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RDC: Les généraux de la discorde
Publié dans L'opinion le 17 - 02 - 2015

Kinshasa a annoncé dimanche qu'elle renonçait à l'aide des Nations unies dans son offensive annoncée contre les rebelles hutu rwandais dans l'Est de la République démocratique du Congo après que l'ONU eut indiqué avoir cessé son soutien à cette opération.
La République démocratique du Congo vient de renoncer à l'aide de la Monusco (Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC), a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, sur la télévision publique nationale. L'annonce a été faite, dimanche 15 février, par le chef de l'État, Joseph Kabila, lors d'une réunion avec les ambassadeurs de plusieurs pays en RDC et le chef de la Monusco, Martin Kobler. Le président a tenu à rappeler que la République démocratique du Congo était un État souverain, a ajouté M. Mende.
Samedi, un haut responsable onusien à New York avait déclaré que la Monusco avait effectivement mis fin à son soutien aux FARDC (Forces armées de la RDC). Kinshasa avait dépassé la date limite du 13 février qui lui avait été imposée pour remplacer deux généraux fraîchement nommés et avec lesquels la Monusco dit ne pas pouvoir travailler. Les deux hommes au cœur de la discorde sont les généraux de brigade Bernard Mandevu, chef de l'opération Sokola 2, chargée de lutter contre les groupes armés dans le sud de la province du Nord-Kivu, et donc en premier lieu contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et le général Sikabwe Fall, chef de la région militaire du Nord-Kivu. L'ONU les accuse de s'être rendus coupables par le passé de graves violations des droits de l'Homme mais n'a jamais voulu dire publiquement ce qu'elle leur reproche exactement.
La traque des FDLR, dont plusieurs chefs sont accusés d'avoir participé au génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda, est attendue de longue date en RDC. En novembre 2013, après la défaite de la rébellion congolaise du M23, essentiellement tutsi et soutenue par Kigali, M. Mende avait annoncé que les FDLR seraient la prochaine cible de l'armée. Mais les FARDC ont entre-temps lancé une offensive contre un autre groupe rebelle étranger, les Forces démocratiques alliées (ADF), milice musulmane ougandaise présente dans le nord du Nord-Kivu depuis 1995, accusée d'être à l'origine de récents massacres de civils ayant fait au moins 260 morts d'octobre à décembre. Les Casques bleus sont engagés au côté de l'armée congolaise dans cette offensive.
Alors que l'on attendait le lancement d'une offensive conjointe FARDC-Monusco contre les FDLR, M. Kabila a refusé de donner son aval à une telle opération et l'armée a annoncé le 29 janvier qu'elle allait passer seule à l'offensive, comptant sur un soutien logistique, stratégique et opérationnel de la part de la Monusco. Plusieurs diplomates et analystes doutent que Kinshasa ait réellement l'intention de désarmer par la force les FDLR, qui ne compteraient plus aujourd'hui qu'en environ 1.500 à 2.000 combattants disséminés essentiellement au Nord et au Sud-Kivu. M. Mende a cependant assuré que l'opération allait se poursuivre.
Les FDLR sont opposées au président rwandais Paul Kagame dont l'arrivée au pouvoir à Kigali en 1994 avait mis fin au génocide. La milice qui n'a plus lancé d'offensive sérieuse contre le Rwanda depuis le début de la décennie 2000 est régulièrement accusée de crimes graves contre les populations civiles congolaises et de tirer ses ressources de trafics de minerais ou de bois dont les Kivus regorgent, avec la complicité locale de certains officiers congolais. Ses membres les plus anciens sont présents en RDC depuis 1994.


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