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Festival des Andalousies Atlantiques : Hommage à l'école souirie
Publié dans L'opinion le 07 - 11 - 2014

« Lqoddam Jdid Saouiri » est une pièce musicale ancestrale ressuscitée par des musiciens locaux. Cette pièce n'avait jamais été retrouvée et encore moins retranscrite ou interprétée depuis le début du 19ème siècle ». Ce sont des jeunes chercheurs et musiciens souiris, sous la houlette d'Abdessamad Amara, le directeur du conservatoire de musique d'Essaouira, qui ont réussi, après de longs mois de travail, l'exploit de reconstituer et de retranscrire la partition.
Les paroles et l'orchestration de la pièce musicale jouée devant le Sultan Moulay Abd Er Rahman en 1832, avec la contribution de Moulay Abdelghani El Kettani, un des rares maîtres à l'avoir enseignée à Essaouira. La 11 ème édition du estival des Andalouisies Atlantiques, en présentant cet œuvre musicale rend hommage à la fois à la musique andalouse souirie, à la ville d'Essaouira et aux souiris, grands amateurs de ce genre de musique, jusqu'à nos jours. Belle consécration en cette occasion avec une participation remarquable de l'Orchestre du conservatoire d'Essaouira dirigé par Abdessamad Amara. La participation de l'Orchestre Temsamani dirigé par le grand maître Mohamed Amine El Akrami, digne représentant de l'école andalouse de Tétouan, lui donna un grand éclat musical. Belle prestation de Zaïnab Afailal avec sa voix chaude, prise en relais par de jeunes solistes Avraham et Gabriel Ohayon de la Chorale David Hamelekh de Starsbourg et Dinar Hicham Souiri.
Deux grands ténors de la musique andalouse Haïm Look et Abderrahim Souiri, ont brillé à travers l'Orchestre Larbi Temsamani.
Le rabbin chanteur Haim Look reste un cas bien unique dans les annales de la musique andalouse marocaine et ne cesse à chaque fois d'enflammer les foules à travers ses prestations de grande valeur dignes de ce genre de musique. Belle prestation également des chanteuses Abri El Abed, Françoise Atlan, Zaïnab Afailal, Neta Elkayam, Sanaa Marahati, Shadi Ftahi au tar dar iranien et Fatine Garti au violon. Rappelons enfin que l'Association Essaouira Mogador, organisatrice du festival, a voulu faire de la 11 ème édition une occasion offerte aux souiris à la reconquête de leur patrimoine et de toutes leurs musiques... L'histoire qui s'en suit en est l'illustration, à travers la toile de Delacroix.
« Les Musiciens Juifs de Mogador », cette toile emblématique du début du 19ème siècle d'Eugène Delacroix disait déjà au monde la singularité du Royaume du Maroc et la richesse de sa diversité. Mais Delacroix n'étant jamais venu à Mogador, pourquoi a-t-il posé son regard et ses pinceaux sur nos musiciens. La réponse, consignée dans ses carnets de voyage, tient en une phrase « c'est ce qu'il y a de mieux dans notre Empire » lui aurait dit le Sultan Moulay Abd Er Rahman qui pour honorer la délégation française qu'il recevait en son Palais Royal de Meknès, avait fait venir de Mogador un orchestre judéo-musulman qu'il considérait comme le meilleur du Maroc.
Magnifique histoire qui nous confirme la profondeur, la qualité et la légitimité de l'école souirie de musique andalouse. Histoire qui nous dit aussi la symbiose judéo-musulmane qui faisait la spécificité d'Essaouira. Cette histoire ne s'écrit pas seulement au passé puisque depuis plus de 10 ans la Cité des Alizés offre aux mélomanes, un festival, le seul au monde dont la scène est
exclusivement dédiée aux poètes, chanteurs et musiciens, Musulmans et Juifs, qui expriment à leur façon l'art de vivre ensemble, le talent de partager et de donner à la musique et à la culture ses plus belles couleurs, celles du sens et de la résistance au repli à l'oubli ou à la fracture.
Très bonne continuation à Essaouira, ville de culture, de partage, et de fusion des musiques en l'honneur à l'être humain dans sa diversité raciale,religieuse ou civilisationnelle.


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