent le pouvoir et le pays et qui ne perdent aucune occasion pour insulter notre royaume, ça nous gonfle. Leurs innombrables supporters, transportés tous frais payés par les sociétés et entreprises d'Etat pour soutenir les Fennecs nous sont, malgré leur excès, bien sympathiques et on est nombreux à partager leur joie.
Tenez, même quand certains d'entre eux ont cru bon d'accoler quelque chose qui ne signifie, en fait, pas grande chose, à un drapeau algérien, cela ne nous a même pas fait mal. Il faut raison garder. Quelque chose qui n'existe pas vous aurez beau lui donner toutes les boursouflures que vous voulez, ça ne voudra jamais rien dire. Le « drapeau » de la RASD noué au fier drapeau algérien n'est pas une attaque contre le Maroc comme l'ont voulu ceux qui dirigent et commandent dans les tribunes les supporters algériens au Mondial, non, car c'est une insulte au drapeau et au peuple algérien que de les lier, aux yeux des téléspectateurs, à ce que feu Hassan II avait déjà qualifié en 1978 « de supercherie du siècle ». Un drapeau impose le respect de tous quand il représente le symbole, et les valeurs d'une nation. C'est le cas du drapeau algérien, mais, excusez nous, celui de la R.A.S.D même brandie en finale de Coupe du Monde ne sera jamais qu'un bout de tissu dont on se servira un jour pour effacer les errements de l'Histoire. Ceci dit, que tous nos vœux de réussite accompagnent l'équipe de Vahid Halihodzic ce soir dans son rendez-vous avec l'Histoire. La vraie. Celle à laquelle les peuples croient, mais pas celle des sornettes et balivernes, que des gouvernants en mal d'hégémonisme et frappés de cécité politique veulent faire ingurgiter à tous.
Autre match du jour, le pittoresque France-Nigeria qui nous aura valu durant tout le week-end d'écouter les insupportables partis-pris de nos confrères parisiens.
Et puis, quelle célérité dans la façon de changer d'avis ! Une fois ou vous dira que la bande de Deschamps est quasiment championne du monde, et l'heure d'après, on vous développera toutes les qualités de l'adversaire du jour, en l'occurrence le Nigeria en insistant sur son titre de champion d'Afrique, son art de la contre-attaque et la qualité de ces joueurs « tout pros dans de très grands clubs européens ».
Plusieurs jours avant ce match de huitième de finale, les journalistes français sont passés par toutes les étapes, de l'excès de confiance à la crainte irraisonnée. C'est vrai que dans ce match, les ex-champions du monde, qui rêvent de le redevenir, ont certainement beaucoup plus à perdre que le Nigeria, mais tout de même,... ça devient lourdingue ces commentaires où le chauvinisme le dispute au pessimisme histoire de montrer qu'on fait la part des choses.
Didier Deschamps n'est pas tombé de la dernière pluie.
Ceux qui lisent les interviews accordées à des journaux autres que sportifs savent déjà que cet homme a quelque chose dans la tête et pas seulement un ballon gonflé d'air. A Cédric Callier du « Figaro » qui lui demandait quel est « le principal défaut à bannir absolument lorsqu'on occupe la fonction de sélectionneur ? », Deschamps a répondu : « Le principal défaut revient à perdre des matches, il ne faut pas se mentir, il n'y a que cette vérité qui compte réellement ».
Ramadan moubarak. Ce mois sacré et béni ne va pas sans de nécessaires accommodements. Chacun selon sa profession, tout en respectant l'esprit de tolérance et de sérénité qui accompagnent tout bon musulman. Deschamps, le coach français des Bleus n'est certainement pas musulman pratiquant, mais il aurait mérité de l'être. C'est lui qui a trouvé et donné la meilleure réponse au dilemme que d'aucuns veulent absolument installer entre le footballeur, le sportif quoi, et l'observation du jeûne. Interrogé en conférence de presse comment il allait aborder la question du Ramadan avec les joueurs musulmans de son équipe au Brésil, Didier Deschamps, a répondu :
« Les concernés feront comme ils voudront, je n'imposerai rien, je ne veux pas rentrer dans les considérations religieuses. Chacun a sa foi et à chacun d'agir selon ce que lui dictent son cœur et ses convictions. C'est en fait une question personnelle et qui doit le rester ». Quand on pense à tout le brouhaha médiatico-passionnel créé, ici, autour du Ramadan pendant les concentrations de nos équipes nationales, on se dit que beaucoup de ceux qui pensent défendre les principes de la religion sont en fait des personnes qui n'y comprennent rien.


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